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Aujourd’hui j’ai choisi un sujet sur l’un des grands savants musulmans oubliés de l’histoire dont le nom est : Khawarizmi rahimaho ALLAH, et c’est grâce à ce Monsieur et à d’autres savants comme lui que le monde de nos jours est devenu développé.
C’est l’inventeur de l'algorithmiques (tiré de son nom Khawarizmi) qui est aussi la base de la programmation en « informatique » eh oui ! Son nom complet est Khawarizmi d'Abu Abdullah Muhammad Ibn Musa née à Khawarizm (Kheva ou Khiva), une ville au sud du fleuve Oxus dans le présent Ouzbékistan (Uzbekistan), un pays musulman pendant plus de mille années, a été succédé par les Russes en 1873.) Ses parents émigrés au sud de Bagdad quand il était un enfant. La date exacte de sa naissance n'est pas connue. On l'a établi de ses contributions qu'il s'est épanoui sous la Khalifa Al-Mamun à Bagdad pendant 813 à 833. Et il est mort autour 840. Il est le meilleur et connu pour présenter l'algorithme/ mathématiques de concept, qui est tiré de son nom. Khawarizmi est l'un des plus grands savants mathématiciens jamais vécu. Il est le fondateur de plusieurs branches et concepts de base des mathématiques. Il est également célèbre en tant qu'un astronome et géographe. Al-Khawarizmi a influencé la pensée mathématique à une plus grande ampleur que tout autre auteur médiéval. Il est identifié en tant que fondateur d'algèbre, comme il lance non seulement le sujet sous une forme systématique mais également développé jusqu'au degré de donner les solutions analytiques des équations linéaires et quadratiques. L’algèbre est dérivée de son célèbre livre "Al-Jabr wa-Al-Muqabilah". Il a développé en détail les tables trigonométriques contenir le sinus fonctionne, qui plus tard ont été extrapolés aux fonctions de tangente. Al-Khawarizmi a également développé le calcul de deux erreurs, qui l'ont mené au concept de la différentiation. Il a également raffiné la représentation géométrique des sections coniques L'influence d'Al-Khawarizmi sur la croissance des mathématiques, de l'astronomie et de la géographie est bien établie dans l'histoire. L’approche était systématique et logique, et non seulement il a rassemblé la connaissance alors régnante sur de diverses branches de la science mais également enrichi lui par ses contributions originales. Il a synthétisé la connaissance grecque et indoue et aussi a contenu sa propre contribution d'importance fondamentale pour des mathématiques et la science. Il a adopté l'utilisation de zéro, comme numéro d'importance fondamentale, amenant à la prétendue arithmétique des positions et du système décimal. Il a frayé un chemin de travail sur le système des numéros est bien connu en tant que l'algorithme, En plus il présenté les chiffres ou numéros en ‘‘arabe’’, il a aussi développé plusieurs procédures arithmétiques, y compris des opérations sur les fractions. En plus d'un traité important sur l'astronomie, Al-Khawarizmi a écrit un livre sur les tables astronomiques. Plusieurs de ses livres ont été traduits en latin par Abélard de Bath et Gérard de Crémone. Les traités sur l'arithmétique, Kitab al-Jam'a wal-Tafreeq bil Hisab al-Hindi, et celui sur l'algèbre, Al-Maqala fi Hisab-al Jabr wa-al-Muqabilah, sont connus seulement par des traductions latines. C'était cette traduction postérieure jusqu'à qu’il a présenté la nouvelle science inconnu à ouest " puis." Ce livre a été employé jusqu'au seizième siècle comme manuel mathématique principal des universités européennes. Ses tables astronomiques ont été également traduites en langues européennes et, plus tard, en Chinois. La contribution d'Al-Khawarizmi à la géographie est également exceptionnelle. Il a non seulement mis à jour les vues sur la géographie, mais également les corriger avec beaucoup de détails en compagnie de Soixante-dix géographes qui ont travaillé sous la conduite de Khawarizmi et ils ont produit la première carte du globe terrestre. On rapporte qu'également il a collabore aux mesures des degrés, volume et la circonférence de la terre. Son livre de géographie "Surat-Al-Ard intitulé Kitab," comprenant des cartes, a été également traduit. Ses autres contributions incluent le travail original lié à l’horloge, les cadrans solaires et astres. Il a également écrit Al-Tarikh de Kitab et Al-Rukhmat de Kitab (sur les cadrans solaires). |
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Très bon sujet. Voici un extrait sur Ibn sina ( Avicene) tiré de Wikipedia:
Abū ‘Alī al-Husayn ibn ‘Abd Allāh ibn Sīnā (en persan : ابو علی الحسين بن عبد الله بن سينا), connu sous le nom de Ibn Sīnā ou Avicenne (forme latinisée), était un philosophe, un écrivain, un médecin et un scientifique musulman d'origine persane. Il s'intéressa à de nombreuses sciences, notamment l'astronomie, l'alchimie, la chimie et la psychologie. Il naquit le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara, faisant partie de la province de Khorasan, en Perse, actuellement en Ouzbékistan, et mourut à Hamadan, en Iran, en août 1037. Ses disciples l'appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et Al-Farabi). Aux premiers siècles de l'hégire (VIIe et viiie siècle), les intellectuels orientaux traduisent, compilent et commentent les écrits des antiques, grecs surtout. Une compétition commence entre la culture arabe et la culture persane. De 750 à 850, période des califes Abbassides, la science dite "arabo-musulmane" atteint son sommet. Les souverains payaient, parfois son poids en or, tout livre récemment traduit, et c'est ainsi que, dès le ixe siècle, une majeure partie des écrits de la Grèce était disponible en langue arabe. Le philosophe al-Farabi (mort en 950), le second maître (en référence au premier maître, Aristote), tient une place prépondérante dans cette dynamique. Les textes et traditions des dogmes islamiques se fixèrent à cette époque : le sunnisme, avec al-Ash‘ari (935) le chiisme duodécimain, avec Shaykh Saduq Ibn Babuyeh (991) et Shaykh Mufid (1022) l'ismaélisme, ou chiisme ismaélien, branche du chiisme, en langue arabe et en langue persane. En Occident latin, c'est le Moyen Âge, entre l'effondrement de l'Empire romain (476, invasion des Hérules) et la Renaissance (1453, la chute de Constantinople). Avicenne, de son nom complet Abu 'Ali al-Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina, est né au mois d’août 980 à Khormeytan (ou Afshéna, le "pays du soleil"), près de Boukhara, à