Les bleus
Des Bleus incolores (0:2)

Les fantômes de 2002 hantent l’équipe de France, battue jeudi soir au Peter Mokaba Stadium de Polokwane. Le Mexique, logiquement, prend une option pour les 8èmes de finale.
"Si nous marquons, nous aurons de grandes chances de remporter ce match." Andrès Guardado n’a rien d’un devin. Prédire l’incapacité de la France à trouver le chemin des filets relève simplement du bon sens. Les Bleus ont encore affiché une apathie offensive qui n’est même plus inquiétante. Entre l'UEFA EURO 2008 et l'Afrique du Sud, les hommes de Domenech restent sur un total famélique d'un but en cinq matches pour deux nuls et trois défaites en phase finale de compétition officielle.
C'est Rafael Marquez, déjà sauveur face à l’Afrique du Sud, qui enfilait le costume de Zorro pour El Tri. Sa passe en profondeur pour Javier Hernandez, parti à la limite du hors-jeu se transformait en caviar. Le Néo-Mancunien dribblait Hugo Lloris et poussait le ballon dans les filets, soulevant d’enthousiasme un stade largement acquis à la cause Aztèque (64', 0:1).
Incapable d’élever un niveau de jeu déjà pas fantastique, la France buvait le calice jusqu’à la lie quand Eric Abidal se rendait coupable d’une faute dans la surface sur Pablo Barrera. Le vétéran Cuauhtemoc Blanco, plus vieux joueur mexicain en Coupe du Monde de la FIFA, se chargeait d'appliquer la sentence (79', 0:2). Les douloureux souvenirs de 2002 et 2008 étaient, d'un coup, de retour.
Deux frappes et c'est tout...
Car si l’on pesait au trébuchet le bilan des occasions, la besace tricolore était très légère : deux frappes cadrées de Florent Malouda (54’) et Franck Ribery (55’). Avant rien. Après, le néant, malgré l’entrée de Mathieu Valbuena pour Sidney Govou et celle au préalable d'André-Pierre Gignac à la pause. Pour El Tri, le laxisme défensif adverse avait offert cinq opportunités avant la mi-temps. Aux points, le Mexique menait à la pause. Il l’emportait par K.O. au coup de sifflet final.
En remportant la première victoire de son histoire face à la France (en sept oppositions), la formation de Javier Aguirre prenait une grosse option pour les huitièmes de finale. Pour les Bleus, il faudra maintenant battre largement les Bafana Bafana, et espérer un vainqueur à Mexique-Uruguay.









