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Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam
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TOPIC: Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam

Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #4861

Fâtima Az-Zahrâ (La fille du Prophète)
MARDI, 31 AOÛT 2010 ( MAP)
« Nous vivons une époque où les chemins déviants se multiplient et où, pour chacun de ces chemins, des prêcheurs éloquents séduisent les ignorants. Mais seul un Chemin est droit : le Chemin de Dieu. Nos guides vers ce chemin sont les Prophètes que Dieu nous a envoyés, le dernier de la fratrie des Prophètes étant le Prophète Mohammad (pbsl). Pour suivre ce droit Chemin, il convient de suivre et comprendre l'esprit des enseignements coraniques et prophétiques rapportés par les compagnons du prophète et enseignés par les savants qui ont consacré leur vie à l'Islam. Afin que le musulman retrouve son identité propre, afin qu'il retrouve sa culture islamique, il convient qu'il marche sur les pas de ceux qui avaient pour guide le Prophète Mohammad : "En vérité, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle, pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier et invoque Dieu fréquemment." (Coran 33:21). Au fur et à mesure de nos lectures dans l'héritage musulman, nous éprouvons souvent le besoin de nous familiariser avec certains personnages phares de l'histoire musulmane.
Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de sa femme Khadîdjah - qu'Allâh l'agrée. Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.
C'était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zayneb, épousa son cousin al-`Âs Ibn Ar-Rabî`ah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d'Abu Lahab, l'oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.
La petite Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vit alors ses sœurs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit alors.
Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n'était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l'esclave d'Aminah, la mère du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), qui était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah - qu'Allâh l'agrée - et Ali - qu'Allâh l'agrée, le jeune fils d'Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).
En sa mère et en Barakah, Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali - qu'Allâh l'agrée, qui n'avait que deux ans de plus qu'elle, elle trouva un frère et un ami, qui d'une manière ou d'une autre prenait la place de son propre frère Al-Qâsim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme 'le bon et le pur', qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu'elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.
A l'âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l'Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Ka`bah, s'occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l'islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l'égard du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l'oncle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Uqbah ibn Abi Mu`ayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et `Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Abu Jahl, le meneur, demanda : "lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Muhammad ?"
`Uqbah Ibn Abi Mu`ayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Mas`ûd, un compagnon du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit 'Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !' Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : 'Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah' ceux qu'il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.
A une autre occasion, Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) alors qu'il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - cria et appela à l'aide. Abu Bakr - qu'Allâh l'agrée - accouru et réussit à libérer le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Il implorait alors : 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Allah'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr - qu'Allâh l'agrée - et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.
Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n'était encore qu'une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l'entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - était témoin, et participait à de telles épreuves.
Bien sûr elle n'était pas la seule. Toute la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Leurs maris étaient `Utbah et `Utaybah, les fils d'Abû Lahab et d'Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C'était principalement à cause d'elle que Khadîdjah - qu'Allâh l'agrée - n'était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d'Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.
Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussées par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.
Sans aucun doute, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réjouit d'être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abû Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : 'j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam'
Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d'être de retour auprès de leurs chers parents et d'être débarrassées de l'insupportable torture mentale dont elles faisaient l'objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman Ibn Allan, l'un des premiers à avoir accepté l'islam. Ils partirent tous deux pour l'Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne revit plus Ruqayyah jusqu'après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), de sa famille et de ses compagnons continua et s'aggrava même après l'émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.
Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - était l'un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d'enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dut faire face à encore plus d'épreuves et de difficultés.

Khadîdjah - qu'Allâh l'agrée, 'la croyante et l'affectueuse', mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L'année pendant laquelle la noble Khadîdjah - qu'Allâh l'agrée, puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l'année de la tristesse. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.
Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve, de difficulté et de crise.
Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. 'Ne pleure pas' dit-il ' qu'Allah protège ton père'.
Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait un profond amour pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), il dit une fois : 'Quiconque plait à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l'a met en colère me met aussi en colère'
Il dit aussi : 'Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîdjah - qu'Allâh l'agrée - la mère des croyants, et Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - la fille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).' Fâtimah acquit ainsi une place d'amour et d'estime dans le cœur de son père, qui n'était occupé que par sa femme Khadîdjah.
On donna à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) le titre de Az-Zahrâ', ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu'elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l'appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d'autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d'autres actes d'adoration (`ibâdah)

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Aishah - qu'Allâh l'agrée, l'épouse du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), dit d'elle : 'je n'ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) dans son langage, sa conversation et sa façon de s'asseoir que Fâtimah - qu'Allâh l'agrée.' Quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) la voyait s'approcher, il l'accueillait, se levait et l'embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l'endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) venait vers elle. Elle se levait, l'accueillait avec joie et l'embrassait.
Les bonnes manières de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu'elle avait à quelqu'un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n'avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.
Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usâmah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d'Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aishah et Asmâ'.
A Madinah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (radhia Allâhou anhou), le fils d'Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). En présence du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali (radhia Allâhou anhou) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) en mariage ?' 'Oui' répondit Ali (radhia Allâhou anhou). Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit simplement : 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) par Ali (radhia Allâhou anhou) et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) approuva et demanda à Ali (radhia Allâhou anhou) s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali (radhia Allâhou anhou) répondit que non. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre.
Ali (radhia Allâhou anhou) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit :
'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)'. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Ali (radhia Allâhou anhou) se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (radhia Allâhou anhou) en avait environ 21. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.
Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) offrit à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et à Ali (radhia Allâhou anhou) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pria pour elle :
'O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali (radhia Allâhou anhou) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) vint chez Ali (radhia Allâhou anhou) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit : ' O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi'
'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) appelle Ali (radhia Allâhou anhou) son frère ?'
Il faisait référence à Ali (radhia Allâhou anhou) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Ali (radhia Allâhou anhou) était donc liés comme des frères.
Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. Ali (radhia Allâhou anhou) vint et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit :
"Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher", de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.
La vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (radhia Allâhou anhou) resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.
En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) était même plus rigoureuse que celle qu'elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (radhia Allâhou anhou) travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (radhia Allâhou anhou) :
"J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques.
- J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine," répliqua Ali (radhia Allâhou anhou). Celui-ci suggéra à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) : "Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave".
A contrecœur, elle alla chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui lui dit : "qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?
Je suis venue te donner le Salam," dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander.
"Que faisais-tu ? demanda Ali (radhia Allâhou anhou) lorsqu'elle repartit seule.
- J'avais honte de lui demander, dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres.
- Je ne vais pas vous le donner, dit-il, et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture…".
Ali (radhia Allâhou anhou) et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur dit :
'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Allah' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.
Ali (radhia Allâhou anhou) dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) nous l'a enseigné'
Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) a du faire face. Il n'y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était affamé. Il alla de l'un à l'autre des appartements de ses femmes mais il n'y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), et elle n'avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) savait aussi quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) n'avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d'orge, et il lui dit 'c'est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours'.
Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l'aimait vraiment en retour.
Un jour, il revenait d'un voyage hors de Madinah. Il se rendit d'abord à la mosquée et pria deux ra'kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avant d'aller chez ses femmes. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) l'accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
'Pourquoi pleures-tu ?' demanda le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
'Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.' 'O Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)' répondit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tendrement 'Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l'humiliation jusqu'à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.'
Avec de telles observations, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). L'endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) se réjouirait d'avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.
Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (radhia Allâhou anhou), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.
Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d'Umar (radhia Allâhou anhou) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et il ajouta : 'Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan' - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.
Uthman (radhia Allâhou anhou) épousa plus tard l'autre fille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l'homme aux deux lumières.

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l'hégire. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça l'Adhan dans l'oreille du nouveau-né et l'appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.
Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou 'le petit beau'. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.
Huit ans après l'hégire, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) que la descendance du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (radhia Allâhou anha), Ali et Umamah, moururent jeunes. L'enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu'il n'avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l'admiration accordée par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ».
Bien que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l'éducation des enfants, elle prenait part autant qu'il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.
Avant son mariage elle était une sorte d'hôtesse pour les pauvres et les démunis d'Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d'Uhud, elle vint avec d'autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d'autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.
Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) accompagna aussi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l'Hégire, après le traité d'Hudaybiyyah. L'année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à la libération de Makkah. On rapporte qu'en cette occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum (radhia Allâhou anha) visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) confia à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) un secret révélé à personne jusqu'alors :

'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu'
De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme Aishah (radhia Allâhou anha). Quand Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.
Un jour il appela Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)… quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ? Que t'a dit le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) ?'
'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.'
Peu de temps après, le Noble Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décéda. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne vit plus Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rire après la mort de son père.
Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays (radhia Allâhou anha) qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali - qu'Allâh l'agrée et honore sa face.
Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam)'
Ali - qu'Allâh l'agrée et honore sa face - pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme.
Fâtimah - qu'Allâh l'agrée - la resplendissante n'avait que 29 ans… Qu'Allah l'agrée. Âmine. »

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #4863

ET FATIMA « Fâtima est la reine des femmes habitant le Paradis. »