l'est de la Perse (Transoxiane, l'actuel Ouzbékistan). Son père était musulman chiite ismaélien. Avicenne se serait plus tard converti au chiisme duodécimain1. Il semble qu'il fut précoce dans son intérêt pour les sciences naturelles et la médecine, qu'à 14 ans, il étudie seul. Avicenne fut envoyé durant sa petite enfance étudier le calcul chez un marchand, al-Natili. Ayant une bonne mémoire, le jeune garçon finit par surpasser son maître en calcul et en mathématiques. Il retient de mémoire l'intégralité du Coran. Il étudia à Boukhara, s'intéressant à toutes les sciences, et surtout à la médecine. Il est influencé par un traité d'al-Farabi, qui lui permet de surmonter les difficultés qu'il rencontre dans l'étude de la Métaphysique d’Aristote. Cette précocité dans les études se double d'une précocité dans la carrière : à 16 ans déjà, il dirigeait des médecins célèbres. Tout alors s'enchaîne : ayant guéri le prince samanide de Boukhara, Nuh ibn Mansûr, d’une grave maladie, il est autorisé à consulter la vaste bibliothèque du palais. Son appétit de connaissance aidant, il aurait possédé à 18 ans toutes les sciences connues. Après la mort du prince et celle de son père, qui le contraignent à gagner sa vie, commence sa vie itinérante. Il voyage d'abord dans le Khârezm, principauté qui fut indépendante (de 994 à 1231) au sud de la mer d'Aral, sur les deux rives du Djihoun (Amou-daria), entre Boukhara et la mer Caspienne. À Djouzdjan, un puissant protecteur, Abu Muhammed Chirâzi, lui permet de donner des cours publics. Il commence à composer son œuvre majeure, le Qanûn (ou Canon) de médecine. Il passe ensuite par le Khorassan, actuel nord-est de l'Iran, puis Rayy (alors Rhagès, proche de l’actuel Téhéran), enfin à Hamadan (à l'ouest de l'Iran moderne) où l'émir bouyide Shams o-dowleh le choisit comme ministre (vizir). Il s'impose alors un programme de travail harassant: le jour, il se consacre à la chose publique, la nuit à la science. En plus de vivre deux carrières, il travaille doublement : il mène de front la composition du Shifa et celle du Canon médical ; la tâche est alors si écrasante qu'il doit se faire aider : deux disciples se partagent la relecture des feuillets des deux ouvrages, dont le fidèle Al-Juzjani, secrétaire et biographe En 1021, la mort du prince Shams o-dowleh, et le début du règne de son fils Sama o-dowleh, cristallisent les ambitions et les rancœurs : victime d'intrigues politiques, Avicenne connaît la prison. Déguisé en derviche, il réussit à s'évader, et s'enfuit à Ispahan, auprès de l'émir kakouyide `Ala o-dowleh. Ces bouleversements n'entament pas sa boulimie de travail. Il jouissait d'une telle réputation que plusieurs princes de l'Asie l'appelèrent à leur cour : le roi de Perse l'employa à la fois comme vizir et comme médecin. Il cultiva aussi avec succès la philosophie, et fut l'un des premiers à étudier et à faire connaître Aristote. Il composa d'après ce philosophe des traités de logique et de métaphysique, où il se montre souvent penseur original. Lors d'une expédition, dont il faisait partie, de l'émir `Ala o-dowleh contre Hamadan, Avicenne est frappé par une crise intestinale grave, dont il souffrait depuis longtemps, et contractée, dit-on, à la suite d'excès de travail et de plaisir. Avicenne tenta de se soigner de lui-même, mais son remède lui fut fatal. Il mourut à l’âge, toujours précoce, de cinquante-sept ans au mois d'août 1037 (428 de l’hégire) après avoir mené une vie fort agitée et pleine de vicissitudes, épuisé par l'excès de travail. La religion de la mère d'Avicenne n'est connue que par des sources secondaires. Si l'on peut supposer en première approche qu'elle est musulmane, certaines sources indiquent qu'elle était juive : c'est le cas notamment du roman Avicenne de Gilbert Sinoué. Cependant une autre source indiquerait que le sultan Mahmûd de Ghaznî aurait répandu cette information afin de « calomnier » le philosophe. D'une ampleur variable selon les sources (276 titres pour G. C. Anawati, 242 pour Yahya Mahdavi), l'œuvre d'Avicenne est nombreuse et variée. Avicenne a écrit principalement dans la langue savante de son temps, l'arabe classique, mais parfois aussi dans la langue vernaculaire, le persan. Il est l'auteur de monuments, d'ouvrages plus modestes, mais aussi de textes courts. Son œuvre couvre toute l'étendue du savoir de son époque : logique, linguistique, poésie; physique, psychologie, médecine, chimie; mathématiques, musique, astronomie; morale et économie; métaphysique; mystique et commentaires de sourates du Coran. Le dessein personnel du philosophe trouve son achèvement dans la philosophie orientale (hikmat mashriqiya), qui prit la forme de la compilation de vingt-huit mille questions. Cette œuvre disparut lors du sac d’Ispahan (1034), et il n'en subsiste que quelques fragments. Pendant plusieurs siècles, jusqu'au xviie siècle, son Qanûn constitue le fondement de l'enseignement en Europe où il détrône Galien, aussi bien qu'en Asie. On lui doit l'usage de la casse, de la rhubarbe, du tamarin, du myrobatan, etc. Influences [modifier] Avicenne, fin lettré, fut le traducteur des œuvres d’Hippocrate et de Galien, et porta un soin particulier à l'étude d'Aristote. Il s'inscrit dans un mouvement général qui vit les philosophes de culture islamique découvrir la culture grecque auprès de l'Empire Byzantin, comme en partie l'Europe Occidentale où beaucoup de manuscrits grecs et romains étaient surtout connus par les copistes des monastères. Avicenne était proche du chiisme ismaélien, le courant auquel appartenaient son père et son frère ; ainsi son autobiographie rapporte-t-elle leurs efforts pour entraîner son adhésion à la dawat ismaélienne. Toutefois, Avicenne appartenait au chiisme duodécimain. Son appartenance ou non à l'ismaélisme est donc controversée, et reste un débat actuel, portant sur l'influence de cette branche de l'islam. L'ismaélisme comprend d'importantes personnalités, telles que Abu Yaqoub Sejestani (xe siècle), Abu Hatim al Razi (mort en 933), Hamid Kermani (vers 1017), ou Nasir e Khosraw (entre 1072 et 1077) dont le travail a fortement influencé la pensée dans l'Islam. Ainsi, la théorie des Dix Intelligences (voir plus bas), amorcée chez al-Farabi apparaît chez Hamid Kermani avant qu'Avicenne ne se l'approprie. |
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خير الكلام ما قل ودل
arabicmeeting.com
Last Edit: 1 year, 6 months ago by Jamal El Khaiat.
