Mes amis(es) bonsoir, à mon avis toute épouse doit satisfaire les demandes de son mari si le but recherché est conforme à la nature, aux règles de l’Islam, et à la légalité des lois de la société, et surtout lorsque le but de la demande est relative à un rapport sexuel avec elle , sans oublier que ce noble but qui compose un droit fondamental pour l’homme que pour la femme est toute à fait naturel, mais dans tous les cas, ce droit reste subordonnée à l’état physique et moral. Car la femme malade ou bien dans un état psychologique qui ne lui permet pas de satisfaire cette demande est excusée par Dieu.
Notre Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
« Ne faites pas le mal et ne rendez pas le mal par le mal. »
Si le refus de la femme est justifié, l’homme doit lui donne raison. Si la femme cherche le divorce pour une raison ou une autre conformément aux prescriptions des lois, l’homme doit répondre favorablement. Mais à mon avis, aucune femme ne refuse la demande de son mari son aucun motif valable, sauf c’est une femme sans racines.
Dans ce sens, Le Sheikh Youssouf Al-Quardaoui avait dit :
« La relation sexuelle entre les époux est cruciale et marque de manière indélébile la vie conjugale. Ne pas s’intéresser à cette question, ou la mettre de côté, peut rendre cette vie difficile. L’amoncellement des erreurs au niveau de la relation sexuelle peut détruire la vie conjugale.
Certaines personnes doivent penser que la religion a négligé cet aspect malgré son importance. D’autres pensent que la religion est trop noble et trop pure pour s’intéresser à cet aspect par des enseignements et des conseils ou par des lois et une organisation. Ils s’appuient pour cela sur la vision d’autres religions de la question du sexe considéré comme étant ‘une salissure et un rabaissement animal’. En réalité, l’Islam n’a pas négligé ce côté sensible de la vie de l’Homme et de la vie familiale. L’Islam a ainsi exprimé des obligations et des interdits, qu’ils soient de nature à être considérés comme des commandements moraux ou comme des lois obligatoires.
La première chose que l’Islam a établie au niveau de cet aspect est la reconnaissance du caractère parfaitement naturel et authentique de l’instinct sexuel. L’Islam condamne ainsi toutes les tendances extrémistes qui visent à l’empêcher, ou à le considérer comme une salissure ou une souillure. C’est pour cette raison que l’Islam a empêché ceux qui voulaient abolir définitivement l’instinct sexuel.
De même, après le mariage, l’Islam a établi le droit de chacun des époux à répondre à cet instinct. Il a incité à l’acte sexuel à un tel point qu’il est considéré comme une forme d’adoration et de rapprochement de Dieu, comme cela a été précisé dans le hadith authentique : « En une partie de vous, il y a une bonne action ». Les Compagnons dirent : "Ô Messager de Dieu, quelqu’un qui satisferait à ses pulsions serait gratifié d’une bonne action ?" Le Messager de Dieu répondit : « Oui, s’il satisfait ses pulsions illicitement, n’aura-t-il pas récolté une mauvaise action ? Prendriez-vous alors en compte le mal sans prendre en compte le bien ? »
Mais l’Islam a pris en compte que l’époux, naturellement et ordinairement, est le requérant à l’acte sexuel et la femme la requise. Il est plus passionné par sa femme, et de moindre patience qu’elle, contrairement à ce que prétendent certains selon qui le désir de la femme est plus fort que celui de l’homme. La réalité prouve qu’il n’en est pas ainsi, et c’est ce qu’a établi la législation ».
Maintenant pour : « FRAPPER SA FEMME? » voici l’avis d’un cheikh de
bayynat.org.lb/femme :
« Toute personne peut avoir la mentalité du fort ou celle du faible. Le fort manifeste très souvent sa supériorité vis-à-vis du faible. Il est facile de remarquer que le père ou la mère frappent leurs enfants même quand il ne s'agit pas de les éduquer.
Il est facile de remarquer aussi que le gouverneur ordonne qu'on ouvre le feu sur son peuple, ou qu'on l'emprisonne, ou qu'on le pourchasse et le maltraite. Dans tous ces phénomènes, on trouve le même constat: le fort opprime le faible.
