Média
Dans l'audio visuel, l'État garde le monopole depuis 1962. La télévision algérienne s'est démocratisé pendant la nouvelle constitution de 89. Entreprise nationale de télévision (ENTV) est l'entreprise nationale algérienne qui assure le service public de télévision. Elle gère la chaîne de télévision du même nom, le Canal Algérie, l'Algérie 3, l' Amazigh tv 4 en tamazight et le Coran tv 5 qui diffuse le Coran[202]. Elle achète plusieurs émissions du privée pour les diffuser. Le Canal Algérie est diffusé sur le Web en direct sans interruption [203].
LA Radio Algérienne est l'organisme public algérien de radiodiffusion. Il dispose de trois stations nationales, de deux stations thématiques et de 32 stations régionales. Cet organisme, qui revendique 20 millions d'auditeurs en Algérie, diffuse en arabe, berbère et français.
La presse écrite algérienne comprend deux langues: l'arabe et le français. La majorité de la presse écrite est privée. Cette presse est publié sur le Net quotidiennement sauf pour le vendredi (jour férié).
Algérie Presse Service est l'agence de presse nationale algérienne. Elle est née le 1er décembre 1961, dans le sillage de la Guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. Ses évolutions successives dès ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.
La population en majorité préfère regarder les chaines satellitaires ( françaises ou arabes). Le nombre de paraboles serait de 20 millions[204]. Un projet de loi est en train d'être à l'étude pour interdir les paraboles sur les façades de maison qui donnent sur les rues et les boulvards[204]. Plusieurs opérateurs sont surplace, Camagraph, Stream System, Magenta, Condor, etc. Canal+ vient de signer un accord spécial avec l'Algérie[205]..
Les journalistes algériens sont représentés par le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) et travaillent dans plusieurs quotidiens Algériens. Aussi, plusieurs journalistes travaillent dans les chaînes arabes et ailleurs. Lors de la décennie noire, plus de 70 journalistes ont été assassinés et plusieurs arrestations dans le milieu journalistique[206].
Ali Dilem est un dessinateur de presse algérien. Il publie ses caricatures dans le quotidien privée algérien Liberté (Algérie) et dans l'émission de télévision Kiosque de TV5Monde sur la chaîne francophone TV5.
Langue
L’arabe classique est la langue officielle du pays, et depuis avril 2002 le berbère est reconnu langue nationale[207]. Dans la vie courante, les Algériens arabophones parlent en général un arabe dialectal, le darija, proche de l’arabe classique de par son vocabulaire, il en est aussi assez proche syntaxiquement et grammaticalement. Le darija a conservé certains mots et structures syntaxiques berbères[208] et a emprunté certains termes au français.
Le berbère ou tamazight se décline en plusieurs variantes régionales : chaoui dans les Aurès, chenoui dans la région du Chenoua, kabyle en Kabylie, mozabit dans le Mzab, ainsi que le touareg au Sahara et le chleuh à la frontière marocaine. L'Algérie grâce aux populations touarègues a conservé aussi le système d'écriture du berbère:le tifinagh qui fut ensuite réintroduit chez les autres communautés berberophones.
Les recensements sur base linguistique, ethnique ou religieuse étant interdits en Algérie, il est difficile de connaître le nombre exact d’arabophones et de berbérophones. Cependant, d’après certaines estimations, le chiffre varie de 70 à 85 % pour les Algériens arabophones, et de 35 à 50 % pour les berbérophones[209],[208]. Le français est également extrêmement répandu : avec près de 22 millions de locuteurs francophones, l'Algérie est le troisième pays francophone au monde, en nombre de locuteurs mais le deuxième en nombre de niveau[210] après la France. Le français est considéré comme langue étrangère. L'état algérien n'adhère pas à la Francophonie, mais il assiste aux réunions organisés par les pays membres.
La colonisation française a eu une certaine influence linguistique. En effet, certains mots employés par les Algériens sont d’origine française, alors que ces mêmes mots ont leur équivalent berbère ou arabe, en usage avant la colonisation de l’Algérie par la France. Aussi depuis l’indépendance de l’Algérie, le gouvernement algérien a entamé une politique d’arabisation systématique du pays, consistant à imposer à la population, et dans tous les domaines, l'arabe classique au mépris du darija et du berbère.[211]
Système éducatif
Depuis les années 1970, s'inscrivant dans un système centralisé qui avait pour objectif de réduire sensiblement le taux d'analphabétisme, le gouvernement algérien a instauré un décret par lequel l'enseignement à l’école est devenu obligatoire pour tous les enfants âgés entre 6 et 15 ans, qui ont la possibilité de suivre leur apprentissage scolaire à travers les 20 262 établissements construits depuis l'indépendance, à présent le taux d'alphabétisation avoisine les 78,7 % [212]. L’arabe est utilisé comme langue d’enseignement durant les neuf premières années d’école, et ce depuis 1972. À partir de la 3e année, le français est enseigné et c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours de sciences. Les élèves peuvent par ailleurs apprendre à partir du moyen, l’anglais, l’italien, l’espagnol et l'allemand. En 2008, des nouveaux programmes ainsi qu'une nouvelle classe de primaire fait apparition, par conséquent la scolarité obligatoire démarre non plus à 6 ans mais à 5 ans.
En dehors des établissements privés, l’apprentissage à l’école et à l’université de l’État se fait gratuitement. Après les neuf années de l'école primaire, les élèves peuvent aller au lycée (secondaire) ou dans une institution d’enseignement professionnel. Le lycée propose deux programmes : général ou technique. À la fin de la troisième année du secondaire, les élèves passent l’examen du baccalauréat, qui permet une fois qu’il est réussi de poursuivre les études supérieures au sein des universités et instituts.
L’Algérie dispose par ailleurs de 26 universités et de 67 établissements d'enseignement supérieur, qui doivent accueillir en 2008 un million d'étudiants algériens et 80 000 étudiants étrangers. L’université d’Alger, fondée en 1879 est la plus ancienne, elle offre un enseignement dans plusieurs disciplines (droit, médecine, sciences et lettres). 25 de ces universités et la quasi-totalité des établissements spécialisés de l’enseignement supérieur ont été fondés après l’indépendance du pays.
Même si un certain nombre d'entre elles proposent un enseignement en langue arabe à l'instar des filières du droit et de l'économie, La plupart des autres filières comme les sciences et la médecine continuent à être dispensées en langue française. Parmi les universités les plus importantes il y a l’Université d’Alger, l’Université de Constantine, l’Université d’Oran et l’Université des sciences et technologies d’Oran.










