Religions
Christianisme au Maghreb et Liberté religieuse en Algérie.
L’islam sunnite est la religion d'État[193] et celle de 99 % des Algériens[194]. Ceux-ci sont majoritairement de rite malékite, mais on trouve également des communautés ibadites comme dans le Mzab.
Il existe aussi plusieurs confréries soufies ou autres, les zaouïas. Ces derniers ont un grand rôle dans la société algérienne.
Le ministère des Affaires religieuse et des Wakfs gére tout ce qui est relié à la religion (calendrier musulman, les horaires de prières, les jours de fêtes religieuses, l'annonce du ramadan, le pèlerinage à la Mecque, l'entretien des mosquées, etc)[195]. Le Haut conseil islamique s'occupe des affaires religieuse dans le pays et il est formé d'un président et de membres[196]. Son rôle est dicté par la constitution algérienne.
Plusieurs cérémonies religieuses célèbrent la naissance du prophète de l'islam Mahomet depuis des siècles. À ces occasions, l'usage de pétards provoque des hospitalisations chaque année.
Les récitants du Coran et les enfants circoncis reçoivent des cadeaux de la part des différents ministères et associations comme Ihssan lors des fêtes religieuses.
La constitution garantit à tous les citoyens une liberté du culte, et l'État en assure la protection. Les imams, les prêtres et les rabbins dépendent du ministère des Cultes et sont rémunérés par l’État. Le gouvernement contribue au financement des mosquées, des imams et de l'étude de l'islam dans les établissements scolaires. L’enseignement de la charia (les lois de la religion islamique) est devenu depuis septembre 2005 obligatoire dans toutes les filières du secondaire. En outre, le gouvernement a intensifié le contrôle de l'enseignement religieux scolaire, des prêches dans les établissements religieux et l'interdiction de la distribution d'ouvrages religieux faisant la promotion de la violence.
Les Églises protestantes d'Algérie avançant le chiffre de 50 000 fidèles en 2008[197], le ministère des Affaires religieuses reconnait 11 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques[198].
La liberté de culte, pleinement applicable à l'islam, s'accompagne de restrictions pour les autres religions, comme la prohibition du prosélytisme ou encore l'obligation pour toute prêche d'être effectuée par une personne agrée par les autorités [199]. L'ordonnance no 06.03 du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman, approuvée par la loi no 06.09 du 17 avril 2006[200], prévoit la condamnation à une peine de 2 à 5 ans de prison et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 DA quiconque utilise des « moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion » ou « qui visent à ébranler la foi d’un musulman »[199]. Ces changements juridiques ont conduit à de nombreux procès et condamnations[201]..