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Merci cher Jamal pour ce beau document et vidéo, je suis entrain d'écrire un sujet plus développé sur la vie, œuvre et parcours de notre grand Maitre IBN-SINA rahimaho ALLAH, loin de se raconte les écrivains occidentaux, je vais tenter de le poster cet après midi sur le site /INCHAALLAH
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Al-Battani
Al-Battani (env. 855-923) était un astronome et mathématicien arabe (on écrit aussi Al Batani, et en latin : Albategnius, Albategni, Albatenius ; nom complet : Abou Abdouallahi Moḥamad ibn Jabir ibn Sinaan ar-Raqqui al-Ḥarrani aṣ-Ṣabi al-Battanī), né à Harran près d'Ourfa en Turquie. Son épithète as-Sabi suggère que ses ancêtres étaient membres de la secte des Sabéens qui adoraient les étoiles, mais son nom complet affirme qu'il était musulman. On le désigne parfois comme le « Ptolémée des Arabes ». Al-Battani a travaillé en Syrie, à Ar-Raqqa et à Damas où il est mort. Son œuvre majeure, le Kitab az-Zij (le « Livre des tables ») composé de 57 chapitres, traduit en latin sous le titre de De Motu Stellarum par Platon de Tivoli (Plato Tiburtinus) en 1116 (imprimé en 1537 par Melanchthon, annoté par Regiomontanus), a considérablement influencé l'astronomie européenne. Une réédition apparut à Bologne en 1645. Le manuscrit original de Platon est conservé à la bibliothèque du Vatican. La bibliothèque de l'Escorial possède un manuscrit de chronologie astronomique d'al-Battani. -Astronomie Il a corrigé certains calculs de Ptolémée et il a produit de nouvelles tables pour le Soleil et pour la Lune, qui ont longtemps fait autorité. Il a aussi traité la division de la sphère céleste. Il a découvert le mouvement de l'apogée du Soleil, calculé les valeurs de la précession des équinoxes (54.5" par an) et l'inclinaison de l'axe terrestre (23° 35'). -Mathématiques Probablement sans connaître les travaux de l'astronome indien du ce siècle Âryabhata, il a introduit l'usage du sinus dans les calculs, et en partie celui de la tangente, formant ainsi les bases de la trigonométrie moderne. Il a utilisé les idées d'al-Marwazi sur les tangentes (ou « ombres ») pour développer des méthodes de calcul des tangentes et des cotangentes, et il en a dressé des tables. Il a créé plusieurs formules trigonométriques. ( Source Wikipédia) |
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Last Edit: 1 year, 6 months ago by Moulay Ali.
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le maître des savants IBN-SINA /connu chez les occidentaux sous le nom Avicenne/ RAHIMAHO ALLAH / Que DIEU ait son âme
son père fut originaire de Balkh. Sous le règne de Nouh ibn Mansour le Sâmâni de (977-997), il s’en alla de Balk à Boukhara ; pour travailler dans l’administration. Il devient préfet de Kharmaithan, centre d’un district de la région de Boukhara, métropole ancienne. C’est exactement à Afchana qu’il épousa sa mère, Arabe issue d’une famille noble, Koraïchite de la Mecque et s’installa. Ibn - Sina naquit en 980 à Afchana, près de Boukhara, puis son frère. La famille se rendit à Boukhara, où il étudia le Coran et les belles-lettres. A l’âge de dix ans révolus, il vint à bout de cent quatorze sourates du Coran et d’une grande partie des belles-lettres, si bien qu’on en était surpris. Son père décida de l’envoyer auprès d’un marchand qui connaissait les calculs indiens afin qu’il puisse apprendre de lui. Entre temps il s’attacha à Ismaël Zahid pour étudier assidûment la jurisprudence et il fut l’un de ses meilleurs élèves. Il était familiarisé avec les diverses méthodes d’interrogation et d’objection adressées à l’interlocuteur, selon les procédés usités parmi les gens du métier. Ibn - Sina disait : « Que tout problème que mon maître me proposait, je parvenais à le résoudre mieux que lui-même ». Ainsi j’appris de lui les parties évidentes de la logique, sciences dont il connaissait peu les subtilités. Puis, spontanément, je me mis à lire des livres et à étudier les commentaires, de sorte que je deviens maître en logique. Sous la direction de Natéli, j’ai lu aussi la Géométrie d’Euclide, depuis le début jusqu’à la cinquième ou à la sixième figure ; quant au reste du livre, je parviens à en résoudre personnellement toutes les difficultés. Lorsque j’en eus fini avec ses préliminaires et que je parvins aux figures géométriques, Natéli me dit : ‘Lis, toi-même et résous les difficultés ; ensuite, expose-moi, ce que tu as lu pour que je distingue ton profit ’le vrai du faux’. (L’homme n’était pas à la hauteur du livre). Donc je me mis à élucider le livre par moi-même. Puis j’exposais à mon maître les questions. Que de problèmes difficiles que Natéli n’avait pas résolus jusqu’alors et qu’il arrive à comprendre grâce à moi ! Ensuite, Natéli me quitta, s’en allant à Gorgandj. Quant à moi, je m’appliquai à lire et à étudier les « Fossoules el-Hikam de Fârâbî ». Les sciences naturelles et la métaphysique, et de jour en jour, les portes de la science s’ouvraient devant moi. Puis je m’adonnais à la médecine. Quelques temps après, des médecins éminents l’étudièrent sous ma direction. De plus, je donnais mes soins aux malades. Et de cette façon que j’ai commencé à maîtriser confortablement le traitement fondé sur l’expérience, alors que je n’étais âgé que de 16 ans. A seize ans, il était professeur agrégé de médecine. Il enseigna la médecine, Déjà au IXe siècle Abou Ali Ibn - Sina décrivit les effets du café sur l’appareil digestif. Bien sûr, après Er-Razi, qui les décrivit avant lui. En médecine comme en philosophie Ibn – - Sina était un maître incontestable et incontesté. Auteur de plus de cent ouvrages parmi eux « le livre de la guérison » et le « canon de la médecine », consulté jusqu’à présent. Source de référence pour les études de médecine en Europe. Abou Ali Ibn - Sina surnommé, Cheikh Er-Raïs, le maître des savants ! Il est embarrassant pour un professeur d’avoir à affronter un élève qui non seulement assimile toutes les matières avec une facilité déconcertante, mais qui de surcroît corrige ses énoncés et résout les difficultés mieux que lui ! Que penses-tu de ta prestation lors de ton examen de médecine à l’école de Djoundaysabour ? Tu ne me contrediras pas si je te dis qu’elle est restée gravé dans plus d’une mémoire !!!. Le 20 de dhoul el-qâa’da très précisément....La salle était pleine de monde, ils étaient venus nombreux de tout les pays pour écouter le prodige de seize ans. Il y avait, des médecins de toute origine, des juifs, des chrétiens, des mazdéens, de ces savants vieillards au visage buriné, le trait raidi par le savoir. L’exposé qu’il fit sur l’étude du pouls, l’extraordinaire concision avec laquelle il décrivit ses différents aspects, cinq de plus que Galien, a frappé tous les esprits. Mécanisme de la digestion, |
