Simplicité de la femme d’Omar Ibn Al Khattab

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mounia Bensalah in Actualités on Jui 15, 2010
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Pendant son Califat, Omar avait l'habitude de patrouiller dans les rues de Médine pour s'assurer du bien-être de ses concitoyens.

Commentaire : Le Musulman a le devoir quotidien de vérifier que tous les Musulmans de son entourage proche (c'est-à-dire de sa ville ou de sa région) aillent bien, et que personne parmi eux ne manque de rien.

 

Au cours d'une de ses patrouilles nocturnes, il remarqua une tente en poil de chameau, plantée dans un espace vide. Jamais auparavant il n'avait vu une pareille tente.

 

Il s'approcha et découvrit un individu, tandis qu'une plainte continue s'élevait de la tente.

Commentaire : Le Musulman a le devoir de s’interroger soi-même, et de constater

 

Omar salua l'étranger et s'assit à côté de lui en disant: « D'où viens-tu frère ? »

 

L'étranger répondit: « Je viens du désert et je suis étranger ici. Je suis venu demander de l'aide à Omar. »

Commentaire : Omar Ibn Al Khattab, appliques ici ce que l’on appelle « at ta3arrouf », les présentations, faire connaissance, dans le but d’engager sereinement la conversation.

 

Omar demanda: « Qui gémit ainsi à l'intérieur de la tente ? »

 

l répondit: « Il y a à l'intérieur ma femme qui se plaint de douleurs de l'accouchement. »

 

Omar s'informa: « Y-a t'il quelqu'un pour s'occuper d'elle ? »

 Commentaire : Le Musulman doit s’enquérir de la situation de son frère en posant des questions qui sont de nature à pouvoir identifier la manière de venir en aide à son prochain. Et non pas en posant des questions inutiles du type « comment en es-tu arrivé là ?  Comment çà se fait ? etc.… ».

 

Son interlocuteur lui dit: « Non. »

 

A ces mots Omar Ibn Al Khattab se leva et se précipita chez lui.

 Commentaire : Le Musulman ne pose pas des questions pour faire du voyeurisme, juste pour s’informer. Non le Musulman interroge uniquement pour immédiatement se mettre au service de son prochain, immédiatement, tout de suite, il ne reporte pas son aide à plus tard.

 

 

Il trouva sa femme, Oum Koulsoum, et il lui dit : « Allah t’a donné l’occasion du gagner du mérite. »

 Commentaire :

·         Le Musulman apporte une solution adaptée au problème. C’est la raison pour laquelle, Le Commandeur des Croyants est parti chercher sa femme, pour une situation intime. Quiconque se marie pour la cause d’Allah. Celui qui dit je me marie « pour Allah, pour la cause d’Allah », mets sa famille, son épouse à contribution véritablement pour la cause d’Allah.

·         Proposer de partager l’action de bien avec la personne qui correspond à la situation avec beaucoup de sagesse, pour la faire grandir spirituellement et lui faire comprendre son engagement dans la société.

 

Elle demanda : « De quoi s’agit-il, O Commandeur des croyants ? »

 Commentaire : Quelle femme bien éduquée que l’épouse du Commandeur des Croyants. Elle ne lui a pas dis « Ya Omar » ni « O mon mari » mais plutôt « O Commandeur des Croyants », car Omar Ibn Al Khattab est rentré à la maison pour la cause d’Allah, et non pour une affaire des choses d’ici-bas, ni pour une affaire en tant que mari qui concerne leur couple…

 

Omar lui répondit : « Dans le désert proche, il y a une pauvre femme entrain d’accoucher et elle n’a personne pour s’occuper d’elle. »

 Commentaire : Il expose la situation très clairement… A chacun de voir ma chère sœur, lorsque vient à toi une situation pareille, si tu vas saisir l’occasion qu’Allah te propose, de gagner du mérite auprès de Lui…

 

La femme d’Omar Ibn Al Khattab s’écria : « Je suis prête à m’occuper d’elle, si tu me le permets. »

 Commentaire :

·         La Musulmane répond présent lorsqu’il s’agit de se rapprocher de Dieu en aidant son prochain, sa communauté

·         Elle délaisse immédiatement ce qu’elle est entrain de faire.

