L'arnacoeur : rigolo mais cliché
Sa clientèle? Les femmes amoureuses qui n’assument pas qui sont malheureuses. Sa règle? Ne jamais coucher avec elles.
Les premières scènes de L’arnacoeur – un très grand succès au box-office français – sont très rigolotes. Alex, interprété avec charme par Romain Duris, est au Maroc où il convainc une femme aventureuse de quitter son fiancé qui ne pense qu’à rester au bord de la piscine pendant leur voyage. Tout est arrangé avec le gars des vues : Alex n’est pas un vrai médecin humanitaire (qui a séparé des frères siamois) que la future mariée a croisé par hasard en allant voir les dunes, et le concours de t-shirts mouillés qui a retenu son copain à l’hôtel n’était qu’une mise en scène.
Mais voilà qu’Alex, qui travaille avec sa sœur et son beau frère, est criblé de dettes. Un père fortuné lui offre de faire la mission de sa vie: convaincre sa fille indépendante et qui déteste les injustices de ce monde de refuser de marier un beau gosse riche et parfait, qui a créé une banque alimentaire nourrissant plus de dix millions d’enfants. Son délai: cinq jours.
Juliette (incarnée par la belle Vanessa Paradis), n’est pas une «cliente» comme les autres. Alex va jusqu’à apprendre la fameuse danse de Patrick Swayze dans Dirty Dancing pour la faire craquer, mais il se fera prendre par son propre jeu…
Malgré ses premières minutes prometteuses, L’arnacoeur devient vite une comédie romantique à la sauce policière facile et clichée avec des personnages secondaires caricaturaux (la meilleure amie débauchée, le beau frère colon mais sympathique).
Vanessa Paradis, dont le personnage se veut mystérieuse et inaccessible, livre une performance plutôt tiède, Duris est excellent dans son rôle de briseur de couple sensible et un peu gaffeur. Mais l’on comprend mal pourquoi il succombe à Juliette, dont le personnage manque de chaleur.
L’ARNACOEUR. Comédie romantique de Pascal Chaumeil. Avec Vanessa Paradis et Romain Duris. 1h45.
Un briseur de couples finit par se faire prendre à son propre jeu.
Cette comédie, drôle au début, finit par accumuler trop de clichés.