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établissement du diagnostic par l’inspection des urines, méningites, régime des vieillards, utilité de la trachéotomie. Abordant l’apoplexie, il révolutionna l’assistance en affirmant qu’elle était due à l’occlusion d’une veine du cerveau, remettant en cause du même coup la théorie non valable et inconsidérée de Galien. Il ajouta aux quatre saveurs gustatives décrites par Aristote le mauvais goût, l’insipidité, et d’autres encore...De nombreux autres éléments participent à la saveur d’un repas, disait-il. La prière, songea-t-il. Depuis toujours elle lui avait été salutaire. Chaque fois qu’il avait été confronté à un problème ardu. C’était dans le silence souverain de la mosquée qu’il avait trouvé la voie. Allah est le miroir, Il est le reflet suprême de la vérité. Il disait : « Chaque fois que je me trouvais dans l’embarras devant un problème ou que j’étais incapable d’établir le moyen terme d’un syllogisme, j’allais à la mosquée, je priais, je suppliais l’Absolu Instaurateur de l’Univers de me révéler ce qui m’était impénétrable et de me simplifier ce qui m’était laborieux ». Puis la nuit, je revenais à la maison, je me remettais à lire et à écrire. Lorsque, je cédais au sommeil, quelque peu, je voyais en songe précisément la même question, de sorte que, pour plusieurs problèmes difficiles, la solution m’apparut pendant que je dormais. Ainsi, je devins maître en médecine, en logique, en sciences naturelles, en philosophie et en mathématiques’. Il racontait : « alors je revins à la science divine ». Je lus le livre intitulé : ‘Métaphysique’, mais je n’en comprenais rien. Les intentions de son auteur restaient obscures pour moi. J’eus beau à relire jusqu’à quarante fois ce livre, d’un bout à l’autre je n’interprétais ni le sens ni le but. Je désespérais et je me dis, ce livre est incompréhensible. Un jour, je passais par le Souk des librairies, un marchand ambulant tenait à la main un livre dont il criait le prix. Il me le présenta en m’encourageant, je le repoussais, convaincu qu’il n’y avait nul profit en cette science. Le vendeur insista, disant : « Achète ce livre », il est à bon marché. Je le vends au prix de trois dirhams parce que son propriétaire est dans le besoin.’ Enfin de compte Je l’achetai par curiosité pour lire son contenu. C’était le livre d’Abou-Naçr-El-Farabi, ‘Les buts de la métaphysique’. Je revins chez moi et je m’empressai de le lire, sur le champ, les buts poursuivis par l’auteur de ce livre se découvrirent à moi, parce que je le connaissais déjà par cœur. Tout réjoui de cet événement. Je fis ample aumône aux pauvres, en action de grâce, dès le lendemain’. A l’âge de dix huit ans, il en avait fini avec l’étude de toutes les sciences. Il savait déjà l’astronomie, il apprit les mécanismes de notre univers, le mouvement des planètes fixées à leurs sphères respectives, parfaitement transparentes. Il acheva aussi ses connaissances en philosophie. A vingt ans, sur la requête du jurisconsulte Abou Bakr el-Baraqi, il décida de prendre le kalem « la plume ». En quelques semaines, il rédigea pour lui un ensemble de dix volumes : El Haçil wa el mahçoul ‘Le traité du résultant et du résulté’, ainsi qu’une étude sur les mœurs : El Bir- wa –el -Ithem « La dévolution et le péché ». Dans le même temps, il élabora à l’intention de son voisin Abou El-Hassan El Aâroudi, une encyclopédie scientifique El Madjmoû « compendium » dans lequel il traitait toutes les sciences sauf les mathématiques « Le Compendium d’Aâroudi », que ses vingt et un(21) volumes rendaient aussi denses que « Le Traité du résultant et du résulté »en deux volumes, qu’il gardait jalousement chez lui. IL écrivit souvent à son ami El Birouni : En astronomie, j’ai retrouvé une des premières traductions en arabe par Hounaïn Ibn Is’Haq de l’almageste de Ptolémée. Elle remonterait à plus de trois cent ans. C’est une version qui a du appartenir à l’école dite de Minuit ; je pense fortement rédiger en abrégé. Jai aussi pris connaissance des tables astronomiques indiennes. A ce propos, j’avoue être assez sceptique sur ce que les savants de là-bas appellent « le jour de Brahma ». Est-il scientifiquement possible de croire qu’à chaque révolution de 432 millions d’années les astres reviennent à leur position initiale ? J’aimerai beaucoup avoir ton avis là-dessus. C’est par des détails aussi primaires que nous pouvons vérifier combien l’œuvre du Créateur est sublime, parfaite et unique. Allah est Grand et puissant. Depuis neuf mois que Cheikh el-raïs est à Gourgandj. Il rédigea successivement un abrégé traitant de la pulsation dans la langue perse ; un poème sur la logique ; une réfutation des prédictions de ....suite |
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l’avenir fondées sur les horoscopes, appelée aussi Réplique de l’astrologie judiciaire. Il était contre les astrologues, pour lui ce n’est pas une science. Dix poèmes, une épître sur l’ascétisme où il exposa avec une grande précision les états de conscience de l’ascète. I écrivit aussi un livre philosophique qu’il intitula : « les Facultés humaines et leurs appréhensions », de nombreux poèmes sur la Magnificence et la Sagesse, ainsi qu’un traité sur ‘La tristesse et ses causes’, qui n’est autre que la parapsychologie. J’étais alors au comble de mon érudition, j’avais lu tous les livres dignes d’être lus, je possédais la science par cœur, depuis elle n’a fait que mûrir en moi. ALI Ibn - - Sina ne se tient pas sur un siège surélevé mais sur un tapis, respectant l’usage qui veut qu’un enseignement ne s’élève pas au dessus du cercle de ses auditeurs, seuls ses vêtements reflètent l’importance de sa fonction. Il est vêtu du costume des savants et sa tête est enveloppée d’un turban savamment noué. (Ce qui prouve l’humilité des savants Musulmans). Toujours Ibn - Sina avant de terminer son enseignement