Économie
Économie de l'Algérie et Liste d'entreprises algériennes.
Présentation
À partir de 1962, le gouvernement algérien a opté pour une économie planifiée fortement centralisée, les premiers objectifs consistaient à donner à l’Algérie une indépendance sur le plan économique par la récupération notamment des richesses nationales. Une série de nationalisations est menée à ce titre, touchant notamment des entreprises étrangères. Par la suite un effort considérable d’industrialisation est déployé. Mais cette politique est aussitôt contredite par la nouvelle donne qu'introduit le choc pétrolier de 1986, l’État ne pouvant plus supporter durant cette période l’investissement financier qu’il consentait au profit des entreprises nationales, et n’était pas non plus en mesure de répondre favorablement à la nouvelle vague des demandes d'emploi qui ont largement crû avec l’augmentation démographique, que le pays a connue depuis l’indépendance. L’Algérie recourt à partir de 1988 au FMI afin de réaliser un ajustement structurel, un vaste programme de réformes est engagé afin d’assurer une transition de l’économie socialiste vers une économie de marché.
Aujourd’hui l’Algérie présente une situation économique extrêmement favorable tant sur le plan interne qu’au niveau externe, suite notamment à l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays a suivi une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003, les projections pluriannuelles associées à la loi de finances 2005 tablent sur un taux moyen de croissance de 5,3 % par an pour la période 2005-2009. Malgré la présence de surliquidités liée à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerce la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Sur le plan externe, l'Algérie est la troisième puissance économique du continent africain avec un PIB de 171,3 milliards USD, derrière l'Afrique du Sud avec 300,4 milliards USD et le Nigeria avec 220,3 milliards USD, le montant du PIB par tête d'habitant est estimé en 2008 à 5,073 USD. D’après The World Factbook, le classement de 2008 par produit intérieur brut (PIB) des principales puissances économiques du continent africain révèle l'ordre suivant :
| État | PIB |
|---|---|
| 300,4 milliards de dollars US | |
| 220,3 milliards de dollars US | |
| 171,3 milliards de dollars US | |
| 158,3 milliards de dollars US | |
| 108,5 milliards de dollars US | |
| 90,497 milliards de dollars US | |
| Source: Dernier classement The World Factbook des pays par PIB (2008). | |
Production et investissement
L’Algérie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur[134]) et de pétrole (13e producteur et 9e exportateur[135]), et dispose aussi de réserves importantes de fer au Sud-Ouest, ainsi que d’or, d’uranium et de zinc à l’extrême Sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L’Algérie a su diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie lourde, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalité des exportations. En outre, même si parmi les productions agricoles de l'Algérie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fève verte, 5e de figue, 6e de datte, 9e d'abricot ou encore 10e d'amande[136], il est le 5e pays qui exporte le moins sa production agricole[137]. La dette extérieure de l’Algérie s’élevait en décembre 2007 à 880 millions USD contre 4,7 milliards USD en 2006 – le pays est en train de rembourser par anticipation de vastes parts de ses dettes, utilisant ainsi l’afflux de devises inattendues liées à la hausse du prix du pétrole avant la chute de fin 2008 (voir : Pic pétrolier).
Avec la libéralisation progressive de son économie[138], l’Algérie commence à séduire de plus en plus d’investisseurs étrangers, notamment après la promulgation de la loi n° 02-01 du 5 février 2002 qui pose les principes de base de la libéralisation des marchés de l’électricité et de la distribution du gaz par canalisations et la création de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG).
L’Algérie vient en tête de la région MEDA en termes de « flux d’investissements », souligne une étude sur l’investissement direct étranger en 2004 dans la région MEDA, du réseau euro-méditerranéen des agences de promotion des investissements (Anima)[139]. Le document précise que la reprise « très nette » observée en 2004 est largement due au secteur de l’énergie. Les IDE commencent cependant à s’élargir à d’autres domaines que les hydrocarbures tels que les télécommunications, le tourisme, l’industrie, etc. Autant de projets qui font qu’aujourd’hui, note le document d’Anima, l’Algérie devient une destination pour les IDE, malgré un climat d’investissement qui reste à améliorer. Le montant des investissements annoncé par le Mediterranean Investiment Project Observatory (MIPO) pour l’Algérie est de 5,857 milliards d’euros pour 59 projets contre 2,519 milliards d’euros en 2003 pour 31 projets.
La croissance économique a été obtenue en premier lieu par le secteur du bâtiment et des travaux publics (+7,1 %), suivi de celui des hydrocarbures (+5,8 %) et des services (+5,6 %), alors que l’agriculture n’a progressé que de 1,9 %.
