Les montant des recettes de fonctionnement de la Région du Grand Casablanca

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Fatima Mrabet in Actualités on Déc 09, 2009
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Casablanca: Moins d’argent pour la Région
 

· Le tiers du budget provient des taxes transférées par l’Etat

· Le quart va aux dépenses de fonctionnement


· Seulement 8 millions de DH pour le social



Quel est le montant des recettes de fonctionnement de la Région du Grand Casablanca ? Pour l’année 2010, les prévisions estiment les rentrées d’argent à près de 133 millions de DH. Ce qui représente une légère baisse par rapport à 2009 où les recettes étaient de 133,380 millions de DH. L’écart n’est pas énorme, certes. Il est juste de - 0,49%. Le budget du Grand Casablanca est alimenté à hauteur de 33% par la quote-part de la Région dans les taxes transférées par l’Etat. Autrement dit, l’Etat donne à la Région le tiers du budget de fonctionnement, soit 43,6 millions de DH. Ces ressources dont les pouvoirs publics transfèrent une partie vers les régions sont composées de l’IGR (impôt général sur le revenu), de l’IS (impôt sur les sociétés), de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et la taxe ajoutée à la taxe sur les polices d’assurance. Le second affluent pour le budget régional n’est autre que les recettes dites locales. Ces dernières sont estimées à près de 84 millions de DH (63%). Les taxes locales qui alimentent le budget régional sont la taxe sur les permis de chasse, des taxes sur les services communaux, d’autres sur l’exploitation des mines, des taxes relevées en contrepartie des services au sein des ports et enfin la taxe ajoutée à la taxe communale qui impose les activités d’extraction dans les carrières. Le budget de fonctionnement du Conseil de région dispose aussi d’une autre ressource en dépit de sa faiblesse. Elle ne contribue qu’à raison de près de 4%, soit 5 millions de DH, dans le total des recettes. La vente de plans, d’imprimés et de dossiers de vente aux enchères, produit des intérêts des sommes déposées au Trésor en constituent les principales sources. Côté dépenses de fonctionnement, celles-ci s’établissent juste à près de 33 millions de DH. Ce qui ne représente que 25% du budget. Par rapport à 2009, cette rubrique a connu une légère baisse de 0,66%. «Et pour cause, les redevances de consommation d’eau et d’électricité sont prises en charge par le ministère de tutelle», indique le rapporteur du budget. Sur le registre des traitements des fonctionnaires et les activités du conseil, ces derniers ne s’accaparent que 20 millions de DH. Alors que dans la ville, les fonctionnaires et agents communaux se taillent près d’un milliard de DH, soit la moitié du budget de la mairie. Il faut noter que seules les préfectures, les provinces et les régions en tant que collectivités locales ont une gestion plus rationnelle du personnel. Pas de recrutement à l’aveuglette comme c’est monnaie courante dans les communes urbaines. Et ce, parce que l’ordonnateur dans les communes n’est autre que le président de la commune lui-même, tandis que dans les autres collectivités (préfectures, provinces et régions) c’est le gouverneur (pour les préfectures et les pro-vinces) ou wali (pour les régions) qui est l’ordonnateur. Le représentant de l’Etat ne verse pas dans les calculs électoralistes comme le fait le président d’une commune. En plus des 20 millions de DH consacrés au personnel, la Région affecte 8 millions de DH aux affaires sociales. Aucun changement ni en baisse ni en hausse par rapport à 2009. Ce qui est certes peu par rapport aux déficits et aux nouveaux besoins des casablancais en termes d’aides sociales, sport, culture, arts, enseignement et formation professionnelle. Mais il faut aussi compter avec les affectations budgétaires des autres conseils locaux (communes, préfectures et provinces) pour les mêmes rubriques. D’ailleurs, la Région n’organise pas par elle-même des activités dans les domaines du sport, de la culture, de l’art et autres. Elle se contente de verser des sommes d’argent à des associations ou organismes publics qui se spécialisent lors de manifestations diverses relevant de ces domaines. C’est pourquoi les conseillers régionaux critiquent souvent la majorité de ne faire de leur conseil qu’une simple caisse de financement sans emprise sur les programmations ni sur les orientations. Une dernière dépense couvre le domaine de soutien par un montant de 4,5 millions de DH pour pallier à des imprévus. Comparé à 2009, les prévisions en 2010 sont en baisse d’un peu plus de 16%. Le montant affecté au soutien en 2009 est de 5,3 millions de DH. «Le budget de soutien qui est, en règle générale, composé d’enveloppes que la Région distribue à des organismes divers, est en baisse cette année. La cause en est que la Région a supprimé l’aide financière accordée à la station radio régionale de Casablanca», indique le rapporteur du budget.

Excédent


L’excédent budgétaire de la Région est établi à près de 100 millions de DH. Ce qui est une meilleure performance dans la mesure où l’excédent reconvertible en investissement représente 75% du budget général du Grand Casablanca. Cette année, l’excédent est quand même en légère baisse par rapport à 2009 de près de 1,32%. Ce qui est une conséquence directe de la baisse des recettes (-0,49%). La mairie qui a un budget qui tourne autour de 2 milliards de DH ne dégage que 76 millions de DH d’excédent. Mais ce qui reste dans les caisses de la ville n’est rien d’autre que 4 millions de DH. Un montant de 72 millions de DH ira au paiement du principal du crédit FEC (Fonds d’équipement communal) contracté en vue de construire un pont à haubans sur le rond-point Marjane Sidi Marouf.
Ali JAFRY

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