La dernière des filles du Prophète Salla-llah allahi wa salam et de Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] est née au cours de l'année de la reconstruction de la Kaa'ba.
Nous savons que Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] mourut à la suite des souffrances et des privations endurées durant leur exil dans le désert. Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle] fut elle-même bien malade. Elle était encore très jeune et éprouva une peine profonde. Cependant, elle avait un caractère bien trempé et se montra très courageuse, en cette occasion et en maintes autres occasions, dès sa jeunesse.
Notamment, un jour que le Prophète Salla-llah allahi wa salam priait auprès de la Ka'abâ, `Uqba, un des Quraysh, déversa sur lui les viscères d'une brebis. L'Envoyé de Dieu poursuivit néanmoins sa prière tandis que Fatima se précipita pour le débarrasser de ces immondices et le nettoyer, malgré les moqueries des Quraysh. On nous rapporte, à ce sujet, que tous ceux d'entre eux qui furent présents ce jour-là, furent tués à Badr.
Au moment de l'Hégire, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam partit seul avec Abû Bakr Radhi Allah 'Anhou, dans le plus grand secret. Afin de ne pas trahir leur fuite, ils laissèrent chacun leur famille à la Mecque et les firent venir pour les rejoindre dès qu'ils furent eux-mêmes arrivés à Médine.
Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle] devint l'épouse de Ali Radhi Allah 'Anhou, fils d'Abû Tâlib, cousin du Prophète Salla-llah allahi wa salam en l'an 2 de l'Hégire. Elle avait une quinzaine d'années.
Ils eurent deux garçons [ El Hassan et El Hussayn ] et deux filles [ Zaynab et Um Kelthoum ].
Fâtima assumait la charge de la maison, moulait le grain elle-même pour faire son pain, portait l'eau, soignait le cheval. Elle travaillait durement.
Ali Radhi Allah 'Anhou a raconté qu'elle se plaignait parfois d'être fatiguée par l'ensemble de ces tâches, et qu'elle demanda au Prophète :sawsalors qu'on venait de ramener des prisonniers - de lui donner l'un d'eux pour la soulager de quelques-uns des travaux difficiles. Le Prophète Salla-llah allahi wa salam vint les voir dans leur maison et, en guise de réponse, leur dit ceci :
" Je vais vous annoncer quelque chose qui vaudra mieux que ce que vous m'avez demandé. Quand vous vous couchez le soir, dites 33 fois le takbîr [ Allahou Akbar ] (Dieu est le plus grand), 33 fois le tasbîh [ Soubhan Allah ] (Gloire à Dieu) et 33 foisle tahmid [ Al-hamdulillah] (La louange est à Dieu) ; cela vous vaudra mieux qu'un domestique. " [ Rapporté par Al Bouhkari ]
On rapporte qu'elle fit ce commentaire : « Je suis contente de Dieu et de Son Envoyé. »
Elle fut parmi les musulmanes très actives au sein de la communauté des musulmans. On nous rapporte qu'elle fut présente lors de la bataille d'Uhud, soignant les blessés, leur donnant à boire. Lorsque son père fut blessé, c'est elle qui nettoya son visage avec de l'eau, puis, pour arrêter le sang, elle fit brûler le morceau d'une natte et appliqua la cendre sur la blessure, ce qui stoppa l'hémorragie.
Elle fut également présente lors de la Guerre du Fossé, également à Khaybar et lors de la conquête de la Mecque.
Un jour, la famille d'Abû Jahl - un des grands ennemis de l'Islam - proposa à Ali Radhi Allah 'Anhou, son mari, d'épouser une de leurs filles. Le Prophète Salla-llah allahi wa salam s'interposa en refusant : "Je ne leur permettrai pas cela, mais si Ali veut l'épouser, qu'il répudie d'abord ma fille et épouse la leur." Il avait dit également à ce propos : « Fâtima est une partie de moi-même; quiconque l'irrite, m'irrite également." Il ne pouvait envisager que sa fille bien-aimée fût obligée de vivre avec la fille d'un de ses ennemis.
Cela n'eut pas lieu. D'ailleurs, Ali Radhi Allah 'Anhou demeura monogame aussi longtemps que Fâtima fut en vie.
Il existait, entre le Prophète et Fâtima, des liens d'affection très forts. Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] a rapporté :
« Je n'ai jamais vu personne qui ressemblât autant à l'Envoyé de Dieu, tant par la façon d'être que pour la guidance et la dignité, que Fâtima. Lorsqu'elle entrait chez lui, il se levait pour aller à sa rencontre, lui prenait la main, l'embrassait et la faisait asseoir à sa place. »
Alors que le Prophète Salla-llah allahi wa salam était déjà malade, Fâtima lui rendit visite. Celui-ci lui dit à l'oreille quelque chose qui la fit pleurer abondamment. Ce que voyant, il lui glissa encore quelques paroles en secret, ce qui alors la fit rire. Elle refusa de dévoiler les secrets qu'ils avaient échangés tant que le Prophète fut en vie.
Plus tard, après que l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam eût quitté ce monde, elle dévoila qu'il lui avait fait part de sa mort prochaine, ce qui l'avait fait pleurer. Puis, il l'avait informée qu'elle serait la première à le suivre et avait ajouté : « Ô Fâtima, n'es-tu pas satisfaite d'être la reine des Croyants ? et elle avait ri ».
Le Prophète Salla-llah allahi wa salam a déclaré : « Fâtima est la reine des femmes habitant le Paradis. » [ Rapporté par Al Boukhari ]
Elle pleura beaucoup la disparition de l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam. Elle tomba malade quelque temps après et mourut six mois après son père. Elle avait vingt-huit ans.
C'est l'épouse d'Abû Bakr Radhi Allah 'Anhou et son mari Ali Radhi Allah 'Anhou, qui firent la toilette mortuaire de Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle] , puis elle fut enterrée, comme elle l'avait demandé, la nuit même de sa mort dans le cimetière des femmes à Médine.

Qu' Allah Razza wa jal soit satisfait de Fâtima.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #4865

AICHA c est la fille d aboubaker assidik(qu allah soit satisfait de lui) la plus aimee parmi ses epouses.Elle etait la plus savante parmi les femmes de la communaute.Les grands compagnons du prophete chercherent ses opinions et la consulterent . Son mariage avec le prophete .AICHA est devenue la femme du prophete (salalah ou3alaihi wassallame) a la mecque vers l age de 10 ans mais elle n est allee vivre aupres de lui qu apres l emigration a la medina .Elle a raconte que peu de temps avant qu elle quitta la maison de parents,elle sortit ds la cour pour jouer avec une amie qui passait puis les femmes vinrent la prennent et la preparerent sa maman l emmene ds la maison recemment construite ou des femmes l accueillirent en disant (pour toujours et ds la joie soit la bienvenue) alors en presence du prophete souriant un bol de laait fut amene .Le prophete en but lui meme et en offrit a AICHA qui refusa timidement et il insista elle but et offrit le bol a sa soeur ASMA qui etait assise a ses cotes .D autres en burent aussi et c etait simple et solennel ( a suivre)

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #4991

الحمد لله الذي انزل على عبده الكتاب ولم يجعل له عوجا وجعل لاهل الكفر ببعثة نبيه محمد صلى الله عليه وسلم من كفرهم فرجا ومخرجا.

والصلاة والسلام على خير من اصطفى واتم به نعمته واكمل دينه لخلقه وكفى ورضي الله تعالى عن اله البررة الاطهار وصحابته الاخيار وجمعنا معهم في دار النعيم المقيم التي لا يدخلها الا من اتى الله بقلب سليم .

وبعد

فقد كانت حول رسولنا الكريم صلى الله عليه وسلم صاحب الخلق العظيم نساء طاهرات تقياي بارات نقيات مخلصات وفيات وعلى عهد رسوله صلى الله عليه وسلم كن محافظات. واجتمع فيهن الاسوة الحسنة والقدوة المثلى لنساء المسلمين وبناتهن واخواتهن و عماتهن وخالاتهن ومن يلذن بهن فعسى ان يتبعن خطواتهن فيكن جديرات بلقاءهن في خير مستقر ومقام.

وهؤلاء النسوة اللواتي كن حول رسول الله صلى الله عليه وسلم ينتظمن في اربعة عقود:

فالاول لامهاته والثاني لزوجاته والثالث لبناته والرابع لعماته انها عقود فواضل النساء.


واما الامهات فاربع هن: امنة بنت وهب التي وضعته. وحليمة السعدية التي ارضعته. وام ايمن التي احتضنته. وامراة عمه ابي طالب التي ربته مع اولادها بعد كفالة عمه له.


و اما زوجاته امهات المؤمنين فاحدى عشرة هن : خديجة بنت خويلد . وسودة بنت زمعة . و عائشة بنت ابو بكر الصديق . و ام سلمة . وحفصة بنت عمر . وزينب بنت خزيمة . و زينب بنت جحش . و جويرة بنت الحارث . و صفية بنت حيي . و ام حبيبة بنت ابي سفيان . وميمونة بنت الحارث رضي الله عنهن


و اما بناته فاربع هن : زينب . و رقية . و ام كلثوم . و فاطمة الزهراء رضي الله عنهن


واما عماته اللواتي اسلمن فكن ثلاثا وهن : اروى بنت عبد المطلب . و صفية بنت عبد المطلب . وعاتكة بنت عبد المطلب رضي الله عنهن

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #4992

السيدة امنة بنت وهب


كانت من اعرق سيدات قريش حسبا وارفعهن نسبا ولها حظ واف من الذكاء ونصيب كبير من الفصاحة وكان ابوها وهب بن عبد مناف بن زهرة يتمتع بشرف و مكانة بين بني قومه وقد تزوج كبرة بنت عبد العزى و كانت امنة احدى ثمرات ذلك الزواج.

وكان عبد المطلب بن هاشم قد نذر ان رزق بعشرة من الا ولاد الذكور ان يقدم احدهم قربانا فلما تحقق حلمه وجاء الولد الولد العاشر اخبر قومه بعزمه على الوفاء بنذره واتى بالقداح واجال يده فيها فخرج سهم احبهم اليه وهو عبد الله لكن قومه عارضوه في ذبحه واقترحوا ان يفديه بعشر من الابل ولما اقرع بين الابل وبين ولده خرج سهم ولده فطلبوا منه ان يزيد الفداء عشرا اخرى واستمر يزيد حتى بلغت الابل مائة فلما اقرع خرج سهم الابل فقام عبد المطلب بنحر الابل المائة وعمت القوم فرحة عظيمة وغمرتهم سعادة جمة بنجاة عبد الله من الذبح.