L'Algérie possède les plus importantes réserves de lithium au monde. Cette matière étant le combustible indispensable à la composition des moteurs de voitures électriques futures. Les réserves sont situées dans le Bassin sédimentaire Méditerranéen et risque de poser des problèmes de concurrences et de conflits entre les différents pays avoisinants pendant l'après-pétrole[140]. , [141][142]. De plus, l'Algérie possède également de nombreux grands lacs salés. Majoritairement des Chotts et des Sebkhas ( de superficie plus petite ) .
| Indicateur | valeur |
|---|---|
| PIB | 171,3 milliards USD (2008) |
| PIB/habitant nominal | 5,073 USD (2008) |
| PIB/habitant PPA | 7,952 USD (2008) |
| Croissance hors hydrocarbure | 6,5 % (2007) |
| Inflation | 3,5 % (2007) |
| Chômage | 11.3% (quatrième trimestre 2008)[143] |
| Réserves de change | 146 milliards USD (fin Novembre 2009)[143][144] |
| Dette extérieure | 486 millions USD (fin Septembre 2009)[145][146] |
| Dette publique | 11 milliards USD (fin Décembre 2009)[147] |
| Solde budgétaire | +3,9 % du PIB (2003) |
| Exportations | 63,3 milliards USD (2007) )[148] |
| Importations | 26,13 milliards USD (2007) |
| Production pétrolière | 1,450 million de barils par jour (2004) |
| Réserves pétrolières | 43 milliards bep (2006) |
| Réserves de gaz | 4 500 milliards de mètres cubes |
| Investissements directs étrangers : | 5,25 milliard USD (2008) |
| Source : Présidence de la République Algérienne[149] | |
Commerce extérieur
La balance commerciale de l’Algérie demeure fortement tributaire des revenus que génère la vente du pétrole et du gaz qui constituent à eux seuls plus de 97 % du volume global des exportations en 2007[150] - . Ainsi, à la faveur de l’envolée des prix des matières premières depuis le début du XXIe siècle, l’Algérie et à l’instar des autres pays producteurs de pétrole et de gaz, a dû enregistrer un renflouement exceptionnel de ses recettes en devises, permettant ainsi une très nette amélioration des indicateurs macro-économiques. En 2007, le volume des exportations s’élève à 63,3 milliards de dollars contre 26,13 milliards pour les importations, permettant ainsi de totaliser un excédent commercial record de 37,17 milliards $. Le principal partenaire commercial de l’Algérie est l’Union européenne, avec qui elle réalise plus de la moitié de son commerce extérieur; Au niveau des clients, les États-Unis viennent en tête avec un volume d'échanges de 19 milliards $, suivis par l'Italie et l'Espagne.
Les échanges entre la Chine et l'Algérie s'élèvent à plus de 3.8 millirads de dollars[151].
L’Alliance d’Affaires Canada-Algérie (AACA) s'occupe des investissements. Le taux d'échange dépasse les 3 millirads de dollars[152].
Finances
À partir de 1966, toutes les banques ont été nationalisées. Les fonctions monétaires et bancaires du gouvernement algérien sont centralisées dans le cadre de la Banque d’Algérie, qui procède à partir de 1986, à la libéralisation du secteur bancaire ainsi qu’à la constitution de banques privées. Soutenu dans cette entreprise par le FMI et la Banque mondiale, l’État algérien a entrepris des efforts d’assainissement de ses finances et a vu sa dette extérieure diminuer à partir de la fin des années 1990. L’Algérie a achevé à ce titre le remboursement anticipé de la totalité de sa dette rééchelonnée. En effet, des accords ont été signés sur le remboursement par anticipation de dettes notamment avec la Pologne, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Inde, la Slovénie et le Portugal, selon la presse locale. Avec ses créanciers publics du Club de Paris, l’Algérie a clos à la mi-novembre tout le processus de remboursement anticipé pour un montant global de 7,75 milliards de dollars. Elle avait également remboursé par anticipation sa dette rééchelonnée avec le Club de Londres en septembre dernier pour un montant de 800 millions de dollars.L’encours de la dette extérieure est passé de plus de 33 milliards de dollars en 1996 à moins de 4,5 milliards de dollars en 2007. Le service de la dette en pourcentage des exportations de biens et de services est en outre passé de 73,9 % en 1991 contre seulement 500 millions de dollars sur un volume global de 63,3 milliards de dollars. Les réserves en devises sont passées quant à elles de moins de 5 milliards de dollars en 1999 à plus de 110,18 milliards de dollars en 2007[153].