·         Elle demande l’autorisation à son mari. Certes pour ce cas de figure, Le Commandeur des Croyants lui propose de venir au secours de son prochain. Mais l’épouse n’oublie pas qu’il est également son mari, et qu’il lui incombe à elle en tant qu’épouse, d’obligatoirement lui demandé l’autorisation, afin de lui faire montrer son obéissance et le respect qu’elle lui doit.

 

 

Omar Ibn Al Khattab : « Dans ce cas, tu devras faire vite. Prends une bouilloire, du beurre, des provisions, et les choses nécessaires pour l’accouchement. »

 Commentaire : Regardez ici comment Omar Ibn Al Khattab procède avec son épouse :

·         Il l’a motive pour agir tout de suite (l’obligation pour le Musulman d’aider de sa propre personne)

·         Il lui annonce les biens matériels à prendre (l’obligation pour le Musulman d’aider avec ses biens)

·         Il procède avec pudeur avec sa propre femme lorsqu’il s’agit d’accouchement, il lui dit « les choses nécessaires ». Alors que pour les autres ustensiles, il les a clairement cités.

 

La femme fit comme son mari lui avait demandé et se rendit à l’endroit où se trouvait la tente. Elle entra dans la tente, tandis qu’Omar Ibn Al Khattab fit un feu et prépara le repas.

 Commentaire : Chaque membre du couple prend sa place. L’épouse rejoint la femme dans sa tente, afin de s’occuper d’elle et des affaires intimes.

 

Après quelques temps, la femme d’Omar Ibn Al Khattab s’écria : « O Commandeur des croyants ! Félicite ton ami de la naissance d’un fils. »

Commentaire : Le devoir d’annoncer publiquement la bonne nouvelle, que cela provienne d’un homme ou d’une femme.

 

Le père du nouveau-né fut très embarrassé quand il entendit nommer le Chef des croyants. Mais Omar Ibn Al Khattab calma ses craintes en disant : « Ca va, il n’y a pas de quoi t’inquiéter. »

Commentaire :

·         Le droit pour la femme de s’expliquer en public à qui de droit. La preuve de cela étant l’épouse même du 2ème Calife de l’Islam, qui s’exprime en public, dont la voix est entendu par tous et toutes. La voix de la femme n’est donc ni une nudité, ni quelque chose qu’il faille cacher. Ce n’est donc pas une « 3awra ».

·         La pudeur du croyant en la présence du Commandeur des Croyants

·         L’obligation pour le Musulman qui assiste son frère de rester humble et faire preuve d’humilité, en ne se laissant pas emporter par les compliments et/ou son action de bien.

 

 

Ensuite, Omar Ibn Al Khattab, plaça la marmite près de la tente et demanda à sa femme de nourrir l’accouchée. Et Omar Ibn Al Khattab dit au revoir à la personne et ajouta :

« Viens demain voir, je verrai ce que je pourrai faire pour toi. »

Commentaire : L’obligation pour le Musulman de se soucier de tous les partis (l’homme, la femme, et le nouveau né)

 

Ayant rendu ce service, Omar Ibn Al Khattab, retourna de ce lieu avec sa femme.

Commentaire : Une fois s’être assuré que tous les Musulmans soit en sécurité, qu’il soit tous nourris, rassasiés, bien vêtus, et que leurs honneurs et pudeurs sauvegardés, alors le couple (Omar et son épouse) Musulman peut retourner chez lui, en implorant Allah que leur action de bien soit pure et accepté par Allah.

 

(Source : Hayat Assahaba)

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