واخذ عبد الله ينموا ويكبر وكانت اغلى امانيات ابيه عبد المطلب ان يزوجه قبل ان يرحل عن هذه الحياة ولما اصبحت سنه مناسبة اسرع الى وهب بن عبد مناف ليخطب له ابنته امنة وكان عرسا بهيجا حضره اهل العروسين.

وفي اليلة الاولى لزواجها رات امنة في منامها رؤيا مفزعة فهبت من نومها وقصتها على زوجها عبد الله والرعب يملا نفسها واخبرته انها قد رات شعاعا من نور خرج منها فاضاء الدنيا من حولها حتى تراءت لها قصور بصرى في بلاد الشام وسمعت هاتفا يقول لها : يا امنة لقد حملت بسيد هذه الامة.

وراح عبد الله يخفف من غلواء فزعها حتى سكنت نفسها وعادت اليها طمانينتها وهدوءها بعد جهد جهيد.

واستعادت امنة بعض ما اخبرها به زوجها عبد الله عن اخت ورقة بن نوفل التي راودت عبد الله عن نفسه قبل زواجه من امنة لمنه ابى فلما دخل بامنة راى اخت ورقة فدعاها فاعرضت فلما ذكرها بما كان منها بالامس قالت : بالامس رايت في وجهك نورا فاحببت ان يكون في واليوم اراه قد فارقك الى غيري فلم تعد لي بك حاجة .


وكانت قريش تعتمد في معاشها على التجارة وكان رجالها يخرجون في قوافلهم الى الشام حينا والى اليمن حينا اخر.


و ذات يوم فوجئت امنة بزوجها يدخل عليها ليخبرها بسفره مع احدى القوافل المنطلقة الى الشام فانتابها القلق عليه واستبدت بها الوساوس والاوهام وخافت ان يكون هذا اخلر العهد بينهما .


وانطلقت القافلة الى غايتها ولكن مخاوف امنة على زوجها باتت في ازدياد ثم لم تلبث تلك المخاوف ان تبددت وحلت محلها الفرحة والسرور والشوق الى لقاء زوجها الحبيب وكان الباعث على هذه المشاعر احساسها المفاجئ بظهور عوارض الحمل عليها وانها ستكون اما.


وراحت تسال نفسها عن وسيلة تحمل تلك البشرى الغالية الى زوجها فما وجدت الى ذلك من سبيلا ولم تكن تعلم بما يخبئه القدر من الحزن والالم وان رؤيتها لزوجها اصبحت حلما بعيد المنال لان المرض باغته اثناء عودته ووافته المنية في يثرب فدفن فيها.

لقد كانت الفاجعة ثقيلة الوطاة على امنة ويضيق عنها الجلد والاحتمال ولم تجد الا التسليم بحكم القدر.


وكرت الايام وطرقها المخاض ليلة الاثنين الثاني عشر من شهر ربيع الاول من عام الفبل ولما وضعت مولودها ارسلت الى جده عبد المطلب من يبشره بمولد حفيده فسر به غاية السرور وسماه محمدا صلى الله عليه وسلم وعلى الرغم من الفرح الغامر الذي لف امنة الا انه عز عليها رحيل ا بيه قبل ان يراه.

و كانت النساء القريشيات لا يرضعن اطفالهن وقد اعتدن ان يرسلنهم الى البادية لارضاعهم من قبل المراضع.

و كانت حليمة السعدية قد قصدت مكة حرسها الله لتلتمس طفلا ترضعه فلم تجد غير هذا اليتيم و قد الهمها الله ان معها الى مسكنها بالبادية لما اراد بها من الخير.


و حين انتهت مدة الرضاعة عادت به حليمة الى امه امنة حتى بلغ السادسة من عمره ارادت امنة ان تذهب به الى يثرب لتريه لاخواله وتزيره قبر ابيه وكانت بصحبتها ام ايمن حاضنته لكن الموت عاجل امنة في طريق العودة ودفنت بالابواء وعادت ام ايمن بسيد البشر الى جده عبد المطلب ليرعاه.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5017

السيدة حليمة السعدية




كانت احدى نساء بني سعد اللواتي يسكن البادية . والدها عبد الله ابن الحارث بن شجنة واما زوجها فهو الحارث بن عبد العزى . وقد اعتاد اشراف قريش ارسال اولادهم الى البادية بغية ارضاعهم من قبل المراضع فيها حتى ينشاوا اقوياء اصحاء.

ولما قدمت المراضع من البادية الى مكة للالتماس الرضع فازت كل منهن برضيع ما عدا حليمة التى قصدت مكة يصحبها زوجها الحارث وصغيرها الرضيع عبد الله وكانت الحاجة قد دفعتهم للخروج الى مكة بسبب الجدب الذي اصابهم في تلك السنة وعدم وجود شئ يقوتهم وكانوا ياملون بسد حاجتهم مما يجود به عليهم اهل الرضيع الذي يريدون حمله معهم الى البادية وقد اعرضت المراضع جميعا عن اخذ ابن امنة وكن يقلن : ما الذي سنناله من اهل طفل يتيم واي معروف نجنيه من ام وجد عن صبي مات ابوه

لكن حليمة وزوجها صمما الا يعودا بخفي حنين واتفقا على ان العودة بهذا الطفل اليتيم خير لهما من تركه. وكم كانت دهشة حليمة عظيمة مما راته بعد ان حملته الى رحلها ان صغيرها عبد الله لم يكن يكف عن البكاء من شدة جوعه لان صدر امه ليس فيه ما يكفيه من اللبن لاسكات جوعه . كما ان الناقة التي كانت تحمل زوجها مسنة وليس فيها قطرة من اللبن . ولما عرضت حليمة ثديها على محمد صلى الله عليه وسلم التقمه واخذ يمصه حتى ارتوى ثم عرضت عليه ثذيها الاخر فاباه وكانه علم ان له اخا يحتاج الى ما فيه ولا ينبغي له ان ينافسه في نصيبه فسبحان من هداه لهذا وهو في المهد ما يزال صبيا ثم قام زوج حليمة للناقة فوجدها حافلة باللبن فحلبها ثم شرب مع زوجته حتى ارتويا وباتا في خير حال.

ولاحظ صواحب حليمة ما جرى فقلن لها : انها بركة هذا اليتيم فردت بقولها : ارجوا ذلك .

وكانت الاتان العجفاء التي ركبتها حليمة في اخر الركب عند القدوم لشدة ضعفها اما عند العودة فكانت تتقدم الجميع حتى سالتها صواحبها : اليست هذه اتانك التي قدمت بها فكانت تقول لهن انها هي فيقلن لها ان لها لشانا.

وهكذا فاضت بركة هذا الطفل اليتيم على حليمة واهل بيتها وكانت لها اغنام اذا خرجن الى المرعى عدن شباعا حفلا باللبن وشياه جيرانها يعدن من دون ان يكون في ضروعها شئ من اللبن.
ولما اتم صلى الله عليه وسلم مدة رضاعه وهي سنتان رات فيها حليمة وزوجها من الخير ما لم يرياه طوال حياتهما مضت به الى ديار امه بعد ان فطمته وقد دفعها حبها له وتعلقها به الى سؤال امه امنة ان تمدد اجل بقائه لديها ولم تجد امنة بدا من الاستجابة لالحاح حليمة التي جاءت بالطفل المبارك الى ديار قومها في بني سعد. وسرت انتها الشيماء برجوع محمد صلى الله عليه وسلم ايما سرور لانها باتت تالفه ولا تصبر على فراقه وتخرج به الى النزهة وتسعد بصحبته غاية السعادة.

وذات يوم خرج عبد الله بن حليمة ومحمد صلى الله عليه وسلم خلف بيت حليمة فاذا ابن حليمة يعود عجلان الى امه وابيه وهو يلهث ويقول : ادركا اخي لقد امسك به رجلان عليهما ثياب بيض ورايتهما يشقان بطنه ويخرجان شيئا منه ثم يدعانه وينصرفان عنه . واسرعت حليمة وزوجها ليرياه وقد تملكهما قلق شديد عليه فلما وصلا اليه وجداه ممتقع الون فحملاه الى البيت وهما مضطربان فزعان لئلا يناله مكروه وهو امانة لديهما . واما سالاه عما جرى له قال: جاءني رجلان عليهما ثياب بيض فاضجعاني وشقا بطني فالتمسا فيه شيئا لا ادري ما هو وتبادلت حليمة وزجها نظرات الخوف والقلق ثم عزما على اعادته الى امه في الحال قبل ان يمسه سوء في ديارهما.

ودهشت امنة لسرعة عودتهما بابنها لكثرة ما كان من اصرار حليمة على مكوثه معها ورابها الامر فالحت على حليمة ان تخبرها بالحقيقة فلم تستطع ان تخفي عنها شيئا فقالت امنة : ان كنتما تخوفتما عليه من الشيطان فانه ما له عليه من سبيل.

وكما سرت الشيماء بعودته اليها فقد تالمت كثيرا حين اعادته امها الى امه ولم يكن بيدها حيلة لتمنع ما جرى.