Télécommunication
Le réseau des télécommunications en Algérie était peu développé, et l'inégalité des services en fonction des régions était très importante. En dehors des zones urbanisées du nord de l'Algérie, le réseau était encore largement sous-développé, et les téléphones fixes et les ordinateurs y étaient très limités. Mais, depuis 2000 avec la privatisation du marché des télécommunications, le secteur est cependant en nette amélioration[154]. Dans le cadre de cette libéralisation des marchés, une Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), assurant la régulation du secteur, a été créée. Le gouvernement a engagé en outre de nombreuses mesures dans le but de développer et d'améliorer les technologies et le réseau des télécommunications. Mais, les problèmes de surfacturation demeurent en Algérie[155].
Ainsi, le secteur de la téléphonie mobile est passé pour la période 2001-2006 de 100 000 à plus de 20 millions d'abonnées, et connaît de 2005 à 2006 un taux de pénétration de 67,8 %[156]. L'évolution du marché de téléphone fixe est toutefois relativement stagnante et l'accès à Internet est encore peu répandu malgré l'important déploiement de nouvelles technologies (dont le réseau de fibre optique de 23 457 km). Selon la Banque mondiale, en 2005, l'Algérie avait en moyenne 494 lignes téléphoniques pour 1 000 personnes et environ 58 pour les utilisateurs Internet. En Algérie, l'opérateur privé Djezzy, en partenariat avec RIM, a lancé en avant-première au Maghreb, le 15 novembre 2006, la première offre BlackBerry. L'opérateur Djezzy (Orascom Télécom Algérie) a lancé le BlackBerry en 2007 suivi par l'opérateur historique Mobilis(Algérie Télécom).
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Téléphonie mobile | 28 millions d’abonnés (février 2008) |
| Lignes de téléphone | 5 millions (2007) |
| Connexions Internet | 6,80 millions d’utilisateurs (2006) |
| Source : Autorité de régulation (ARPT) (Algérie)[154]. | |
Transport
Même si quelques régions algériennes demeurent encore isolées en raison de l'absence d'infrastructure routière, le réseau routier algérien est le plus dense du continent africain[157], sa longueur est estimée à 108 302 km de routes (dont 76 028 km goudronnées) et plus de 3 756 ouvrages d'art. Ce réseau devrait être complété par un important tronçon de 1 216 km qui est en voie de réalisation, et qui devrait à terme relier la ville d'Annaba de l'extrême Est jusqu'à la ville de Tlemcen à l'extrême Ouest [158]. Le réseau ferroviaire est quant à lui estimé à 4 200 km, il connaît depuis peu une électrification au niveau de certains tronçons, ce qui doit conduire incessamment à l'installation de trains à grande vitesse qui devraient relier les villes les plus importantes du pays [159]. L'ouverture attendue pour fin 2009 du métro d'Alger, d'une longueur de 14 km et desservant 16 stations, fera d'Alger la première ville du Maghreb à être équipée d'un métro souterrain (Tunis disposant depuis 1985 d'un métro léger). Pour l'activité portuaire, elle est principalement dominée par les exportations d'hydrocarbures. Le premier port d'Algérie est de loin celui d'Arzew, par lequel transite la plus grande part des exportations de pétrole brut d'Algérie, et avec un trafic annuel de 40 millions de tonnes de cargaisons.
L'Algérie compte 35 aéroports, dont 13 internationaux. Le plus important est l'Aéroport d'Alger avec une capacité, depuis 2006, de 6 millions de passagers par an. Air Algérie, la compagnie aérienne nationale, domine quant à elle le marché du transport aérien qui compte depuis son ouverture à la concurrence 8 autres compagnies privées. Elle s'occupe de plusieurs lignes vers l'Europe, l'Afrique, le Canada, la Chine, le Moyen-Orient. Plusieurs compagnies aériennes étrangères ont des vols vers l'Algérie(Tunisair, Royal Air Maroc, Air France, Alitalia, Aigle Azur, Lufthansa, Turkish Airlines, British Airways, etc.).
L'Algérie est traversée du Nord au Sud par la route transsaharienne, qui est maintenant goudronnée sur sa quasi-totalité et est même une autoroute sur le début de sa partie Nord. Cette route est poussée en avant par le gouvernement pour accroître le commerce entre les six pays traversés par la route transsaharienne (Algérie, Mali, Niger, Nigeria, Tchad et Tunisie).
La Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) et l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs sont des acteurs du transport maritime en Algérie. Plusieurs transbordeurs (navire traversier) font la liaison des passagers vers les côtes européennes ainsi que le transport de marchandises à travers le monde[160].
