les dires du derviche
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Je sais peu, mais comment le dire ?
Et ceux qui prétendent être prophètes
Prêchent le faux du vrai dire,
A la folie du désir en fête.
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Je suis là et je vis,
Et là-bas je m’oublie,
Entre les deux ; je chemine,
Les lourdeurs que je rumine.
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Ecoute le vent qui murmure,
Dans l’oreille sourde de la grotte,
Si la lumière coule pure
Dans le silence qui virevolte.
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Le résident se réveille,
Dans le creux de sa présence,
Sur les rives de son éveil,
A l’aube de sa conscience.
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Les mots sont abattus,
Dans leur corps battu en brèche
Mais leur sens revêche,
Me répète (qui es-tu) ?
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Grain de sable de l’aridité,
Sécheresse qui nie le vert,
Mais le don avec humilité,
Fait fleurir les cœurs d’hiver.
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A la saveur de mes prières,
Anges qui passent dans la lumière,
Et coulent les rivières de miel,
Du lait et du nectar du ciel.
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A l’horizon du tout et du rien ;
De l'être, du mal et du bien,
Qui naissent du désir divin :
Ce qui enivre est le vin.
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Je sais à l’œil perçant,
De toutes les fibres du cœur,
De l’esprit de l’encens :
L’univers chante en chœur.
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Là où s’effacent les peurs,
Et se fondent toutes les humeurs,
Une lueur dans son regard,
Se voit seule sans fard.
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Mebkhout beghdad