ولما عاد رسول الله صلى الله عليه وسلم من غزوة الطائف منتصرا ومعه سبي هوزان وغنائمها وجاءه وفدهم يسالونه ان يمن عليهم فقال : اما ما كان لي ولبني عبد المطلب فهو لكم . وحذا المهاجرون والانصار حذوه بعد ان وعدهم بست فرائض من اول فيء يصيبون. وذات يوم كان النبي صلى الله عليه وسلم في اصحابه فاقبلت امراة حتى دنت منه فبسط لها النبي صلى الله عليه وسلم رداءه فجلست عليه فقيل : من هذه . قالوا : امه التي ارضعته . ودخلت حليمة وابنتها الشيماء في دين الله طائعتين.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5022

Khadija bint Khuwaylid
Khadija bint Khuwaylid (arabe : خَدِيجَة بِنت خُوَيلِد الطَّاهِرَة [Khadīja bint Khuwaylid at-Tāhira], Khadija fille de Khuwaylid la Pure, طاهِر [Tāhir], pur) est la première épouse du prophète de l'islam sidna Mohamed.
Il est dit qu'elle est une riche commerçante, d'une beauté incroyable et très douce, deux fois veuve et membre de l'importante tribu mecquoise des Banuou Asad, branche des Quoraych. Elle engage le jeune Mohamed qui s'était fait remarquer par son intégrité pour conduire son commerce caravanier vers la Syrie. Il devient vite son homme de confiance, et elle lui propose le mariage, qu'il accepte en 595. Elle avait alors 40 ans et lui vingt-cinq.
Ils auront ensemble sept enfants, trois fils morts en bas âge (Qasim, Taher et Tayeb) et quatre filles (Zaynab, Rokayya, Oumm Kalthoum et Fâtima). Seule Fâtima leur donnera une descendance de sexe masculin.
Khadija croit tout de suite à la mission de Mohamed, et devient la première femme musulmane de l'histoire. Elle soutient Mohamed au cours de sa mission. Tant qu'elle est restée vivante, il n'a jamais épousé d'autre femme. À sa mort, il est profondément affecté. Cette année porte le nom de l'année du deuil, du chagrin.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5032

Oum Salama

1- Son vrai nom est Hind, fille d'un notable du clan Makhzoum Abou Oumayya surnommé "Provision du voyageur" parce qu'il était bien connu pour sa générosité particulièrement avec les voyageurs.
2-Sa conversion
Le mari d'Oum Salama (que Dieu l'agrée) était 'Abdoullah Ibn Abdou l-Asad (que Dieu l'agrée) et tous deux étaient parmi les premières personnes à accepter l'Islam. Seul Abou Bakre et quelques autres que l'on peut compter sur les doigts d'une main sont devenus musulmans avant eux.
Dès que la nouvelle de leur conversion se répandit, les Qouraïches réagirent avec une colère folle. Ils commencèrent à poursuivre et à persécuter Oum Salama et son mari. Mais le couple n'hésita, ni ne désespéra pas et ils restèrent fermes dans leur nouvelle foi.
La persécution devint de plus en plus intense. La vie à Maqua devint insupportable pour beaucoup de nouveaux musulmans. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur donna alors la permission d'émigrer en Abyssinie.
3-Son émigration en Abyssinie
Oum Salama et son mari furent au premier rang de ces Mouhajiroune (émigrés), à la recherche d'un refuge en terre étrangère.
Malgré la protection qu'Oum Salama et les compagnons reçurent du dirigeant Abyssin, le désir de retourner à Maqua, d'être près du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), de la source de révélation et de guidée, persistait.
La nouvelle que le nombre de musulmans à Maqua avait augmenté arriva finalement aux Mouhajiroune. Parmi les nouveaux convertis, il y avait Hamza Ibn Abdoul-Mouttalib et Omar Ibn Al Khattab. Leur foi avait énormément renforcé la communauté et les émigrés en Abyssinie entendirent que les Qouraïches avaient quelque peu diminué la persécution. Ainsi un groupe de Mouhajiroune, poussé par un profond désir dans leur cœur, décidèrent de retourner à Maqua.
4-Son émigration à El-Madina :
Le relâchement de la persécution ne fut que bref, comme le découvrirent bientôt ceux qui y retournèrent. L'augmentation spectaculaire du nombre de musulmans après l'acceptation de l'Islam par Hamza et Omar avait même exaspéré davantage les Qouraïches. Ils intensifièrent leurs persécutions et tortures à un degré encore jamais vu. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) donna alors la permission à ses compagnons d'émigrer à El-Madina. Oum Salama et son mari furent parmi les premiers à partir.

La Hijra d'Oum Salama et de son mari ne fut cependant pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginé. En fait, ce fut une expérience amère et douloureuse et un tourment particulier pour elle.
Elle a dit : « « Quand Abou Salama décida de partir pour El-Madina, il prépara un chameau pour moi, me hissa dessus et plaça notre fils Salama sur mes genoux. Mon mari prit alors la tête et continua sans arrêter ou attendre quoi que ce soit. Cependant, avant que nous fussions sortis de Maqua, quelques hommes de mon clan nous arrêtèrent et dirent à mon mari :
"Quoique vous soyez libre de disposer de vous vous-mêmes, vous n'avez aucun pouvoir sur votre femme. Elle est notre fille. Vous attendez-vous à ce que nous vous permettions de l'emporter loin de nous ?"
Ils se précipitèrent alors sur lui et m'arrachèrent de ses mains. Le clan de mon mari, Banou Abdou l-assad, les vit me prendre, moi et mon enfant. Ils devinrent fous de colère.
"Non, par Dieu !" crièrent-ils "nous n'abandonnerons pas le garçon. Il est notre fils, et nous avons un droit sur lui."
Ils le prirent par la main et me le retirèrent brusquement. Soudainement, en l'espace de quelques instants, je me retrouvais seule et solitaire. Mon mari se dirigea vers El- Madina tout seul et son clan m'avait enlevé mon fils. Mon propre clan, Banou Makhzoum, eut le dessus sur moi et me força à rester avec eux.
Depuis le jour où mon mari et mon fils furent séparés de moi, j'allais quotidiennement, à midi, jusqu'à cette vallée et m'asseyais à l'endroit où cette tragédie avait eu lieu. Je me rappelais ces moments épouvantables et pleurais jusqu'à ce que la nuit tombe sur moi.
Je continuai ainsi pendant une année, jusqu'au jour où un homme des Banou Oumayyah passa par-là et vit ma condition. Il alla trouver mon clan et dit : "Pourquoi ne libérez-vous pas cette pauvre femme ? Vous avez éloigné son mari et son fils d'elle."
Il continua à essayer d'adoucir leurs cœurs et de jouer avec leurs sentiments. Enfin ils me dirent : "Va et rejoins ton mari si tu le veux."
Mais comment pourrais-je rejoindre mon mari à El- Madina et laisser mon fils, un morceau de ma propre chair et de mon sang à Maqua, chez les Banou Abdul asad ? Comment pourrais-je être sans angoisse et mes yeux sans larmes, devrais-je rejoindre le lieu de la hijrah ne sachant rien de mon fils laissé derrière moi à Maqua ?
Certains comprirent ce que je vivais et leurs cœurs me rejoignirent. Ils adressèrent une requête aux Banou Abdul Assad pour ma défense et leur proposèrent de me rendre mon fils.
Je ne voulais pas, à présent, m'attarder à Maqua jusqu'à trouver quelqu'un pour voyager avec moi : J'avais peur que quelque chose puisse arriver qui me retarderait ou m'empêcherait de rejoindre mon mari. Donc je préparai promptement mon chameau, plaça mon fils sur mes genoux et partis en direction de El-Madina.
J'eus à peu près atteint Tan'im (à environ trois miles de Maqua) quand je rencontra Outhman Ibn Talhah (c'était un gardien de la Kaabah dans la période préislamique et il n'était pas encore musulman).
"Où allez-vous, Bint Zad ar-Rakib ?" demanda-t-il.
"Je vais chez mon mari à El-Madina"
"Et il n'y a personne avec vous ?"
"Non, par Dieu ! Sauf Dieu, et mon garçon que voici..."
"Par Dieu, je ne vous abandonnerai jamais avant que vous n'atteigniez El-Madina" jura-t-il.
Il prit alors les rênes de mon chameau et nous conduisit. Je n'ai, par Dieu, jamais rencontré un arabe plus généreux et noble que lui. Quand nous atteignîmes un lieu de repos, il fit agenouiller mon chameau, attendit que j'en descende, l'amena à un arbre et l'y attacha. Il alla alors à l'ombre d'un autre arbre. Quand nous fûmes reposés, il prépara le chameau et nous conduisit.
C'est ce qu'il fût chaque jour avant que nous n'ayons atteint El- Madina. Quand nous fûmes arrivés à un village près de Qouba (à environ deux milles d’ El-Madina) appartenant aux Banou Amr Ibn Awf, il dit : "Votre mari est dans ce village. Entrez-y avec les bénédictions de Dieu."
Il fit demi-tour et se dirigea vers Maqua." » »
Leurs routes se croisèrent finalement après la longue séparation. Oum Salama (que Dieu l'agrée) fut ravie de revoir son mari et il fut enchanté de voir sa femme et son fils.
5- La mort de son mari :
Après la bataille d' Ouhoud, Abou Salama (que Dieu l'agrée) sortit très grièvement blessé. Il sembla d'abord bien réagir au traitement, mais ses blessures ne guérirent jamais complètement et il resta cloué au lit.