Plusieurs grandes villes (Alger, Batna, Constantine, Oran, etc.) se doteront du tramway [161].
Dans la majorité des villes, les bus privés et de l'État possèdent des lignes qui deservent la plupart des quartiers. Ainsi à Alger la compagnie nationale Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger éprouve des difficultés face à la demande des citoyens[162]. Les mégabus ont été ajoutés au transport pour améliorer les services[163]. Mais, la modernisation des trains de banlieue et l'ouverture de nouveau téléfériques faciliteront le déplacement des gens dans la capitale et aussi dans certaines villes.
Avec 4314 morts sur 16 282 accidents de la route recensés par la Direction générale de la Sûreté nationale en 2003, l’Algérie serait le quatrième pays le plus dangereux au niveau mondial en ce qui concerne la circulation automobile[164]. La raison principale est « l’extraordinaire banalisation d’une conduite suicidaire sur les routes du pays »[164].
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Routes | 108 302 km (dont 76 028 km goudronnées) (2004) |
| Nombre d’aéroports | 35 (dont 13 internationaux) (2005) |
| Voies ferrées | 4 200 km (dont 283 km électrifiées) (2005) |
| Nombre de ports | 40 ports, 11 mixtes, 2 destinés aux hydrocarbures |
| Nombre de voitures | 5,5 millions de véhicules (2009) |
| Source : Présidence de la République algérienne[165] et CIA World Factbook. | |
Sciences
L'Algérie est avancé dans la recherche dans le domaine énergétique et spatial. L'énergie solaire et éolienne a fait un bon en avant depuis les dernières années. En effet, l'Algérie possède le potentiel solaire le plus important de tout le pourtour du bassin méditerranéen. Ce potentiel est ainsi estimé à 169, 440 térawatts heure/an (TWH/an) pour le solaire thermique, et de 13,9 TWH/an pour le solaire photovoltaïque. l’Algérie lance plusieurs projets dans la création d’un technopôle solaire à Hassi R'Mel, doué d’une capacité de 150 MW/an, et opérationnel à la fin de l’année 2008. Ce projet aura une capacité de production 6000 MW d'électricité d’ici 2015, soit 5% de la production globale d’électricité d’ici 2010. L’Algérie se classe comme le futur premier fournisseur de l’Europe en énergie solaire[166]. Dans le domaine spatial et satellitaire, l'Agence spatiale algérienne s'occupe de tous les programmes pour satisfaire la demande de la population notamment dans les télécommunications. Le plus important projet fut le Programme Alsat. Le nucléaire algérien a un but pacifique. Depuis les années 1980, le Réacteur de Aïn Oussara et de Draria produisent de l'énergie atomique. Le réacteur nucléaire NUR (lumière) situé à Draria près d'Alger, est d'une puissance de 1 mégawatt, fonctionnant à l'eau légère. Il s'agit d'un réacteur de recherche. Construit en collaboration avec l'Argentine, il a été inauguré officiellement en 1989 [167]. Mais la première centrale nucléaire verra le jour en 2020, un accord a été signé avec la France, les États-Unis, etc [168] , [169]. Actuellement, l'Algérie développe l'énergie durable après le pétrole et le gaz.
Société
La société algérienne est en majorité composée de jeunes. Plusieurs associations caritatives et organismes sont présidés par des femmes, elles travaillent pour donner des soins et pour aider les gens surtout dans les régions rurales et dans les hôpitaux [170]. Le cas de Mounib atteint de spinabifida a fait intervenir toute la communauté algérienne de l'extérieur(diaspora algérienne) et de l'intérieurs pour qu'il ait des soins d'urgence aux États-Unis en 2008[171],[172].
Au cours d'une enquête entre 2006 et 2007, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) a découvert que 38,3 des mariages du pays sont consanguins[173]. Bir el-Ater près de Tébessa vient en tête du classement avec un taux de 88% de cas de consanguinité, alors que le taux le plus faible est enregistré à Oran avec seulement 18,5%[174].
