- Le mois de septembre est synonyme d’angoisse pour beaucoup de pères et de mères de famille. Et pour cause : ils doivent absolument «caser» leur progéniture avant de reprendre le travail. L’absence de structures d’accueil et de solutions adaptées met les parents dans des situations intenables et les pousse souvent à faire des choix qui ne correspondent pas toujours à leurs aspirations.
Première question à laquelle sont confrontés les parents, le choix de la structure d’accueil. Faut-il mettre les enfants dans une crèche privée ou publique ? La réponse est loin d’être évidente. Les parents pèsent longtemps le pour et le contre avant d’opter pour l’une ou l’autre des options. Les structures privées pullulent mais ne sont pas toujours conformes aux normes. Certaines sont situées dans des caves d’immeuble, d’autres sont dépourvues de cour mais accueillent tout de même des enfants en pratiquant des tarifs exorbitants. Leurs responsables exigent des parents le paiement de frais d’inscription pas du tout justifiés sans compter une mensualité calculée sur des bases jamais connues.
Les prestations n’y sont pas toujours à la hauteur des aspirations des enfants. Il n’est pas rare que des parents se plaignent que leurs enfants soient mal pris en charge ou que le menu affiché ne corresponde pas du tout à ce que les enfants ont eu dans leurs assiettes. celles publiques offrent une alternative. Les prix y sont moins exorbitants, et avec une expérience de plus de quarante années, ces structures ont fini par rivaliser avec le privé dont le blason a été terni par les mauvaises expériences des uns et des autres. Encore faut-il y trouver une place. Les parents les moins chanceux ou qui ne s’y prennent pas à temps n’ont pas d’autre alternative que de se rabattre sur les nourrices.
Là encore, c’est le parcours du combattant. Ce sont les mamans qui ont la lourde tâche de sonder le voisinage à la recherche d’une «bonne nourrice». Entreprise difficile car l’activité est à 100 % informelle. Toutes les femmes sans emploi peuvent s’improviser gardes d’enfants. Elles comptent sur le bouche-à-oreille pour attirer les mamans ne sachant où caser leurs enfants. elles doivent faire confiance aux témoignages des uns et des autres avant de confier leurs enfants aux soins d’une étrangère aux compétences pas du tout avérées. Les mamans contraintes d’opter pour les nounous n’ont pas eu que de très bonnes expériences. En l’absence de toute norme, il n’est pas rare que la nourrice apprenne à la maman en cours d’année qu’elle doit finalement recevoir d’autres enfants en même temps que le sien. Certaines en gardent jusqu’à six dans un appartement. En plus de ne faire aucune activité pédagogique, les enfants ne sont pas à l’abri des accidents domestiques. La liste des désagréments ne s’arrête pas là puisque des nounous n’hésitent pas à informer le matin même les mamans que, finalement, elles ne garderaient pas les enfants car ayant «un empêchement ». Une galère pour les mamans à moins qu’elles aient eu la chance de tomber sur une perle rare. Après avoir testé ce mode de garde, beaucoup de parents finissent par se rabattre sur un membre de la famille.
Les grands-mères, les tantes sans emploi constituent également l’autre solution. L’avantage ? Confier ses enfants à un membre de la famille avec lequel on partage les mêmes valeurs et sur qui on peut compter. Mais la formule n’a pas que des avantages : les enfants en bas âge se retrouvent, tout comme chez les nounous, enfermés dans des appartements, côtoyant exclusivement des grandes personnes à un âge où ils ont besoin de rencontrer des enfants de leur âge. Un inconvénient que les parents minimisent en tablant sur la qualité de la prise en charge de leurs enfants et sur le lien affectif avec les grands-parents.
je sais que pas mal d'entre nous sont passé ou vont passer ,le sacrifice d'un des parent( la maman ou le papa) est-il envisageable !!! pourquoi c'est toujours la maman qui se sacrifie???