Une fois, tandis qu'Oum Salama le soignait, il lui dit :
"J'ai entendu les paroles du Messager de Dieu. Chaque fois qu'une calamité affligeait quelqu'un, il disait : "Certes c'est à Dieu que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournerons."
Et il priait : "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur, que seul Toi, loué et puissant, peut donner."
Abou Salama (que Dieu l'agrée) resta au lit, malade, pendant plusieurs jours. Un matin, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint le voir.
La visite fut plus longue que d'habitude. Tandis que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était toujours à son chevet, Abou Salama décéda. De ses mains bénites, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ferma les yeux de son compagnon mort. Il leva alors les mains au ciel et pria : "Ô Seigneur, accorde le pardon à Abou Salama. Elève son rang parmi les biens guidés. Charge-toi de sa famille à tout moment. Pardonne-nous et pardonne-lui. Ô Seigneur des Mondes, élargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."
Oum Salama se rappela la prière que son mari avait rapporté du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sur son lit de mort et commença à la répéter : "Certes, à Dieu nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons." ... mais elle ne pouvait se résoudre à continuer "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et remplace-moi (ce que j'ai perdu) par quelque chose de meilleur" parce qu'elle se demandait sans cesse "qui pourrait être meilleur qu'Abou Salama ? ".Mais elle continua malgré tout ses invocations.
Les musulmans furent énormément attristés par la situation critique d'Oum Salama. Elle devint "Ayyim Al Arab", "la veuve arabe". Elle n'avait pas de proche à El-Madina sauf ses jeunes enfants, complètement démunie.
Et les Mouhadjiroune comme les Ansars estimèrent qu'ils avaient un devoir envers Oum Salama .
6- Son mariage avec le Prophète :
Quand elle eut achevé son délai de viduité (de quatre mois et dix jours), Abou Bakr (que Dieu l'agrée) la demanda en mariage mais elle refusa. Puis Omar (que Dieu l'agrée) en fit de même, mais elle déclina également. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui présenta à son tour une proposition de mariage et elle répondit : "Ô Messager de Dieu, j'ai trois défauts. Je suis une femme extrêmement jalouse et j'ai peur que tu voies en moi quelque chose qui t'irrite et que Dieu me punisse pour cela. Je suis une femme d'un certain âge et j'ai de jeunes enfants."

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) répondit : "En ce qui concerne la jalousie, je prie Dieu le Tout Puissant de la chasser de toi. Pour ce qui est de la question d'âge, j'ai le même problème que toi. Et quant à la famille dont tu as la charge, ta famille est ma famille."
On les maria et Dieu répondit à la prière d'Oum Salama (que Dieu l'agrée) et lui donna mieux qu'Abou Salama (que Dieu l'agrée).
7- Sa mort :
Elle fut la dernière à mourir parmi les mères des croyants, à près de quatre vingt dix ans, en 62 d’Hégire, à El-Madina, après la mort d'Al Houseyn qui l'attrista profondément.
8- Sa description physique :
Elle était réputée pour son grand jugement et sa beauté.
9-Ses mérites
Elle était dotée d'un esprit extraordinairement judicieux et sagace. Parmi les femmes du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), elle était la plus instruite et celle qui transmettait le plus des hadiths d'après lui (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Elle était, en outre, l'une des rares femmes arabes qui connaissaient l'écriture.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5033

Asma bint Abi Bakr


1-Son père, était Abou Bakr (que Dieu l'agrée).
2-Sa demi-soeur était 'Aïcha (que Dieu l'agrée).
3-Son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (que Dieu l'agrée).
Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'Aïcha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère.
4-Sa mère s'appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway.
5-Sa naissance
Elle est née vingt sept ans avant l'émigration.
6- Sa conversion
Asma était l'une des premières à embrasser l'Islam. Seuls dix-sept personnes environ, hommes et femmes confondus, devinrent musulmans avant elle.
7- Sa vie d'épouse
Az-Zoubayr Ibn l-'Awwam Ibn Khouwaylid l'avait épousée et lui donna 'Abdoullâh Ourwah Al-Moundhir ainsi que Asim Al-Mouhajar Khadijah Al-Koubra 'Oummou l-Haçan et Aïcha. Il l'avait épousée alors qu'il n'avait sur terre ni bien ni esclave ni rien d'autre que son cheval. Elle affourageait son cheval et il lui donnait sa nourriture. Elle pilait les grains et elle lui donnait de l'eau. 'Asma' disait " Je pétrissais et je ne savais pas bien faire le pain alors des voisines à moi parmi les 'Ansar les partisanes qui étaient des femmes véridiques faisaient le pain pour moi ". Elle a dit : Je transportais les grains de la terre de Az-Zoubayr que le Messager de Dieu avait accordé à mon nom et il se trouvait à deux tiers de farsakh.
Elle a dit : " Un jour j'étais venue avec les grains sur ma tête j'ai rencontré le Messager de Dieu un groupe de ses compagnons l'accompagnait il fit des invocations pour moi puis me dit ce qui signifie : " Viens " pour me prendre derrière lui. Alors j'ai eu honte de marcher avec des hommes et je me suis rappelée Az-Zoubayr et sa jalousie. " Elle a dit : " Le Messager de Dieu a su que j'avais eu honte et je suis allée à la rencontre de Az-Zoubayr et je lui ai dit : j'ai rencontré le Messager de Dieu avec les grains sur ma tête avec lui un groupe de compagnons et il a fait accroupir sa monture pour que je monte avec lui mais j'ai eu honte car je connais ta jalousie ". Il a dit : " Par Dieu le fait que tu portes les grains m'est plus difficile que le fait que tu montes".
Elle a dit : " Jusqu'à ce que Abou Bakr l'apprenne il envoya une femme à notre service qui a satisfait à mon travail c'est comme s'il m'avait affranchie. " Az-Zoubayr était dur avec elle. Un jour elle était allée voir son père et s'était plainte de lui. Il lui a dit : " Fille fait preuve de patience l'épouse si elle a un mari vertueux qui meurt et qu'elle n'épouse personne après lui Dieu les regroupe au Paradis ". On rapporta de Hicham Ibn 'Ourwah d'après son père qu'il a dit : " Je suis rentré voir 'Asma' alors qu'elle accomplissait la prière je l'avais entendue réciter cette ayah qui signifie : " Dieu nous a accordé la grâce et nous a préservé du châtiment ". Alors elle demanda que Dieu l'en préserve. Je me suis levé alors qu'elle demandait encore la préservation. Lorsque cela se prolongea je partis au marché puis je suis revenu elle était encore en train de pleurer en demandant la préservation.
8-Son aide lors de l'hégire du Prophète :
Asma était l'une des rares personnes au courant des projets du Prophète, qui avait pris la résolution de partir pour El-Madina. Le plus grand secret devait être gardé, car Qouraych voulait la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). La nuit de leur départ, Asma leur prépara un sac de provisions ainsi que de l'eau pour leur voyage. Comme elle ne trouva rien pour attacher les récipients, elle décida d'utiliser sa ceinture (nitâq). Abou Bakr lui suggéra de la fendre en deux morceaux, ce qu'elle fit, et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) loua son geste. Depuis, elle fut connue comme étant "la femme aux deux ceintures".
Lorsque son père quitta La Mecque en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), il emporta toute sa fortune, qui s'évaluait à six mille dirhams, et ne laissa rien à sa famille. Quand Abou Quhâfa, le père d'Abou Bakr qui était encore un mushrik (associateur) apprit son départ, il se rendit à sa demeure et dit à Asma : "j'ai appris qu'il vous avait dépossédés de votre argent et vous avait abandonnés",
"Non, grand-père, répondit Asma, en fait il nous a laissé beaucoup d'argent". Elle prit des cailloux et les déposa dans une niche du mur où ils avaient pour habitude de garder l'argent. Elle les recouvrit d'un linge, puis prenant la main de son grand père qui était aveugle, dit : "Vois combien d'argent il nous a laissé".
En usant de ce stratagème, Asma voulait dissiper les craintes du vieil homme et éviter qu'il ne leur donna quelque chose de ses propres richesses. Et ce parce qu'elle détestait recevoir de l'aide d'un mushrik (associateur), fut-il son propre grand-père.
Asma a dit : " Lorsque le Messager de Dieu et Abou Bakr furent sortis un groupe de Qouraych parmi lesquels il y avait Abou Jahl était venu à nous et s'était arrêté devant la porte de Abou Bakr. Je suis sortie vers eux et ils m'ont dit : " Où est ton père fille de Abou Bakr ? " Je leur ai dit : " Je ne sais pas par Dieu où est mon père ". C'est alors que Abou Jahl leva la main il était méchant abominable et il m'a giflée sur le visage d'un coup tel que ma boucle tomba puis ils partirent ".
9-La naissance de son fils 'Abdoullâh (que Dieu l'agrée)
Lorsque la dernière émigration vers El-Madina eut lieu, après le départ du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Dieu est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Dieu que Dieu", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Mouhajiroune(émigrés) a El-Madina.

10-Sa vie modeste au début de son hégire
D'après Asma bint Abî Bakr : "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain. Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Dieu, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr (son père), après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (Al-Boukhâri, Mouslim)
11-Puis l'apparition de la richesse
Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut bouleversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas pransparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps".
12-Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh (que Dieu l'agrée)
'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroisme.
Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce de Dieu".
"Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?".
"Je viens te demander conseil", dit-il.
"Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?".
"Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu".
Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes".
"Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..".
"Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête".
"Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé".
Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage".
Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Dieu sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour de Dieu car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès de Dieu".
"Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais résolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste".
"Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction de Dieu, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Dieu sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur".
"Louange à Dieu qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui désire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée".
Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)".
Levant ses mains au ciel elle pria : "Ô Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. Ô Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. Ô Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. Ô Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants".
A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. l'âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.
13-Sa mort
Elle vécut plus de quatre vingt dix ans, étant la dernière à vivre encore parmi les femmes émigrées (Mouhajirat).