Démographie
L'Algérie comptait 33,8 millions d'habitants en janvier 2007 avec un taux de croissance annuel de 1,21 % contre 7,4 %[175] durant les années 1970. Cette baisse sensible de la natalité s'explique en partie par le recul de l'âge du mariage et à l'amélioration du niveau d'instruction des filles. Cependant, avec 50 millions d'habitants en 2050, les prévisions démographiques placent l'Algérie parmi les 40 pays les plus peuplés du monde[176]. Environ 90 % des Algériens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrés le long des côtes méditerranéennes. La densité de la population moyenne du pays est de 14 habitants/km². Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale, elle dépasse en effet les 100 habitants/km² pour les régions du nord, principales régions peuplées de l'Algérie. Près de la moitié des Algériens a moins de 19 ans. Le pays connaît aussi un taux important d’émigration. La France abrite la plus importante communauté algérienne à l'étranger, estimée à 900 000 personnes, dont près de 450 000 binationaux[177]. Le taux de migration est négatif (-0,33‰), car le taux d'émigration n'est qu'en partie compensé par l'immigration de populations venues des pays du sud. L'Algérie abrite notamment dans la région de Tindouf près de 165 000 réfugiés sahraouis[178] ayant fui le Sahara Occidental suite à l'invasion marocaine de 1975.
Les Algériens sont principalement de souches berbère (amazigh), et les différentes vagues de peuplement composées de Phéniciens, de Romains, de Vandales, de Byzantins et enfin d'Arabes qui se sont succédé jusqu'au premier millénaire de notre ère ont peu modifié la composition ethnique de la population.
Les musulmans orientaux ont converti l’ensemble du Maghreb à l’islam au VIIe siècle et y ont établi leur religion et la langue arabe, langue liturgique. L’apport démographique arabe n’a été significatif en Algérie qu’à partir du XIe siècle, notamment par l’arrivée de tribus d’Hilaliens, estimées cependant à quelques dizaines de milliers[179] et environ 250 000 sur l’ensemble de l’Ifriqiya[180]. Aussi d'après ces estimations, la principale souche très majoritaire des Algériens est berbère[181],[182]. Les « invasions hilaliennes » furent donc un facteur principalement important dans l’arabisation linguistique de la Berbérie[183]. Selon l'historien Charles-Robert Ageron[184], en 1886, l'Algérie comptait environ 1,2 million de berbérophones (Chaouis, Kabyles, Touaregs...) contre environ 1,1 million d'« Arabes ». L'arabisation plus massive de l'Algérie est donc relativement récente et s'est surtout accélérée, paradoxalement, durant la colonisation française entre 1850 et 1950. Parmi les régions restées berbérophones, notamment en raison de leur enclavement géographique (montagnes, oasis) ou religieux[185], les Kabyles et les Chaouis sont les plus nombreux.
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Fêtes
| Date | Nom | Indication |
|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'an | Premier jour de l'année du calendrier grégorien |
| 1er mai | Fête du Travail | Jour férié à l’occasion duquel plusieurs manifestations syndicales sont organisées, notamment par l’UGTA. |
| 5 juillet | Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse | Proclamée le jeudi 5 juillet 1962 |
| 1er novembre | Anniversaire de la Révolution algérienne | Déclenchement de la Révolution le lundi 1er novembre 1954 |
| Date | Nom | Indication |
|---|---|---|
| 20 janvier | Awal muharram | Premier jour de l’année musulmane (Hégire) |
| 29 janvier | Achoura | Fête |
| 31 mars | al-Mawlid an-nabaoui | Jour de la naissance du prophète Mahomet (cette fête est considérée comme d'essence non-religieuse par la majorité des théologiens) |
| 13 octobre | Aïd el-Fitr (ou Aïd es-Seghir) | Fin du ramadan, mois de jeûne et de prières pour les musulmans (2 jours) |
| 20 décembre | Aïd El Adha (ou Aïd el-Kebir) | « la fête du sacrifice », commémoration de la soumission d’Abraham à Dieu, marque la fin du pèlerinage à La Mecque (2 jours) |
L'Algérie a adopté le week-end semi-universel (vendredi/samedi) en août 2009 pour s'adapter à l'économie des pays occidentaux. Le repos hebdomadaire était fixé depuis 1976 au jeudi et vendredi, à la différence de la plupart des pays de tradition islamique qui avaient déjà choisi le week-end universel (samedi/dimanche) ou semi-universel. Les jours fériés algériens sont inscrits dans la loi no 63/278 du 26 juillet 1963, modifiée et complétée des ordonnances no 66/153 et no 68/149[192]. Cependant, d'autres fêtes non-officielles, islamiques, berbères ou nationalistes, sont également célébrées. Les quatre principales fêtes berbères sont : Yennayer (Nouvel an du calendrier berbère, 12-13 janvier), Tafsut Imazighen (« Printemps berbère », 20 avril), Amenzu n tfsut (27 juillet), et Amenzu n tyerza (29 octobre). Parmi les fêtes nationalistes sont commémorées les massacres de Sétif du 8 mai 1945 ou encore la date anniversaire du Congrès de la Soummam, tenu en 1956 et qui organisa la lutte des Algériens pour leur indépendance.









