Il est le père de "Tilaoua" et de "Iqra". Il était un pédagogue exceptionnel. Sa passion pour le livre scolaire était sans bornes. Il s’agit d’Ahmed Boukmakh, auteur des belles histoires de notre enfance, qui nous a quitté hélas.
Pour la majorité des Marocains qui avaient la chance de s’asseoir sur les bancs d’une école publique après l’Indépendance et surtout durant les années 70, le nom d’Ahmed Boukmakh est associé à une époque très particulière de l’histoire du pays, mais aussi de leur histoire personnelle. Ce nom évoque beaucoup de souvenirs d’enfance et la découverte du plaisir d’apprendre à lire et à écrire. Pour certains aussi, une forme de rigueur du système de l’enseignement, aujourd’hui négligée...
Des gamins, devenus intellectuels, cadres ou simples commerçants, lui doivent quelques mots, quelques chiffres ou quelques rêves. C’est lui qui leur a fait aimé la langue d’Al Moutanabi. Des années de nouvelles stratégies, de réformes de l’Education n’ont pas fait oublié les manuels d'Ahmed Boukmakh. Poésie, grammaire, histoires fantastiques ou puisées de la réalité sociale… Tout y est.
Sa collection "Iqra" était formée de cinq manuels pour cinq ans d’apprentissage. Au bout, l’élève décrochait la fameuse "Chahada" et gagnait la reconnaissance de ses proches et peut-être même un boulot en fonction publique. Pratiques, ces manuels, très appréciés par ceux qui suivent des cours d’alphabétisation, sont encore imprimés aujourd’hui.