Elle devint aveugle après que son fils 'AbdAllah, avec qui elle était à la Mecque, fût tué par Al Hajjaj Ibn Yousouf à la Mecque, en 73 de l’Hégire, et mourut quelques jours après lui.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5045

السيدة ام ايمن



امة حبشية تدعى بركة كانت امة اعبد الله بن عبد المطلب والد النبي صلى الله عليه وسلم الذي لم تكتمل برؤيته عيناه ابوها يدعى ثعلبة بن عمرو بن حصن تزوجها عبيد بن الحارث الخزرجي بعد ان اعتقها رسول الله صلى الله عليه وسلم وقد ولدت له ايمن بن عبيد الذي رزق الشهادة في غزوة حنين بعد ان ابلى يومها احسن البلاء واما زوجها عبيد فقد اقام على الشرك حتى مات بعد ان فرق الاسلام بينه وبينها . ولما اتم محمد صلى الله عليه وسلم فترة رضاعه في بادية بني سعد ردته حليمة الى امه امنة بنت وهب فعهدت بحضانته الى ام ايمن وكان يناديها باجمل نداء وهو قوله : يا امه كما ورد عنه صلى الله عليه وسلم انه كان يقول : ام ايمن امي بعد امي وقد اعتقها رسول الله صلى الله عليه وسلم بعد زواجه من السيدة خديجة بنت خويلد التي كانت تلقب في الجاهلية بالطاهرة. وقيل : انه كانت لها هجرتان الاولى بصحبة مهاجرة الحبشة والثانية الى المدينة المنورة.


وكانت لبركة هذه بركات وكرامات قل ان فازت بمثلها المؤمنات وقد اخرج ابن سعد في طبقاته الكبرى فقال : لما هاجرت ام ايمن امست بالمنصرف دون الروحاء فعطشت وليس معها ماء وهي صائمة فجهدها العطش فدلى عليها من السماء دلو من ماء برشاء ابيض فاخذته فشربت منه حتى رويت . فكانت تقول : ما اصابني بعد ذلك عطش ولقد تعرضت للعطش بالصوم في الهواجر فما عطشت بعد تلك الشربة واني كنت لاصوم في اليوم الحار فما اعطش.
وام ايمن واحدة من المبشرات بالجنة وقد سمع زيد بن حارثة رضي الله عنه قول الرسول صلى الله عليه وسلم: من سره ان يتزوج امراة من الجنة فاليتزوج ام ايمن فبادر زيد الى النبي صلى الله علي وسلم وخطبها منه وكان من ثمرة هذا الزواج ان ولدت له اسامة بن زيد ولما كان الصحابة يدعون زيدا حب رسول الله صلى الله عيه وسلم فقد اطلقوا على ابنه اسامة حب الحب.

وكفى ام ايمن فضلا ان يقول عنها رسول الله صلى الله عليه وسلم بعد ان ينظر اليها:هذه بقية اهلي.


وكانت رضي الله عنها - ترافق رسول الله صلى الله عليه وسلم في حله وترحاله حتى في خروجه غازيا في سبيل الله وقد لمع نجمها يوم احد فقد خرجت لتسقي العطاش من جند الله وتضمد جراح المصابين ولما رات رسول الله صلى الله عليه وسلم قد شقت شفته وكسرت رباعيته وسال الدم على وجهه الشريف عز عليها مراه هذا وحين رات بعض المسلمين يفرون عنه غير مبالين بما اصابه راحت تحثي التراب عليهم وتقول لكل فار يمر بها : هاك المغزل فاغزل به وهلم سيفك تعني انه امراة ولا شان له بالقتال لان القتال من عمل الرجال . وقد اصابها سهم سدده اليها احد المشركين وراها رسول الله صلى الله عليه وسلم فاعطى سعد بن ابي وقاص سهما ليس له نصل وامره ان يرمي من رماها فاصابت رميته والتفت رسول الله صلى الله عليه وسلم الى ام ايمن ثم قال : استقاد لها سعد.


وكان زيد بن حارثة قد حرم من السعادة الزوجية التي كان يتوخاها حين تزوج زينب بت جحش ابنة عمة رسول الله صلى الله عليه وسلم لعدم الوفاق معها لكن ام ايمن عوضته عن ذلك فوجد لديها السعادة التي كان ينشدها وبلغت سعادتهما اوجها بعد ان انجبت له ولده اسامة بن زيد . وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يكن لزيد وامراته وابنهما اسامة اعمق الحب ويظهر لهم احر الوداد وكان يستعمل زيدا وابنه اسامة على الجيوش التي يبعثها وفيها كبار الصحابة . فهل من دليل اكبر من هذا يدل على عمق حبه وحرارة مودته لهذه الاسرة الكريمة.

ولما جهز رسول الله صلى الله عليه وسلم جيشا للقاء الروم عند قرية مؤتة استعمل على هذا الجيش ثلاثة امراء و رتبهم كما يلي:


زيد بن حارثة فان سقط شهيدا فجعفر بن ابي طالب فان سقط شهيدا فعلى الناس عبد الله بن رواحة وبعد التحام جند الله مع الاعداء جاء الوحي الى رسول الله صلى الله عليه وسلم يخبره باستشهاد الامراء الثلاثة زيد وجعفر وابن رواحة.

وتلقت المؤمنة المجاهدة ام ايمن نعي رسول الله صلى الله عليه وسلم للشهداء بصبر وثبات لا يعرفان عند كثير من الرجال .

كان يقينها ان الجنة مستقر الشهداء وقد اتخذ زيد سبيله اليها واما هي فقد بشرها بها رسول الله صلى الله عليه وسلم وهي مطمئنة الى لقاء زيد هناك ولكنها تريد ان تطمئن على مصير ايمن واسامة ولا تلريد ان يكونا بعيدين عنها في دار الخلود. لذلك دفعت بهما ليخرجا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم والمسلمين الى حنين وكما تمنت فقد اتخذ الله ايمن شهيدا مع عدد من المسلمين واما اسامة فقد كتبت له السلامة.

وكانت ام ايمن تتدلل في بعض الاحيان على رسول الله صلى الله عليه وسلم لما كانت تعلمه من حسن عشرته وخلقه العظيم ونبله الكريم ومعرفتها نمكانتها عنده و كبير تقديره لها . ففي احدى المرات كما تروي السيدة عائشة - رضي الله عنها - قالت : شرب رسول الله صلى الله عليه وسلم وام ايمن عنده فقالت : يا رسول الله اسقني فقلت لها ا لرسول الله صلى الله عليه وسلم تقولين هذا فقالت ما خدمته اكثر فقال النبي صلى الله عليه وسلم صدقت ام ايمن فسقاها بيده الكريمة. فما اعظم حفظك للمعروف و ردك للجميل يا اكرم المرسلين.

وشهدت ام ايمن شهادة الحق ولم تقل غير الصدق حين سالها سيد الخلق يوم افتري على ام المؤمنين عائشة في حادثة الافك وقال يا ام ايمن اي امراة تعلمين عائشة فردت حاشا سمعي وبصري ان اكون علمت او ظننت بها الا خيرا . وخاب سعي المفترين وباؤوا بالخزي المبين . واذا كانت ام ايمن قد شاركت البيت النبوي احزانه واتراحه وشهدت وفاة السيدة خديجة وزينب بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم
فان اعظم المصائب التي منيت بها يوم التحق نبي الله صلى الله عليه وسلم بالرفيق الاعلى فقد هزها الخطب هزا عنيفا و جرعها امر كؤوس الالم ةالاسى ولم تجد غير الصبر والرضا بقضاء الله متاسية بما كان يفعله رسول الله صلى الله عليه وسلم في مثل هذه المواقف.

واما كان رسول اللعه صلى الله عليه وسلم يزورها مع بعض اصحابه ابان حياته فقد استمر ابو بكر وعمر يفعلان ذلك بعد وفاته.

وقد اخرج الامام مسلم في صحيحه عن انس رضي الله عنه قال : قال ابو بكر -رضي الله عنه- بعد وفاة الرسول صلى الله عليه وسلم لعمر : انطلق بنا الى ام ايمن نزورها كما كان الرسول صلى الله عليه وسلم يزورها فلما انتهينا اليها بكت فقالا لها ما يبكيك ما عند الله خير لرسوله صلى الله عليه وسلم فقالت ما ابكي الا اكون اعلم ان ما عند الله خير لرسوله صلى الله عليه وسلم ولكن ابكي ام الوحي قد انقطع من السماء فهيجتهما على البكاء فجعلا يبكيان معها.

انه الوفاء الذي تعلمته ام ايمن في بيت النبوة ومن اوفى من رسول الله صلى الله عليه وسلم بعهده لله ولاهله ولاصحابه وللمسلمين حتى مع الكفار اذا عاهدهم كان يفي لهم الا ان يكونوا هم الناكثين .

