1er souk de l’investissement féminin, Les pays arabes toujours à la traîne

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ArabicMeeting.com in Cultures on Nov 28, 2010
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Bonne initiative pour la promotion des femmes d’affaires du monde arabe. Le premier carrefour international de l’investissement organisé par Asmaa Mouhib, présidente de l’Union pour le Maghreb arabe est un succès. Il permet de réunir cette année à Casablanca des femmes entrepreneurs de la zone arabe ainsi que des représentants des principales organisations internationales. A noter, la participation de nouveaux invités venant d’Asie, comme la Chine et la Corée du Sud.

«Notre objectif est d’examiner les axes d’une meilleure intégration économique des femmes dans le monde arabe» indique Mouhib. En effet, en dépit de signes de progrès, le monde arabe demeure en bas de l’échelle sur le plan international pour ce qui concerne l’accès des femmes à l’éducation. En particulier aux niveaux d’études les plus élevés. Ainsi, le monde arabe en tant qu’ensemble reste la zone où les femmes sont le moins représentées dans les postes à responsabilité. Autre constat, alors que la moyenne internationale des femmes dans les parlements est de 19,1%, elle n’est que de 10,5% dans les pays arabes.

Parmi les principaux obstacles à ce manque de confiance, le déficit d’éducation constitue un obstacle majeur. Les inégalités du savoir seraient un obstacle majeur à la dynamisation du rôle de la femme arabe. Pour l’Union, les pays de la région devraient établir, en priorité publique, l’enseignement aux femmes de la culture et des techniques d’économie.

Au Maroc, par exemple, l’un des défis est d’assurer la scolarisation des filles et l’autonomisation des femmes à travers l’éducation et la formation. «Ces éléments sont des facteurs qui permettent aux femmes d’avoir plus confiance en elles et d’avoir suffisamment d’audace pour investir» témoigne Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité. Lors du discours d’inauguration, madame la ministre a souligné l’importance de l’action de la société civile, notamment des associations qui travaillent dans les domaines de l’encouragement de l’entreprenariat féminin.

Au Maroc, les femmes entrepreneurs son âgées de 35 à 44 ans et les deux tiers ont des diplômes universitaires. A l’instar des pays de la région Mena, les entreprises féminines au Maroc sont des petites et moyennes entreprises (PME) ou des très petites entreprises (TPE) opérant dans les secteurs des services avec 37%, du commerce (31%), de l’industrie, particulièrement du textile (21%).

Ce carrefour est également l’occasion de promouvoir l’image du Maroc auprès des femmes d’affaires du monde arabe. «Nous avons souhaité mettre en valeur les produits des coopératives des différentes régions du pays» indique Mouhib. Pari réussi, car pendant toute la durée de l’événement, l’artisanat marocain peut présenter son savoir-faire. Avec, à la clé, de potentiels échanges avec les pays arabes.

 

Etude mondiale sur la place des femmes

Un rapport de «The Economist Intelligence Unit» paru en juin 2010 a établi pour la première fois une étude sur les opportunités professionnelles des femmes dans 113 pays. Le Maroc apparaît ainsi en 78e position dans le classement général devant le Liban (88e), l’Algérie (93e) mais loin derrière la Tunisie (44e) et l’Egypte (62e).

leconomiste.com

 

 

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