du matin qui est en général destiné à ses propres étudiants il lève sa tète et les contemple tous ensuite il prononce la conclusion suivante : - « C’est ainsi que celui qui accomplit les cinq prières avec la foi et la confiance dans la bonté divine, celui-là recevra la récompense de cinquante prières... Ainsi s’achève notre cours d’aujourd’hui .Wa Salam alaïkoum que la paix soit sur vous ». La prière du milieu du jour terminée, Ibn - Sina reprit son enseignement, mais cette fois elle est réservée aux maîtres et auditeurs érudits venus des quatre horizons de la Perse. On parla littérature, tradition, logique, science des nombres, science des corps, et naturellement médecine. Cet après-midi, Ibn - Sina « Avicenne » dicta plus de cent feuillets. Au cours de deux mois, il écrivit quatre ouvrages : « les Remèdes pour le cœur », « Le Traité exposant l’épître du médecin », un Abrégé sur : « L’angle formé par la tangente n’a pas de quantité »et « les Questions générales d’astronomie ». Il aimait souvent répéter : ‘Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : Le jour qui n’est pas venu, et celui qui est passé. Le sermon de Ibn- - Sina « Avicenne » « Je promets et je jure au nom d’Allah, l’Etre suprême d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent, et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe : ma langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime .Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants l’instruction que j’ai reçu de leurs pères. Que les hommes m’accordent leur estime, si je suis infidèle à mes promesses que je sois couvert d’opprobre et d’être mépriser de mes confrères et si j’y manque. Les Occidentaux ont brouillé les données et ils ont attribué cet acte de foi écrit et fait l’imminent savant Abou Ali Ibn - Sina (Avicenne) au savant grec en médecine ( Hippocrate). La preuve irrévocable est la suivante, est-ce que Hyppocrate croyait en Dieu unique ? Non. Comment pourrait-il jurer comme suite : je promets et je jure au nom d’Allah, l’Etre suprême’. (Qui d’autre, qu’Allah). « Pourquoi ne pas rendre à Ibn - Sina, ce qui lui appartient ? » C’est encore lui qui dit : « Si le symptôme devient urgent, on abandonnera le soin de la maladie pour soigner le symptôme ». C’est grâce à Ibn - Sina où il était le premier avoir constaté et souvent localisé la manifestation d’un état cancéreux généralisé de l’organisme. C’est lui aussi qui révèle le caractère contagieux de la phtisie pulmonaire et le danger que les phtisiques encourent en s’exposant au soleil. Que certaines maladies infectieuses, telle la variole, confèrent à celui qui en est atteint l’immunité à vie. Très important en médecine. Le grand savant et médecin Ibn - Sina (Avicenne) donne la première description claire et complète de la splénite (inflammation du système digestif) infectieuse qu’il nomme fièvre persane qui est une maladie un peu complexe. Il dresse un tableau de diverses maladies qui engendrent la jaunisse et donne du « filaire de Médecine », parasite du tissu cellulaire sous-cutané. |
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Et ajouta : Il ne faut pas se convaincre que ce l’on désire est plus important que ce que l’on possède. Et t’assurer qu’aucune ambition ne mérite le prix d’une vie humaine...’ « Un bol renversé ne se remplit jamais ». Si tu persistes à vivre en tournant le dos à la réalité, le bonheur et le malheur glisseront sur ton cœur comme l’eau du torrent sur les galets. Or l’homme a besoin du bonheur et du malheur pour marcher en équilibre. Et l’être le plus fort, fut-il l’invincible Roustam militaire guerrier (Héros de légende invincible, c’est en sorte l’Hercule persan), a besoin de se confier un jour. Il ajouta : « Les peuples souffrent d’une double infirmité : l’absence de mémoire et la cécité. Ce qui leur confère l’étrange aptitude de glorifier ceux qu’ils ont haïs la veille, et de haïr le lendemain ceux qu’aujourd’hui encore ils vénèrent ». Il dit encore : Je suis un homme de science, et je ne crois pas à l’irrationnel. J’ai même écrit un ouvrage sur le sujet intitulé : « réfutation des prédictions basées sur les horoscopes ». Il ajouta : En ces trois êtres ne mets jamais ta confiance : le roi, la femme et le cheval. Car le roi est blasé, certaines femmes perfides et le cheval est fugace.. Au cours des trois mois passés à Qazvin, il ajouta à ses écrits trois ouvrages supplémentaires : « Le Colloque des esprits après leur séparation d’avec le corps », « les Postulats des annales du temps passé », et une allégorie philosophique : « Histoire de Salamon et Absal ». En tout cela fut conçue sans jamais abandonner la rédaction d’un deuxième livre du « Canon » qu’il acheva sur la route entre Talar et Tedjen. Cette deuxième partie comprend les définitions de la maladie et ses causes. C’est son livre de pathologie. Des textes traduits par Gérard de Crémone, le livre en 2 tomes intitulé le « Canon « écrit par le savant Ibn - Sina, cette œuvre rencontra le plus grand succès jusqu’à une date avancée. La première impression d’ensemble parut à Milan, en 1473. Une douzaine d’éditions complètes ou partielles la suivirent jusqu’à la fin du XVe siècle, une soixantaine entre 1500 et 1674. Le Canon d’Ibn - Sina (Avicenne) suscita néanmoins des tentatives de révision : aucune n’amena une nouvelle traduction de l’ensemble fondée sur l’Arabie. Le plan du Canon d’Ibn - Sina (Avicenne) était d’une extrême logique, dérouta les premiers lecteurs. Mais une fois assimilé, il se prêta admirablement aux exigences de l’enseignement universalité. Il offrait une présentation plus approfondie et totalement différente du Tegni de Galien. Il allait vers Déhestan, et tomba gravement malade, il revint à Gorgâni sur sa propre situation la Qassida ‘le poème’ dont voici les premiers vers : « Quand j’eus grandi, aucune localité ne fut à ma mesure, Quand mon prix s’éleva, il n’y avait plus d’adjudicataire etc… Il mourut seul en 1037 à Hamadhan, sans femme ni enfant, comme combattant ( Moudjahed) où il a consacré toute sa vie à développer l’humanité et sauver des vies humaines à ce jour…. Que Dieu ait son âme/rahimaho ALLAH |
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L'histoire de la dynastie islamique est très riche de ses grands fondateurs, qui ont fait le berceau qui a donné naissance aux civilisations modernes.