ولما بلغها ان الخليفة العادل عمر بن الخطاب طعن بيد ابي لؤلؤة المجوسي وقضى نحبه قالت اليوم وهى الاسلام . ولم تستطع الانتظار طويلا فلحقت به عشرين يوما ودفنت في البقيع.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5049

RAMLA, OUM HABÎBA
Érudite en jurisprudence

Abou Soufiyân, chef des Quraychite, a été, lors de la Révélation, le plus acharné des ennemis du Prophète (QSSSL) et de la communauté des croyants. Il ne put cependant empêcher certains membres de safamille à se convertir à l’Islam, entre autres, sa fille Oum Habîba. Malgré les pressions de son mari, Oum Habîba demeura fermement attachée à l’Islam et, lorsque la nouvelle de son veuvage et de sa constance parvint au Prophète(QSSSL), il envoya un émissaire pour la demander en mariage. Elle avait 35 ans. Nullement étonnée par cette demande, elle avait fait un rêve au cours duquel elle s’était entendue appeler Mère des Croyants. Elle donna son consentement et le mariage fut célébré en Abyssinie en l’an 6 de l’Hégire, en l’absence du Prophète (QSSSL) qui donna une dot de 400 dinars. Elle lui fut remise par le Négus, en qualité de représentant du Prophète (QSSSL). On peut s’étonner de tant de bienveillance de la part du roi d’Abyssinie pour cette petite communauté d’émigrés.A l’exception d’Aïcha, toutes les autres épouses avaient déjà connu Oum Habîba à LaMecque avant son exil. Avant l’union du Prophète (QSSSL) et de Oum Habîba, Dieu révéla à son messager dans un des versets de la Sourate 60. {II se peut que Dieu assigne de l’amitié entre vous et ceux que vous aviez pour
ennemis [...]}Après cette révélation, Abou Soufiyân se montra moins tenace à combattre les musulmans. La violation de la trêve prévue pour une durée de 10 ans l’inquiéta même. D’ailleurs il s’empressa de se rendre à Médine pour y rencontrer le Prophète (QSSSL) afin de l’assurer de sa bonne foi et lui faire savoir que cet incident ne s’était produit que par le fait de quelques insensés. Il se rendit chez sa fille, Oum Habîba, nouvellement installée dans la maison du Prophète
(QSSSL), pour lui demander d’intervenir auprès de son époux qu’il n’avait pas revu depuis 15 ans. Au moment où il allait s’asseoir sur le tapis du Prophète (QSSSL), Oum Habîbale retira rapidement et le rangea : « C’est le tapis de l’Envoyé d’Allah ! Tu es un idolâtre ! », lui dit sa fille. Abou Sufiyân, semble-t-il, n’a pas voulu déclarer son adhésion à l’Islam tant qu’il se trouvait en état d’impuissance. Plus tard, il vint vers le Prophète (QSSSL) et proclama la shahâda.
Il devint ensuite un des plus grands bienfaiteurs de l’Islam.Un jour, Oum Habîba proposa au Prophète
de prendre pour nouvelle épouse sa propre soeur. Le Prophète parut étonné de cette démarche, mais elle lui dit : « Je ne suis pas ta seule épouse et ma soeur est celle avec qui je préfère te partager ! » Le Prophète (QSSSL) lui fit savoir : « Cela ne m’est pas permis ». En effet, un verset du Coran cite les femmes interdites en mariage dans la sourate 4, verset
23. On rapporte qu Oum Habîba jeûnait beaucoup et priait longuement la nuit. Elle était également très généreuse et venait en aide à ceux qui étaient dans le besoin. Elle a rapporté 65 hadîths, étant érudite en matière de jurisprudence. Décédée en l’an 59 de l’Hégire à 88 ans, elle a été enterrée auprès de ses compagnes (qu’Allah soit satisfait d’elles) au cimetière desfemmes de Médine

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5275

Hafsa bent Omar
Hafsa bent Omar est la fille du célèbre Omar ibn Al-Khattab proche compagnon du Prophète sidna Mohamed et de Zainab bint Mazooun, elle est née avant la révélation, la même année que Fatima, fille du Prophète . La famille de Hafsa était une famille d’intellectuels. Shiffa bint ‘Abdallah, une parente d’Omar, qui savait lire et écrire, avait instruit Hafsa et sa sœur, ce qui était rare avant l’Islam, en particulier pour les femmes. Hafsa avait déjà été mariée à Khounays ibn Houdhafa. ils avaient fait partie du premier groupe d’émigrés partis pour l’Abyssinie, royaume du Négus, qui les protégea même lorsque les Qouraychites les harcelèrent jusque dans ce pays . Au retour de leur émigration, Hafsa et son mari se rendirent à Médine où était désormais installée la communauté. Khounays participa à la bataille de Badr et d’Ouhoud, où il fut blessé et mourut en l’an 2 de l’Hégire.
Sans enfants, Hafsa n’avait que 20 ans lors de son veuvage. Après quelque temps, son père chercha à la remarier . Il s’adressa d’abord à Outhman devenu veuf de Ruqayia, la fille aînée du Prophète, qui déclina l’offre. Il s’adressa ensuite à Abou Bakr qui était son meilleur ami, celui-ci lui en fit de même. Omar se rapprocha du Prophète et lui fit part de son désarroi à trouver un nouvel époux à sa fille. Hafsa était alors réputée pour avoir un caractère hautain et orgueilleux. Le Prophète lui répondit : «Je te montrerai un meilleur gendre qu’Outhman et je lui montrerai un meilleur beau-père que toi».
Ainsi, le Prophète demanda la main de Hafsa à Omar, qui bien entendu la lui accorda. À cette époque, elle était la troisième épouse du Messager de Dieu : Sawda, ‘Aicha et Hafsa.
Après la mort du Prophète , Hafsa a été chargée de garder la copie écrite du Coran. En effet, Omar conseilla à Abou Bakr, devenu le premier calife de l’Islam, de réunir en un livre tous les versets du Coran éparpillés ici et là. Il ne fallait pas que le Livre sacré disparaisse des mémoires, d’autant que des centaines de lecteurs du Coran étaient morts au cours des batailles. Abou Bakr suivit le conseil d’Omar. Il désigna une commission qui se chargea de rassembler tous les écrits et tout ce que les musulmans avaient gardé en leur mémoire. Lorsque la tâche fut terminée, le document fut remis à Hafsa.
Quand Abou Bakr mourut, son successeur, Omar, prit le titre d’Emir des croyants. Ainsi, Hafsa fut témoin de l’expansion de l’Islam sous le califat de son père, de la même manière qu’elle fut témoin de son assassinat. Omar fut poignardé mortellement par Abou Lou’Loua al-Majoussi. Hafsa mourut sous le califat de Mouaawiyya. Elle est enterrée dans le cimetière al-Baqi’ avec les autres Mères des croyants.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5283

zaynab Bint Jahch (que Dieu l'agrée)

-C'est Zaynab, fille de Jahch, cousine du Prophète sidna Mohamed.
-Son premier mariage c’était avec Zayd Ibn Haritha
-Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) :
D’après les historiens de cette époque, le Messager de Dieu Sidna Mohamed regarda Zaynab Bint Jahch et dit :
"Louange à Celui qui détourne les Cœurs".
Elle était l'épouse de Zayd Ibn Haritha, son esclave affranchit, qui voulait divorcer d'elle. Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit :
"Crains Dieu ! Et garde pour toi ton épouse".
Et quand Zayd a divorcé d'elle, Dieu (le Très-Haut) a fait, du haut des sept cieux , qu'elle épouse le Messager de Dieu . Dieu est Le Proche [Waliy] qui l'a fait [Zaynab] épouser au Prophète.
Il lui conclut l'acte de mariage du haut de Son Trône , et Il révéla à son Prophète à la sourate 33 verset 37 ce qui suit :
« Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l'avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Dieu", et tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Dieu qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement de Dieu doit être exécuté ». }
Anas ibn Malîk -Qu’Allah l’agrée- rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant :
« C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux »
Anas ibn Malîk rapporte aussi que « lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch -Qu’Allah l’agrée- , le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- en leur disant : « Allah m’a donné en mariage du ciel ».
Aïcha -Qu’Allah l’agrée- , la mère des croyants, a rapporté ce qui suit :
1°- Que le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit
« Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »
2°-« Les femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».
3°- « ..Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.»
4°-« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .»
5°-« Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. »
6°- Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- interrogea Zaïnab bint Jahch à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de ‘Aïcha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».
7°- « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.»
Sa mort : En l'an 20 de l'Hégire.

Re:Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year, 8 months ago #5300

السيدة فاطمة بنت اسد



والدها اسد بن هاشم بن مناف تزوجها ابو طالب بن عبد المطلب فانجبت له اربعة ذكور هم : طالب وعقيل و جعفر و علي وثلاث اناث هن : ريطة و جمانة ةام هانئ.

ولما اراد الله بها من الخير لبت دعوة الاسلام وكانت من المبايعات اللواتي بايعن رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم هاجرت الى المدينة .

اما زوجها ابو طالب فقد رفض تلك الدعوة ومات على ملة الاشياخ من المشركين رغم دفاعه الشديد عن ابن اخيه وحمايته له من اذاهم وبغيهم وطغيانهم.

توفيت امنة بنت وهب وتركت وراءها ابنها الوحيد محمدا صلى الله عليه وسلم وقد بلغ السادسة من عمره فكفله جده عبد المطلب حتى اذا مضىت سنتان واصبح عمره ثماني سنوات وافت المنية عبد المطلب فكفله عمه ابو طالب وضمه الى اسرته ليعيش بين اولاده واوصى امراته فاطمة بنت اسد بحسن رعايته والعطف عليه بعد ان حرم عطف ابيه ومنع حنان امه وشفقة جده وعنايته به .

ووعت ام طالب وصاة زوجها لها فاحسنت معاملته كل الاحسان ومنحته من العطف والحنان ما يكاد يعجز عن وصفه اللسان واولته من حبها وكرمها الى درجة ايثاره على بنيها كما شهدت مع زوجها ابي طالب من بركته وفضله الذي عم اسرتها برمتها .

ولما ابلغت زوجها ابا طالب ان الطعام الذي تقدمه لابنائها لا يكفي لسد جوعهم حين ياكلون في غياب ابن اخيه اما كمية الطعام ذاتها فيفيض منها اذا اكلوا وكان حاضرا وهم يطعمون.

و كذلك حال الماء فان القدح لا يروي ايا منهم اما اذا شرب ابن عمه منه فيكفي لاروائه وتبقى فيه بقية.

ولهذا امر ابو طالب اولاده ان يطعموا ويشربوا في الوقت الذي يكون فيه ابن عمهم بين ظهرانيهم وجالسا معهم.

وكان عمه ابو طالب يقول لامراته انه ولد مبارك.

