La guerre d'Algérie

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Nounou in Cultures on Fév 14, 2010
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Guerre d'Algérie.

Rassemblement de troupes (ALN)
« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954. Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf.Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'Hidi à droite.

En 1954, l’Algérie compte huit millions d'autochtones et un million de « Français d'Algérie » (Pieds-Noirs et Juifs d'Algérie naturalisés).

La Guerre d'Algérie commence ainsi le 1er novembre 1954 dans les Aurès, dans un village près d' Arris appelé Ouled Moussa non loin de Batna, et s'étendra rapidement à tout le pays. Le déclenchement de la guerre est connu sous le nom de Toussaint Rouge par les historiens[107].

À partir de 1954, le combat armé pour l’indépendance de l’Algérie se traduit par des exactions répétées contre les populations civiles d’origine musulmane et européenne. Il s'ensuit une guérilla, des maquis et des affrontements avec l’armée française, qui comprend également des unités de supplétifs "musulmans" appelés « Harkis ». Le FLN organise son combat sur deux fronts. Sur le plan interne, il met en place une résistance à travers sa branche armée, l’ALN, tandis que sur le front diplomatique, il chapeaute ses activités sous la bannière du GPRA, qui orchestre une campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algérienne ; il réussit en 1958 à introduire pour la première fois dans l’agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne. Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine française, Madagascar, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Afrique-Équatoriale française et l’Afrique occidentale française. Le cas de l’Algérie se différencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens dits "du Premier Collège" (les « Pieds-Noirs »), dont certains, les Juifs d'Algérie et de huit millions de citoyens du Deuxième Collège (dit les musulmans), avant l'arrivée du général de Gaulle. Ce dernier négociera directement avec les chefs du FLN lors des Accords d'Évian et le général de Gaulle organise le référendum pour l'indépendance de l'Algérie. Cette fois-ci les Algériens voteront massivement pour l'indépendance de l'Algérie.

Le bilan de la guerre d’Algérie[108] fait état de 25 000 tués chez les soldats français et 2 000 morts de la légion étrangère, un millier de disparus, et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000 Algériens sont morts durant le conflit (les historiens algériens avancent le chiffre de 1,5 million de morts), mais c’est sans compter les 8 000 villages incendiés, un million d’hectares de forêts incendiés avec le napalm, 2,1 millions de musulmans déplacés dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis massacrés, au lendemain de la proclamation de l'indépendance. C'est sans compter non plus la torture pendant la guerre d'Algérie qui a laissé de profonds traumatismes, l'armée française l'ayant pratiquée dans des proportions qui concerneraient des centaines de milliers d'Algériens[109].

Les évènements de la guerre d'Algérie, la déclaration d'indépendance - qui consomme la décolonisation -, le climat de violence générale qui régnait dans les derniers mois de la guerre[110] ou encore des évènements traumatisants comme le massacre d'Oran[111] amèneront la plupart des pieds-noirs à quitter le pays : sur près d'un million[112], cent cinquante mille partent avant 1962, six cent cinquante et un mille au cours de cette année. L'histoire des deux cent mille pieds noirs encore présents après 1962 reste à écrire, selon l'historien Benjamin Stora[113].

Algérie indépendante (depuis 1962)

Article détaillé : Histoire de l'Algérie depuis 1962.
Population en liesse après la proclamation officielle de l’indépendance (5 juillet 1962)
carte d'Algérie

Après la guerre d'indépendance et la négociation des accords d'Évian, le Front de libération nationale (FLN) prend le pouvoir et devient parti unique. Il engage l'Algérie sur une voie socialiste sous Houari Boumedienne. Puis, confronté à d'importants mouvements de protestation et à la crise économique, le pouvoir engage la démocratisation du régime à la fin des années 1980, sous la direction de Chadli Bendjedid. Le processus est toutefois interrompu suite à la démission du président, l'Algérie plongeant alors dans une guerre civile brutale durant plus d'une décennie. En 1999, Abdelaziz Bouteflika est élu président, et entame alors une politique de réconciliation nationale. Il est critiqué pour ses manières autocratiques, tandis que le chômage affecte encore plus d'un tiers de la population. En 2009, il est réélu pour un troisième mandat après avoir fait amender la Constitution.

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