Les fidèles de la mosquée Rida, l'un des quatre lieux de culte chiite que compte Bruxelles, pleurent leur imam, «aimé de tous». Seule la présence de quelques policiers et de journalistes indique qu'un drame s'est joué derrière la façade, restée intacte. La rue Docteur De Meermans, à quelques centaines de mètres de la gare du Midi, dans l'un des quartiers les plus populaires de la capitale, a retrouvé mardi son calme.
Lundi, vers 18H45, un homme armé d'une hache, de couteaux, et d'essence a pénétré dans cette maison de briques rouges de deux étages, qui sert de mosquée depuis une douzaine d'années. Après avoir accusé les chiites d'être «responsables de ce qui se passe en Syrie», l'homme a mis le feu au bâtiment. La mosquée, fréquentée par des chiites marocains, syriens, irakiens ou iraniens, n'était à ce moment occupée que par quelques personnes, qui préparaient la prière du soir. L'imam Abdallah Dadou, 46 ans, d'origine marocaine, père de quatre enfants, est mortasphyxié en tentant d'éteindre l'incendie.
«L'imam avait une popularité énorme parmi les chiites, les sunnites, les autres»
«A l'intérieur, le bâtiment est complètement détruit. Le feu s'est propagé à tous les étages. L'émotion est énorme face à cet acte ignoble», explique Layachi Boutimzine, l'un des responsables de la mosquée. «On a perdu un imam qui avait une popularité énorme à Bruxelles, parmi les chiites, les sunnites, les autres,...», ajoute-t-il, réitérant un appel au calme et en disant faire «confiance à la justice».
VIDEO. Emotion lundi soir après l'incendie criminel et la mort de l'imam
L’étau se resserre sur les candidats à l’élection présidentielle française, à moins de 40 jours du premier tour. Hier dimanche 11 mars, Nicolas Sarkozy a joué à quitte ou double en proposant, s’il est réélu, de sortir la France de l’espace Schengen afin de mieux maîtriser l’immigration en provenance de certains pays européens. L'objectif derrière cette grande annonce : séduire l'électorat du Front National.
Amnesty International a pu obtenir une vidéo qui montre la politique consistant à « tirer pour tuer » que mettent en œuvre les forces de sécurité syriennes en vue de réprimer les manifestations en faveur des réformes. Sur ces séquences, sorties clandestinement de Syrie, on peut voir des manifestants se faire rouer de coups et abattre par des membres des forces de l'ordre - le plus souvent d'une balle dans la tête. Ces images incroyables prises par des syriens au péril de leur vie ont été tournées fin mars et début avril dans la ville de Deraa et aux alentours. Attention certaines images peuvent être choquantes.