Que ce soit en philo, en architecture, en medecine, en hadith, en astronomie, redonner vie a ces gens là en les immortalisant. Ibn-sina, khawarizmi, Ibn-rochd,abbes Ibn-firnas, Ibn-khaldoun, Djabr etc... la liste est longue |
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-Ghiyath al-Kashi
« Al Kashi, surnommé Ghyath al din (l’Auxiliaire de la Foi) doit son nom à sa ville natale, Kashan en Iran. Il grandit dans la pauvreté durant une période trouble où la région subit les conquêtes militaires de l’émir Tîmur Lang, dit Tamerlan (1370 ; 1405). Après la mort de Tîmur, les conditions s’améliorent grandement. Son fils et successeur, le Shah Rokh soutient fortement les intérêts artistiques et intellectuels et très tôt, al Kashi se consacre aux mathématiques et à l’astronomie. Le 2 juin 1406 marque par une éclipse de lune une de ses premières observations notables. A cette époque, les scientifiques effectuent leurs recherches à la cours de rois ou de princes. A Samarkand, al Kashi vit sous la protection du prince Ulugh-Beg (1394 ; 1449) qui a fondé une Université comprenant une soixantaine de scientifiques qui étudient la théologie et les sciences. Il devient premier directeur du nouvel observatoire de Samarkand et s’adonne pleinement à ses travaux tout en s’assurant d’être à l’abri du besoin. De nombreux ouvrages d'al Kashi ainsi que certaines lettres écrites à son père ont survécu. De ce fait, les détails de ses travaux sont connus et souvent datés. Dans le traité d'astronomie Khaqani Zij (1413-1414), il donne des tables trigonométriques en se basant sur les tables de Nasir al Din al Tusi (1201 ; 1274). Elles proposent des valeurs à quatre chiffres (en notation sexagésimale) de la fonction sinus. On y trouve aussi une correspondance entre différents systèmes de coordonnées sur la sphère céleste comme la transformation des coordonnées écliptiques en coordonnées équatoriales. Al Kashi donne également des tables des éclipses et des tables de visibilité de la lune. Ses nombreux travaux en astronomie lui vaudront d'être surnommé plus tard le deuxième Ptolémée. Dans son Traité sur le cercle (juillet 1424), al Kashi calcule le rapport de la circonférence à son rayon pour obtenir une valeur approchée de 2Pi avec une précision jamais atteinte. Il obtient 9 positions exactes en base 60 soit 16 décimales exactes : 2Pi ˜ 6,283 185 307 179 586 5 Il faudra attendre la fin du XVIème siècle avant que Ludolph van Ceulen (1540 ; 1610) améliore la précision de ce résultat avec 20 décimales pour Pi. C’est dans son principal traité Miftah al hisab (Clé de l'arithmétique, 2 mars 1427) qu’al Kashi explique l'usage des nombres sexagésimaux (système de numération en base 60) hérités des astronomes babyloniens. Cet imposant ouvrage est destiné aux chercheurs de Samarkand étudiant l'astronomie, l'architecture, la comptabilité ou le commerce. Al Kashi y décrit également des calculs d'aires et de volumes comme ceux du dôme en forme de coquille d'un qubba (monument funéraire destiné aux nobles). Al Kashi effectue des calculs de racines n-ième par un algorithme qui est un cas particulier d'une méthode donnée 400 ans plus tard par Paolo Ruffini (1765 ; 1822) et William Horner (1787 ; 1837). Il propose aussi des calculs approchés de racines n-ième d'un nombre et expose une technique déjà connue d'Omar Khayyam (1048 ; 1123?) et appelée aujourd'hui le triangle de Pascal pour effectuer des calculs du type . On doit encore à al Kashi l'étude de quelques problèmes ouverts (non résolus) comme par exemple la recherche de solutions pour une équation du type "théorème de Fermat" dans le cas où n=3 et n=4. Il laisse par ailleurs son nom à un théorème qui généralise le théorème de Pythagore pour un triangle quelconque et qui s'exprime aujourd'hui de la façon suivante : Dans un triangle ABC de côtés de longueurs a, b, c : a² = b² + c² - 2bccosA Le dernier ouvrage d'al Kashi, Traité sur la corde et le sinus, achevé après sa mort par Qadi Zada al Rumi (1364 ; 1436) présente en particulier le calcul de sin(1°) avec une grande précision pour en déduire le reste de la table à l'aide de relations connues. On y trouve aussi une étude par une méthode itérative d'une équation du troisième degré liée à la trisection de l'angle. Par l'introduction des fractions décimales dont il explique le maniement 200 ans avant La Disme de Simon Stevin (1548 ; 1620), al Kashi atteindra une immense renommée et restera le dernier grand mathématicien arabe à entrer dans l'histoire avant que le monde occidental prenne le relais ». kuartin.math.pagesperso-orange.fr/biographiealkashi.htm |
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Omar Khayyam (1048 [Nichapour,Iran] - 1131 (Nichapour)
« Omar Khayyam, dont le nom signifie "vendeur de tentes", du métier de son père, est né en 1048 à Nichapour (actuellement en Iran). Il était un homme brillant, qui excellait en philosophie, en poésie, en mathématiques ou en astronomie. En outre, sa vie est indissociable des mouvements qui agitent alors le Moyen-Orient, entre instauration de la religion musulmane et domination des seldjoukes turcs. Commençons cette biographie par une légende sur sa vie. Alors qu'il était étudiant à Nichapour, il était très lié avec deux autres camarades, du nom de Abdoul Kassem et Hasan ibn al Sabbah. Un soir, il leur proposa le pacte suivant : le premier à faire fortune soutiendrait les deux autres. Les autres acceptent le pacte, et le premier à obtenir une position enviable est Abdoul Kassem. Ce dernier devient en effet sous le nom de Nissan el Molk le grand vizir du sultan Malik Shah. Ces deux anciens compagnons viennent alors se présenter à lui. Omar demande la protection du vizir, afin de pouvoir mener ses recherches à l'abri du besoin. Hasan demande à être introduit à la cour. Les voeux des deux hommes sont exaucés. Mais Hasan complote alors à la cour dans l'espoir de prendre la place de son protecteur. Découvert, il est renvoyé et fonde l'ordre ismaélien des Assassins, à la fois secte et mouvement terroriste, qui depuis la forteresse qu'il fera construire à Alamout tuera Nissan el Molk en 1092. Venons-en maintenant à des faits plus vraisemblables. Après des études dans sa ville natale, Khayyam passe de nombreuses années à Samarcande sous la protection de Abou Tahir, qui est alors administrateur de la ville. Il y écrit notamment un important traité d'algèbre. A l'invitation de Malik Shah, troisième sultan de la dynastie des Seldjoukes, et de son vizir Nissan El Molk, il se rend à Ispahan, qui est alors la capitale du royaume. Il y fait construire un gigantesque observatoire, à partir duquel il mesure la longueur d'une année. Khayyam trouve qu'une année fait 365,24219858156 jours. C'est une mesure d'une incroyable précision! On sait désormais que la