Pour ce qui est de l'homme et de la femme, la mentalité du premier vis-à-vis de la seconde est celle du fort vis-à-vis du faible. Cela lui donne l'impression qu'il a le droit de frapper sa femme et de le faire à sa guise, sans se soucier du fait qu'il ait ou q'il n'ait pas le droit d'exiger de sa femme ce qu'il lui exige. Il se peut aussi que l'homme maltraite sa femme pour se soulager ou se défouler en réaction à ses heurts avec les autres.
La qualification légale est claire à ce sujet: Dieu –qu'Il soit exalté et glorifié- ne donne à l'homme le droit d'exercer son autorité vis-à-vis de sa femme, dans le cadre de la relation conjugale, que dans une seule situation dont nous parlerons tout de suite. La femme épouse est, dans le cadre des relations humaines en général, comme toute autre femme étrangère par rapport au mari. Il n'a aucun droit de l'insulter ni de la frapper ni de la chasser injustement de sa maison. Il n'a pas non plus le droit de la maltraiter ou de lui faire du tort, dans tous les sens de ces mots, et comme si elle était une femme totalement étrangère. Dieu ne donne pas à un être humain le droit de s'imposer sur un autre être humain, dans ces domaines de la vie, que le second ait ou non une relation avec le premier.
Il y a une seule situation où l'Islam évoque le fait de frapper: il s'agit de la situation où la femme se révolte et renonce à ses devoirs conjugaux, comme lorsqu'elle l'empêche d'avoir avec elle les rapports sexuels au sujet desquels elle doit toujours avoir une attitude positive, sauf dans les cas où elle ne peut pas le faire pour des raisons impérieuses. Dans ce cas l'Islam propose plusieurs solutions pour mettre fin à la révolte de la femme. Nous en évoquons deux:
La première consiste dans les conseils qu'il faut donner à la femme pour lui ouvrir les yeux sur la gravité de l'erreur qu'elle commet et sur les conséquences négatives d'une telle attitude dans ce bas-monde et dans l'Autre-Monde.
La seconde consiste dans l'abandon du lit conjugal, ce qui est une punition psychologique. L'homme peut ainsi dormir dans un endroit autre que celui où dort sa femme. Il peut lui tourner le dos, ou faire n'importe quel autre geste de ce genre.
Si ces deux solutions s'avèrent inefficaces, le mari peut alors avoir recours au fait de frapper, dans la mesure où il est dans son droit face à sa femme qui se révolte sans raison valable et refuse d'écouter le conseil et de réagir convenablement à l'abandon. Frapper devient donc un droit du mari qui cherche à sauvegarder la maison conjugale et à l'empêcher de s'écrouler avec le divorce. En réalité, la femme qui n'écoute pas le conseil et ne craint pas l'abandon et la punition psychologique est une femme qui ne peut être rendue à la raison que par les coups. La femme sage, posée et équilibrée est celle qui écoute le conseil, qui s'ouvre à la discussion et qui réagit psychologiquement d'une manière qui ne conduit pas à l'abandon, par son mari, du lit conjugal. Quant à la femme qui n'écoute, ni n'entend, ni ne se montre sensible, elle est une femme anormale et le fait de la frapper est la dernière solution, l'opération chirurgicale qui sauve la vie conjugale.
L'enseignement indique aussi que frapper la femme ne doit pas aller au-delà de la fonction de correction. Il ne faut ni la blesser, ni lui casser un os, ni le faire sous l'influence d'un problème ou d'un "complexe psychique".
C'est donc la seule situation où il est permis de frapper la femme et il faut qu'auparavant, tous les moyens pacifiques soient essayés. Dans toutes les autres situations, le mari n'a aucunement pas le droit de frapper sa femme pour des raisons comme son refus d'allaiter l'enfant ou de préparer les repas… car toutes ces fonctions ne font pas parties des devoirs de la femme envers son mari.
C'est ainsi que se présente l'avis de l'Islam en ce qui concerne cette question. Pour cette raison, tous ceux qui frappent leurs femmes, en dehors des limites fixées par Dieu –qu'Il soit exalté et glorifié- sont des personnes injustes et peu importe qu'ils frappent leurs épouses, leurs sœurs ou n'importe laquelle des autres femmes ».