TON ABSENCE.
Ton absence est telle :
Un espoir déçu
Une flèche au cœur reçue
Quand le temps embrouille ses instants
L’écho ne rend plus ce qu’il entend
Et le silence martèle…
***
Les jours s’étouffent en résonance
La raison perd ses sens
Les rires égarent leur voix
Le cri se fige en émoi
Et les heures à l’éternité s’attèlent…
***
La tristesse s’étire
Les joies épousent le pire
Me retiennent dans leurs langes
Momie que araignée arrange
Dans une toile en dentelle…
***
Ton absence me noie
Dans le creux de mes pourquoi
Les douleurs en louves
Chassent le cœur qu’elles trouvent
Amertume en bretelles…
***
J’ai perdu mon visage
Fantôme sans âge
Silhouette d’ombre
Cherchant image qui sombre
A l’abri d’une ombrelle…
***
Tes mains me narraient mon corps
Me dessinaient en touches d’or
Volupté qui me grise
Au vin de tes cerises
Sur les cimes éternelles…
***
Je garde dans ton absence
L’odeur de nos jouissances
Le gout de ta salive
Une langue qui dérive
Dans ta bouche de miel…
***
Tes étreintes m’avaient lie à jamais
A ton souffle où j’aimais
Servir tes caprices
L’archet de tes désirs
Me faisait vibrer de plus belle…
***
Quand revient le soir
L’espoir dit au revoir
Je me retrouve tout seul
Avec l’absence en chandelle
Et ton visage qui m’appelle…
***
Ton absence m’habite
Conquérante sans mérite
Brulant toutes mes terres
Ne subsiste aucun vert
Et mes larmes ruissellent…
Mebkhout beghdad