longueur d'une année change au niveau de la sixième décimale durant une vie humaine, et à titre de comparaison, la longueur d'une année à la fin du XIXè était 365,242190 jours. A la suite de cette mesure, une réforme du calendrier fut adoptée dans le royaume seldjouke, comme ce fut le cas cinq siècles plus tard en Europe à l'instigation du pape Grégoire. Après la mort en 1092 de ses protecteurs, Nissan el Molk d'abord, puis un mois plus tard le sultan, Khayyam tombe en disgrâce à la cour et sa vie se fait moins sereine. En 1118, il quitte Ispahan pour passer quelques mois à Merv (citée située au Turkmenistan), puis il va terminer ses jours dans sa ville natale. La popularité de Khayyam en Occident est surtout due à ses Robbayat, quatrains parfois désabusés où il chante la vie, les femmes, le vin. Cela lui valut d'ailleurs quelques problèmes avec des dignitaires religieux car le vin n'est pas la boisson privilégiée par le Coran! La première traduction est due à Edward Fitzgerald en 1850. Une des difficultés de Fitzgerald fut de distinguer le vrai du faux, car plus de 1000 poèmes sont attribués à Khayyam. Fitzgerald en retint 170, et sa traduction est aussi considérée comme un des chefs d'oeuvre de la littérature anglo-saxonne. Voici l'un des quatrains de Khayyam : O toi qui es venu tout ardent du monde de l'esprit; Toi qui, stupéfait, t'interroges sur le cinq, le quatre, le six et le sept, Bois du vin, car tu ne sais d'où tu es venu. Réjouis-toi, car tu ne sais où tu vas. Les travaux mathématiques de Khayyam ne sont pas moins intéressants. Il s'intéresse principalement aux équations du troisième degré, dont on ne connait alors pas de formules pour les résoudre. Khayyam propose une méthode graphique très intuitive pour estimer le nombre et les valeurs des racines, qui est la suivante. Prenons l'équation x3-2x-3=0, que l'on peut transformer en x3-2x=3, puis en x(x2-2)=3, ce qui donne enfin x2-2=3/x. Mais le membre de gauche de l'équation précédente est l'équation d'une parabole, le membre de droite celle d'une hyperbole. Les solutions de l'équation de départ sont donc les abscisses des points d'intersection de la parabole et de l'hyperbole. Pour peu que l'on sache tracer ces courbes avec suffisamment de précision, on pourra avoir une bonne estimation des racines! Signalons aussi que Khayyam était parfaitement lucide sur le fait que sa méthode serait sûrement dépassée par d'autres dans les siècles suivants.... Terminons par un mot de littérature. On dit parfois que Yourcenar était fasciné par deux personnages historiques : l'empereur Hadrien, et Omar Khayyam. N'ayant pas le temps matériel de se consacrer aux deux, elle opta finalement pour une biographie d'Hadrien. On peut toutefois découvrir la vie de Khayyam et la quête du manuscrit des Robbayat dans le roman d'Amin Maalouf intitulé Samarcande ». www.bibmath.net/bios/index.php3?action=affiche&quoi=khayyam |
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Djabir ou Jaber : Geber La multitude des termes techniques passés du vocabulaire arabe dans toutes les langues et que les maîtresses de maison aussi bien que les chimistes ne cessent d’avoir à la bouche rappelle aujourd’hui encore l’œuvre immense réalisée par les Arabes dans le domaine de la chimie. Et d’abord : chimie et alchimie, ensuite : alambic, alcali, alcool, aldéhyde, alhandal, alizarine, aludel, alun, amalgame, aniline, antimoine, araq, azuré, bédegar, benjoin, benzène, bézoard, borax, colcotar, drogue, droguerie, élixir, kali, lapis-lazuli, laque, marcassite, natron, réalgar, soude, talc, tincal, sirop, sucre, julep, candi, etc. Geber pour les Latins. Djabir ben Hayan ben Abd Allah el-Koufi Es-Soufi, l’un des principaux représentants de l’alchimie arabe primitive. Er-Razi en personne disait en parlant de lui : « Notre maître Djabir ben Hayan dit’ De descendance arabe, son père Hayan était droguiste à koufa , Djabir prend le nom d’El-Koufi, natif de Koufa aux environs de 119/749, ce fut l’homme qui éclaira l’humanité par sa découverte des corps importants dans le domaine de la chimie, les alcools, et met en pratique le procédé fondamentale de la chimie : ‘La distillation’. Il divisa les minéraux en trois groupes : les alcools devenant volatiles sous l’effet de la chaleur, les métaux et les substances non malléables qui peuvent se réduire en poudre, il mentionna l’acide nitrique et décrivit plusieurs procédés propres aux applications industrielles de la chimie. Source Image:Wikipedia Alchimiste arabe, célèbre pour son enseignement sur la transmutation des métaux. Djabir remplaça les procédés simples de fusions des métaux jusque là utilisés par un procédé de dissolution dans l’acide azotique, l’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique et l’eau régale. Ce qui lui permit , ainsi qu’à ses disciples, d’effectuer de multiples combinaisons, de fabriquer entre autres de l’oxyde de mercure, du cinabre, de l’arsenic, du chlorure d’ammonium, du nitrate d’argent, de l’alun, du sulfate de cuivre, de la potasse caustique, de la soude caustique, du lait de souffre, du foie de souffre, etc. Il différencia les acides des alcalis, il constata l’augmentation de poids des métaux par oxydation et sulfuration, il fut le premier à remarquer que le feu s’éteignait en l’absence d’air, il mit au point les opérations chimiques fondamentales de l’évaporation, de la sublimation, de la cristallisation, de la calcination, du filtrage, de la distillation, différenciant la distillation directe de celle obtenue au bain-marie ou au bain de sable. Il utilisa à cet effet l’ingénieuse production des verriers syriens et égyptiens, ceux d’Alep en particulier réalisaient de précieux articles d’exportation ; les cornues, éprouvettes et tubes de verre pénétrèrent ainsi dans les laboratoires. Les villes syriennes assistèrent à l’éclosion des appareils de distillation inventés par les Arabes : l’alambic et l’aludel, Abou el-Qacim (Aboulkassis) utilisait pour la distillation un four spécialement conçu à cet effet, et dont le combustible se renouvelait automatiquement, il assurait l’étanchéité des récipients de verres emboîtés les uns dans les autre par un calfeutrage de bandes de toile. Source Image : Wikipedia Geber .