Dina Merci Ahlam. J'ai decouvert ce site par hasard, comme quoi le hasard fait bien les choses !! Je suis surtout interessee a prendre contact avec des femmes alcooliques d'origine musulmane...179 days ago
Les études faites pars les spécialités dans le domaine de la santé, ont bien montrées que les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à consommer de l’alcool plusieurs fois par semaine (21% contre 11,8%) et la proportion de buveurs quotidiens est presque trois fois plus élevée parmi eux (20,3% contre 7,3%).
IV-LA FEMME ET L’ALCOOL :
Les femmes représentent une population à risque. A âge et poids égaux, et pour une même quantité d’alcool, l’alcoolémie de la femme est supérieure à celle de l’homme. En effet, l’enzyme impliquée dans le métabolisme de l’alcool présente une activité moindre chez la femme. L’alcool est donc éliminé moins rapidement.
De plus, la quantité d’eau dans le corps de la femme étant plus faible, la concentration de l’alcool dans les tissus et dans le sang s’effectue plus rapidement que chez l’homme. Enfin, la prise de contraceptifs oraux et la ménopause augmentent la vulnérabilité de la femme face à l’alcool.
Si les femmes boivent, c’est souvent parce pour combler un manque, par anxiété ou à l’occasion d’un épisode dépressif. Près de 80% des femmes justifient leur alcoolisme suite à des problèmes psychoaffectifs. Près de 50% des femmes alcooliques ont déjà fait au moins une tentative de suicide. Les femmes les plus vulnérables sont les 35-49 ans, les célibataires et les divorcées.
Les risques pour la santé sont accrus chez la femme enceinte. Les conséquences sur la grossesse peuvent être sérieuses : avortement spontané, accouchement prématuré, malformations et retard mental du fœtus.
Boire de l’alcool durant la grossesse nuit à la santé de l’enfant. Qu’une femme supporte bien l’alcool ou non, le bébé, lui, ne le tolère pas, et ce quel que soit le moment de la grossesse.
V- L’ALCCOL ET FŒTUS :
Il est clairement reconnu et démontré que l’alcool est l'une des principales causes évitables de malformations congénitales. Plus la consommation d’alcool se produit tôt durant la grossesse, plus elle est importante, et plus les risques de toxicité pour le fœtus sont élevés. A noter qu'il existe des prédispositions génétiques qui rendent certaines mamans et leur bébé plus fragiles aux effets de l'alcool, même pour des consommations faibles ou épisodiques. C'est pourquoi on préconise une abstinence tout au long de la grossesse.
Contrairement aux idées reçues, le placenta ne protège pas le bébé contre l’alcool et autres substances toxiques. L'alcool traverse aisément la barrière placentaire ; les concentrations d'éthanol dans le liquide amniotique atteignent alors des valeurs comparables à celles mesurées dans le sang maternel, voire davantage car le foie du bébé est immature, et ne l'élimine pas correctement.
L’alcool augmente les risques de donner naissance à un enfant prématuré ou de petit poids, ainsi que les risques de fausse couche.
VI-LE SYNDROME D’ALCOLISME FOETAL (SAF) :
C’est la conséquence la plus sévère d’une consommation d’alcool durant la grossesse. Un bébé atteint de SAF présente un retard de croissance, des anomalies faciales, des déformations crâniennes et cérébrales (anomalies des lèvres et de la mâchoire, petite tête), des malformations cardiaques ou urinaires plus fréquentes... un retard mental et psychomoteur sévère. Le SAF est la principale cause reconnue de retard mental dans le monde occidental. Les meilleurs soins médicaux ne permettent pas à un enfant atteint de SAF de rattraper son retard.
Mais le retard mental et les troubles du comportement chez l'enfant peuvent être les seuls symptômes liés à la consommation d'alcool durant la grossesse, on parle d'Effets de l’Alcool sur le Fœtus (EAF). Ces problèmes apparaissent souvent des années après la naissance lorsque l’enfant fait son entrée à l'école ; on remarque alors des troubles de comportement, des difficultés d’apprentissage, de concentration, des difficultés à gérer sa colère. (A suivre......)