وحين اشتد عوده واصبح قادرا على الكسب اراد رد الجميل لعمه بعدما راى من كثرة عياله وضيق ذات يده وقلة كسبه فكلم عمه العباس ابن عبد المطلب للتخفيف عن ابي طالب ومساعدته في تربية بعض عياله .
وقصد محمد صلى الله عليه وسلم وعمه العباس دار ابي طالب ولما فاتحاه بالامر قال لهما : دعا لي عقيلا وخذا من تريدان وعندها اختار محمد صلى الله عليه وسلم عليا واختار العباس جعفرا ومضى كل بمن اختاره الى بيته.

و كان ابو طالب قد علم ابن اخيه امور التجارة حتى انه في احدى المرات حين كان يعيش معه في داره واراد الخروج الى الشام تاجرا تعلق به يريد مرافقته فرق له ابو طالب واقسم ليخرجن به معه وبر بقسمه يومئذ وحمله معه في تلك الرحلة ثم اخبره ان سيدة قريش خديجة بنت خويلد ترسل اناسا في تجارة لها وطلب منه ان يعرض نفسه عليها ولما جربته وشهدت امانته وصدقه وما جاءها به من ربح وفير خطبته لنفسها ثم كان الزواج السعيد.

وكانت خديجة في الاربعين حين بنى بها وتكبره بخمس عشرة سنة ولكن الوفاق والسعادة والحب والوفاء بلغا منهما الغاية والكمال.

وفي الاربعين نزل جبريل رضي الله عنه يحمل اليه من ربه رسالة الاسلام ليخرج الناس من الظلمات الى النور باذن ربهم . فكانت خديجة اول المصدقات لزوجها واول المسلمات وكان ربيبه علي بن ابي طالب اول من اسلم من الغلمان وابو بكر الصديق اول المسلمين من الرجال . ولما دعا رسول الله صلى الله عليه وسلم قومه الى الاسلام ناصبوه العداوة والبغضاء وكان عمه ابو لهب وامراته ام جميل اشد المعارضين له والساعين في ايذائه وبلغ كفار قريش المدى في عدائهم حين الجاوا رسول الله صلى الله عليه وسلم واهله وصحبه مع بعض المشركين ومنهم عمه ابو طالب الى شعب ابي طالب و فرضوا عليهم حصارا ظالما غاشما فمنعوهم الطعام والشراب والنكاح منهم واليهم واستمر الحصار ثلاثة اعوام خرج الناس منه منهكين مهدودين .

ولم تكن سن ابي طالب تحتمل ثلاث سنوات من الحصار والتجويع فخرج من الشعب مثقلا بالمرض من دون ان تتوافر لديه امكانية مقاومته ولم ينجح رسول الله صلى الله عليه وسلم في سماع كلمة الايمان منه فمات مقيما على شركه وكان ذلك مبعث حزن رسول الله صلى الله عليه وسلم وامراته ام طالب واولاده لانهم شهدوا ما بذله في نصرة ابن اخيه ودفع اذى قريش عنه . و نزل قول الله تعالى : انك لا تهدي من احببت . الاية 56 من سورة القصص.

وعكفت فاطمة بنت اسد على تربية اولادها وتسليحهم بتعاليم الاسلام وتحليتهم باخلاقه وما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم لينسى جميلها وكبير فضلها ورعايتها له خلال كفالة عمه ابي طالب له بعد وفاة جده عبد المطلب فكان يزورها في بيتها ويقيل عندها . و قد اشار الى ذلك صاحب الطبقات الكبرى ابن سعد في كتابه ووصفها بانها امراة صالحة رضي الله عنها . وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يذكرها بين الحين والاخر ببعض الهدايا فقد اخرج صاحب الاصابة عن علي بن ابي طالب قال : اهدى الي رسول الله صلى الله عليه وسلم حلة استبرق فقال : اجعلها خمرا بين الفواطم فشققتها اربع اخمرة خمارا لفاكمة بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم وخمارا لفاطمة بنت اسد وخمارا لفطمة بنت حمزة ولم يذكر الرابعة وقال ابن حجر: ولعلها - اي الرابعة- امراة عقيل بن ابي طالب واسمها فاطمة بنت شيبة .


ومما شق على فاطمة بنت اسد طول فترة غياب ابنها جعفر بن ابي طالب عنها لوجوده في مهاجره بالحبشة وقد فاض بها الشوق اليه والى امراته اسماء بنت عميس واطفالها الثلاثة الذين انجبتهم له في الحبشة .

ولكن ابنها علي بن ابي طالب استطاع ادخال الفرحة الى نفسها حين اخبرها بخطبته لفاطمة الزهراء لبنة رسول الله صلى الله عليه وسلم .

ولم تكن هناك حماة اسعد من فاطمة بنت اسد حيث اصبحت كنتها سيدة نساء العالمين وكان علي رضي الله عنه بارا بامه محبا لها حريصا على مرضاتها كما ان حبه لبنت حبيبه رسول الله صلى الله عليه وسلم ليس محل شك او ارتياب وحتى لا ينشب خلاف صغر او كبر بين الحماة وكنتها قال علي لامه : اكفي فاطمة بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم سقاية الماء والذهاب في الحاجة وتكفيك خدمة الداخل الطحن والعجن . وهكذا عاشتا في وفاق ووئام حتى فرق بينهما سهم الحمام و كان من يمن فاطمة بنت اسد ان لبت نداء ربها ورسول الله صلى الله عليه وسلم على قيد الحياة فحين اخبر بوفاتها قال لاصحابه : قوموا الى امي . فلما انتهوا الى الباب نزع رسول الله صلى الله عليه وسلم قميصه فقال : اذا غسلتموها فاشعروها اياه تحت اكفانها. وروي عن ابن عباس - رضي الله عنهما- انه قال : لما ماتت فاطمة بنت اسد ام علي - رضي الله عنها- البسها النبي صلى الله عليه وسلم قميصه واضطجع معها في قبرها و جزاها خيرا فقالوا : يا رسول الله صلى الله عليه وسلم ما رايناك صنعت باحد ما صنعت بهذه فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : انه لم يكن بعد ابي طالب ابر بي منها انما البستها قميصي لتكسى من حلل الجنة . واضطجعت في قبرها ليهون عليها عذاب القبر . فهل كان في البرية احد اعظم برا من رسول الله صلى الله عليه وسلم..

Re: Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year ago #8466

الزوجات



تزوج الرسول صلى الله عليه و سلم احدى عشرة امراة واحدة في الجاهلية وعشرا في الاسلام ولم يتزوج على الاولى الا بعد ان فارقت الحياة و ماتت اثنتان منهن في حياته والتسع الاخريات بعد وفاته و لم يجمع الا بين تسع .ولم يجمع الا بين تسع . و لم يبن الا ببكر واحدة هي السيدة عائشة بنت الصديق واما العشر فكلهن ثيبات سبق لهن الزواج. ويطلق عليهن امهات المؤمنين لقوله تعالى ( النبي اولى بالمؤمنين من انفسهم وازواجه امهاتهم ) صدق الله العظيم "الاحزاب 6"


1- السيدة خديجة بنت خويلد

2- السيدة سودة بنت زمعة

3- السيدة عائشة الصديقة بنت ابي بكر الصديق

4- السيدة ام سلمة

5- السيدة حفصة بنت عمر بن الخطاب

6- السيدة زينب بنت خزيمة

7- السيدة زينب بنت جحش

8- السيدة جويرة بنت الحارث

9- السيدة صفية بنت حيي بن اخطب

10- السيدة ام حبيبة بنت ابي سفيان

11- السيدة ميمونة بنت الحارث
The following user(s) said Thank You: Jamal El Khaiat

Re: Des femmes exemplaires dans l'histoire de l’Islam 1 year ago #8477

1- السيدة خديجة بنت خويلد رضي الله عنها


اول ازواجه صلى الله عليه وسلم وهي الوحيدة التي تزوجها في الجاهلية ولم يتزوج غيرها حتى ماتت كان ابوها خويلد بن اسد و امها فاطمة بنت زائدة. و كان لقبها في الجاهلية الطاهرة ثم حصلت في الاسلام على لقب ام المؤمنين . و لكن كيف تعرف نبي الله صلى الله عليه وسلم عليها وما الذي ادى الى الزواج منها .
كانت خديجة امراة ذات شرف و مال تبعث الرجال في مالها ليتجروا لها فطلب ابو طالب من ابن اخيه محمد صلى الله عليه و سلم ام يتصل بها لعلها تجده مناسبا لهذه التجارة التي يمارسها عمالها لقاء اجر معلوم. فلما راته توسمت فيه الخير و قررت ارساله مع غلامها ميسرة الى الشام في تجارتها.
و خرج محمد صلى الله عليه وسلم و ميسرة في مال خديجة و في الطريق مرا بصومعة احد الرهبان وكانت ثمة شجرة بقربها فنزل محمد صلى الله عليه وسلم يتفيا في ظلها ولما تطلع الراهب وراه تحتها نادى على ميسرة وساله الست تعرف هذا الرجل الذي نزل تحت الشجرة فقال ميسرة بلى اني اعرفه انه رجل من قريش وواحد من اهل الحرم فقال الراهب الم تعلم ان هذه الشجرة لم ينزل تحتها قط الا نبي وادرك ميسرة ان مولاته ستسر كثيرا حين ينقل لها هذا الذي سمعه من الراهب ولم يكن هذا هو الشئ الوحيد الذي يريد ميسرة ابلاغها به لان عنده مفاجاة اخرى ليست اقل بهجة من سابقتها ولا ادنى اهتماما بشانها ذلك ان ميسرة كان يرى عندما كان حر الشمس يقوى و يشتد ملكين يظلان صاحبه وهو يسير فوق بعيره.
و لما باع محمد صلى الله عليه وسلم سلعته واشترى ما يريد ان يشتري قفل راجعا مع ميسرة الى مكة حرسها الله تعالى.






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