Maroc - L'Office des chemins de fer voit grand

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Jamal El Khaiat in Actualités on Auo 16, 2010
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Le train est globalement l’un des moyens de transport les plus utilisés au Maroc. Mais, il constitue surtout un moyen de transport pour les grandes villes marocaines, où le réseau est le plus important. Pour le prochain quinquennat, l’ONCF voit grand et veut améliorer son offre, notamment avec l’avènement du TGV.

Le Maroc veut moderniser rapidement ses chemins de fer. Outre le projet de TGV entre Casablanca-Tanger, qui devrait être réalisé après 2014, l’ONCF va investir un peu plus de 33 milliards de dirhams sur la période 2010 à 2015. L’objectif des responsables de l’Office National des Chemins de Fer est de transporter à l’horizon 2015 près de 50 millions de voyageurs et autant de tonnes de marchandises. Le programme quinquennal 2010-2014 ambitionne, selon un rapport de la compagnie, de mettre en exploitation le train à grande vitesse.

Casablanca-Marrakech-Fes, voilà les touristes

Une des destinations les plus prisée pour les touristes est celle qui dessert la capitale économique du Royaume, Casablanca, aux villes de Marrakech (Sud) et la ville impériale, Fès (Nord-Est). A elles seules, ces deux lignes mobilisent la moitié du trafic ferroviaire du Maroc. Le plan de développement 2010-2014 succède à celui 2005-2009, où la compagnie a réalisé de bons scores. Au cours du précédent plan quinquennal, la compagnie ferroviaire marocaine a réussi à doubler la voie de trois lignes principales du réseau: Casablanca-Fès, Casablanca-El Jadida et Casablanca-Settat. D’un investissement total de 18 milliards de dirhams, le projet est réalisé presque entièrement. L’activité voyageurs a progressé de 11% avec un total de 30 millions de voyageurs transportés en 2009, contre 21 millions en 2005. Pour sa part, le tonnage annuel moyen acheminé durant cette période s’est élevé à 32 millions de tonnes, soit une croissance annuelle de 3%. Le transport de phosphates reste en fait l’activité la plus importante et la plus rentable pour l’ONCF. Ainsi, le cumul des résultats d’exploitation 2005-2009 a été de 3,81 milliards de dirhams, en hausse par rapport aux prévisions fixées à 2,49 milliards de dirhams. En outre, le chiffre d’affaires démontre un cumul de 13,4 milliards de dirhams, soit une hausse de 5% par comparaison aux prévisions du programme quinquennal.

Baisse de l’activité en 2009

Pour autant, les scores de 2009 sont en baisse. Le résultat d’exploitation s’est établi à 230 millions de dirhams contre 732 millions de dirhams en 2008. Les recettes trafic ont également enregistré un recul, les produits étant constitués à 80% de recettes du trafic. Ce recul est estimé par l’ONCF à 7,6%, soit une baisse de 208,8 millions de dirhams, conséquence directe de la baisse du trafic des phosphates et de ses dérivés. En raison principalement des intérêts liés au financement des investissements du plan 2005-2009, le résultat financier accuse un déficit de 396,2 millions de dirhams en 2009. Les charges d’exploitation de 2009 ont atteint 2,963 milliards de dirhams. Quant résultat net de l’ONCF, il est déficitaire de 179,3 millions de dirhams mais le cumul des résultats net du plan s’est établi à 2,290 milliards de dirhams pour des prévisions d’un déficit de 13 millions de dirhams, selon un rapport de l’ONCF. L’excédent brut d’exploitation cumulé sur la période 2005-2009 est cependant en hausse de 18% par rapport à l’objectif, en atteignant un montant global de 7,19 milliards de dirhams. La capacité d’autofinancement, quant à elle, a atteint 6,03 milliards de dirhams pour un objectif de 3,74 milliards de dirhams, soit une hausse de 61% permettant ainsi à l’ONCF de limiter le recours à l’endettement pour le financement de ses investissements.

maghrebemergent.info

 

 

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