-- Un anneau brillant-plaine, à 25 miles de diamètre, S. de Almanon La distillation permettait de purifier le vinaigre, de brûler le vin , de fabriquer l’araq à partir de jus de datte fermenté, ainsi que d’épurer l’eau (l’eau distillé), qu’on pu dès lors utiliser dans la préparation pharmaceutique. Er-Razi fut le premier à fabriquer par ce procédé de l’acide sulfurique et de l’alcool pur à partir de liquides contenant de la fécule ou de sucre. Alcool est un mot arabe qui signifie littéralement ‘chose subtil’ et qui à l’origine désignait la fine poudre d’antimoine utilisée par les ophtalmologistes. Djabir et l’acide nitrique L’historien de la chimie E.J.Holmyard cit une description de la préparation de l’acide nitrique basée sur le manuscrit arabe Sandouq el-hikma ‘le coffret de la sagesse’ comme suit : ‘Prenez cinq parts de fleurs de nitre pur, trois parts de vitriol de Chypre et deux parts d’alun de Yémen. Réduisez les substances en poudre, séparément, jusqu’à ce qu’elle deviennent comme de la poussière, puis placez-les dans un flacon, bouchez le flacon au moyen de fibres de palmier puis attachez-le à un récipient de verre. Ensuite, renversez le dispositif et chauffez la partie supérieure (c’est-à-dire le flacon contenant le mélange) à feu doux , il s’écoulera alors, sous l’effet de la chaleur, une huile semblable au beurre de vache’ Djabir et l’eau régale ‘L’eau régale était un mélange d’acides nitriques et chlorhydrique, on l’obtenait en ajoutant du sel ammoniac au nitrate et au vitriol, puis en distillant le tout’. Djabir et le verre Pour obtenir un verre de couleur limpide, en plus de ces substances principales, de la magnésie (dioxyde de manganèse) était ajoutée afin d’obtenir un verre limpide et transparent non coloré. C’était possible car, quoique de nombreux sables contiennent suffisamment d’oxyde de fer pour donner un verre verdâtre ou brunâtre, le dioxyde de manganèse oxyde de fer neutralise la couleur jaunâtre qui résulte par sa propre teinte violacée, cette propriété n’était pas connue dans l’Antiquité, mais elle fut observée par Djabir et fut très souvent mentionnée dans la littérature arabe. Des instructions analogues figurent dans l’ouvrage latin Summa Perfections de ‘Geber’ qui est une traduction d’un manuscrit de Djabir, éventuellement son Kitab el-istitmam ‘Livre du parachèvement du savoir’ Djafar es-Sadiq (mort en 147/756) en qualité de professeur de Djabie disait que Djabir était très brillant, d’une intelligence bien au-dessus de la moyenne, c’était un phénomène en quelque sorte. Ses ouvrages : 1- Hal er-romouz wa mafatih el-kounouz (Signe et clefs des trésors) 2- Koutoub el-mawazin (livres des balances) 3- Le corpus. L’œuvre Koutoub el-mawazin ‘Livre des balances’, exposé des bases théoriques et plus philosophiques de l’alchimie et de toutes les sciences occultes ; les livres consistant en traités isolés approfondissant certains problèmes des ‘Koutoub el-Mawazin’. Ces quatre collections marquent autant d’étapes successives dans le développement de la doctrine faut y ajouté plusieurs autres collections mineures traitant de l’alchimie, puis des traités sur la philosophie, sur l’astronomie et l’astrologie, les mathématiques, la médecine, et enfin des écrits religieux. Cette immense littérature qui comprend l’ensemble des sciences antiques reçues en Islam est l’œuvre des disciplines suivantes : l’alchimie( qui reste toujours au premier plan), la médecine, l’astrologie, la télesmologie, la doctrine des qualités spécifiques des choses et la génération artificielle des êtres vivants, étant donné que nous sommes souvent mal renseignés sur les disciplines correspondantes dans la science antique, les écrits de Djabir permettent de restituer dans la science grecque des côtés intéressants qui ont été considérés comme perdus. L’alchimie djabirienne se distingue foncièrement de tout ce qui nous est conservé de l’alchimie antique. Elle évite sciemment l’allégorisme hermétique (de provenance égyptienne), représentée dans l’antiquité par les écrits de Zosime et autres et remis en honneur en Islam la plupart des alchimistes tels qu’Ibn Oumayl, la Tourba philosophorum est une science expérimentale, non seulement Djabir dépoussiéra les écrits antiques, mais joua un rôle prépondérant dans son renouveau, avec ses ajouts, ses inventions et découvertes il révolutionna le monde de la chimie Aucun ouvrage alchimique de l’islam ne témoigne d’une connaissance aussi vaste de la littérature antique et possède un caractère aussi encyclopédique que les écrits de Djabir. Les arabes avaient conçus une variété d’analyse chimique, pénétrant la texture intime des corps, Djabir, lui mesurait la quantité des qualités élémentaires, qui entrent dans leur composition. Grâce à lui les notions qui furent à la base de ces évaluations étaient d’une précision étonnante, il se trouve que les chiffres transmis, résultant des pesées effectuées correspondant à une réalité particulièrement incontestable. Le principe fondamental de la science de Djabir est celui de mizan ‘balance’, montre bien le syncrétisme scientifique de Djabir-Mizan (la balance) signifie : 1- Le poids spécifiques 2- La mesure dans un mélange de substances 3- Une spéculation sur les lettres de l’alphabet arabe qui sont mises en rapport avec les quatre qualités élémentaires (froid, chaud, sec, humide). 4- Mizan est encore le principe métaphysique par excellence, symbole du monisme scientifique de Djabir 5- Enfin, mizan dérive d’une explication allégorique des indications coraniques sur la balance du jugement dernier. Cette théorie se retrouve de même sens dans la gnose musulmane et c’est par elle que Djabir relie son système scientifique à sa doctrine religieuse. Djabir déclare que sa science lui a été révélée par son maître Dja’far es-Sadiq, c’est à cette mine de sagesse que remontent toutes ses connaissances. Les écrits de Djabir ont fortement influencés le développement de l’alchimie arabe postérieure. Par la suite, plusieurs savants le citent, et nombre d’entre eux en ont composé des commentaires. Plusieurs livres du corps ont été traduits en latin. Kraus s’est intéressé à l’aspect philosophique et gnostique de la pensée de Dajbir ‘Geber’, à propos de la théorie de balance (mizan), il écrit : ‘C’est la loi mathématique saisissable de l’Univers ; elle est à la base de toute science’ ( Studien zu Jabir ibn Hayyan’, Isis, tome XIV, 1930). Holmyard, quant à lui, s’est attaché à marquer la valeur scientifique de cette œuvre : ‘La caractéristique particulière de Djabir est qu’en dépit du fait qu’il conduit au mysticisme et à la superstition, il a reconnu alchimiste antérieur…’ (op. citation, page 56). L’esprit pratique de Djabir l’amena à s’intéresser aux applications : fabrication de l’acier, raffinement des métaux, préparation des vernis, procédés pour teindre les étoffes et les cuirs. (WIKI) La science Antique et Médiévale (des origines à 1450), sous la direction de René Taton, Editions P.U.F. Paris 1966. page 508-509. Holmyard dit L…en dépit du fait qu’il conduit à la superstition) Vous avez vu un scientifique superstitieux ? jamais, que dire d’un Djabir Musulman et savant par surcroît de cette envergure, être superstitieux jamais au grand jamais Djabir n’a été superstitieux, dites-moi que c’est une méprise ?.. |
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