Ma chère sœur Latifa bonsoir, crois moi si je te dis devant tout le monde que je suis très attiré par tes sujets sur ce site et que je leurs réserve un temps important pour les décortiquer dans tous les sens. La situation de la femme « arabe » célibataire est identique de la Mauritanie jusqu’à Al-Bahreïn dans tous les domaines et particulier celui du mariage.
Dans cette même idée j’avais écrit dernièrement et sur ce site ce qui suit :
« Le grand quota des jeunes masculins d’aujourd’hui est inapte pour le mariage : sans éducation, sans travail, uniquement la drogue sous toutes ses formes, et sous la charge totale de leurs parents même pour prendre un café, leur intérêt est basé sur le va et vient dans les coins des rues et la surveillance des passants.
Le grand problème qui se pose devant le mariage de la fille arabe c’est sa culture, oui je dis bien sa culture. La fille arabe ne peut jamais demander un homme au mariage même si elle lui réserve un grand amour, elle reste bien enveloppée entre les quatre murs de sa maison en attente, quoi ? Peut être un miracle ! Un inconnu qui sera guidé par le hasard vers elle suivant des règles et des statuts de la religion et des traditions. Qui est cet homme qui va venir frapper sa porte ? Comment il est ? C’est qualités ? Est-il vraiment capable d’assumer sa responsabilité que père de famille ? Ajouter à ce tabou que notre demoiselle est subordonnée aux ordres de ses parents et aussi elle assume la grande responsabilité de la protection de l’honneur de sa faille.
Dans tous ses cas, l’univers tourne avec tous ses composants, le temps passe, l’âge avance (surtout pour la fille) 18 ans, 25 ans, 30 ans, 35 ans et voilà 40 ans , elle est la pauvre devant l’entrée principale du monde stérile, sans oublier ici qu’aucun homme arabe laisse une fille de 18 ans et il accepte une de plus de 30 ans sauf si des conditions très précises étaient présentés.
Ajouter à cela le racisme du mariage (mariage limité entre même famille (cousins et cousine) entre même tribus, et maintenant de même nationalité (Interdiction absolue à un Saoudien de se marier avec une arabe d’une autre nationalité par exemple).
Dans ma vie je me suis confronté à plusieurs cas dans ce sens, voici quelques exemples pour information :
- Une fille de 20 ans qui s'est mariée avec un homme de 60 ans (à cause de l’argent)
-Un homme de 25 ans qui s'est marié avec une fille de 50 ans (à cause du poste important qui occupe cette fille)
Je crois que l’amour (mariage) n’existe pas dans ce temps, combien tu as d’agent combien coute ta valeur. Je ne peux pas oublier ici le côté beauté, car elle est importante aussi dans tout mariage, et ici je parle de la beauté physique et morale, de l’éducation, de l’aptitude etc..... . Il faut que la femme plaise au mari et que le mari plaise à sa femme. Mais il faut savoir que ça ne doit pas être au détriment de la religion.
En conclusion le verbe « aimer » est présent sur le terrain mais les jeunes ne savent pas le conjuguer. Ce jeune masculin veut une fille sous forme de «top-modèle » qui répond à sa demande (comme un produit quelconque de luxe), une belle femme avec tous les critères : qui soit riche, belle, de bonne famille, croyante et pratiquante, elle porte le hijab, ou bien d’autres choses …. Et cela est valable aussi pour la jeune fille qui veut u mari suivant ses propres critères.
L'homme de cette période refuse carrément d'engager sa responsabilité dans la protection de son foyer. Pour avoir de l'aide, une fois il fait appel à ses parents une autres à ses beaux-parents et cela malgré qu'eux aussi sans des pauvres. Et si la femme est une fonctionnaire, et ce moment c'est le principal indice qui va causer le malheur au sain de cette famille.
Nos parents étaient pauvres et illettrés, mais leurs foyers étaient bien protégés par l'amour »
Durant toute ma vie j’étais le premier défenseur de la femme devant les instances officielles et officieuses avec fierté sans aucun tabou. (Tu peux revoir mes écrits sur la femme sur ce site).
Je connais bien que le mot « homme » a perdu son vrai sens suit à plusieurs facteurs qui sont parfois d’ordre naturel et parfois artificiel). Mais on ne peut rien faire, nous sommes comme un grain de sable en plein désert de la hamada.
Pour plus de précision je te raconte une histoire qui m’a été arrivée quand j’étais jeune et qui se résume comme suit :
« Cette histoire m’a été arrivée à l’âge de 25 ans, je t’avoue que malgré ma bonne éduction, mes racines d’une famille noble, ma fonction comme prof qui forge la génération montante, à cette âge, j’étais obligé d’être un petit voyou car j’étais mal encadré par des mauvais amis.
Moi aussi j’ai consommé le vin, et sans y aller loin j’ai commis plusieurs péchés dont je demande maintenant le pardon du bon dieu.
Un jour en plein avenue de rabat, mon cœur a été attiré par le charme d’une belle fille que je l’ai suivi taxi par taxi et rue par rue jusqu’à sa maison, elle habitait la ville de Salé mais travaille dans un ministère à Rabat. Je te jure que je n’étais pas vraiment un homme devant mes actes envers cette demoiselle, car pendant toutes les soirées d’une année le petit prof toujours en état d’ivresse s’est engagé à faire la chasse à une personne innocente et sans aucune défense. Durant toute cette période et malgré les actes inhumains que j’ais appris contre cette fille, elle n’a jamais cédé ni m’adressé la parole de mal ou de bien.
A la fin j’ai décidé de la laisser tomber de mes visées car j’ai constaté que je suis vraiment bête. Mais la surprise c’est elle cette fois qui avait venu me voir et m’a invité à prendre un thé ensemble dans un café en plein public, malgré que j’étais ivre comme d’habitude, j’ai accepté son invitation sans discussion, car pour moi « ce sont les portes du ciel qui sont ouvertes devant moi ce moment là » comme on dit chez nous .
Au moment où nous étions à table je n’étais pas sûr de moi-même, elle m’a présenté à une autre femme qui était avec elle en disant :
- Voila maman le jeune homme qui, par son comportement, m’a rendu la vie acrimonieuse.
Puis elle avait ajouté en s’adressant à moi :
- Et, toi est ce que tu acceptes à quelqu’un de gêner ta maman ou bien ta sœur, ou bien ta cousine , ou bien ta voisine ou bien une amie à toi ?
Ces phrases, sorties d’une bouche angélique m’ont fait tremblé de honte et de turpitude devant une réalité que je n’ai jamais voulu prendre en considération.
- Chère dame, chère demoiselle je vous présente toutes mes excuses , je m’appelle Moulay Ali, ingénieur de métier et professeur de fonction, je suis célibat, issu d’une famille noble à Meknès, mais mon grand défaut que je partage l’amitié avec des personnes qui n’ont rien avoir avec ma culture ni avec mon éduction, maintenant vous aviez participé au lavage de mon cerveau et aussi vois m’aviez guidé sur le bon chemin.
Permettez-moi de vous considérer comme maman et sœur à partir de ce moment ?
- Oui avec plaisir, moi je suis ta nouvelle maman Malika
- Et moi aussi j’accepte je suis à partir de cette heur ta sœur Jamila.
A partir de cette date, je suis devenu un autre homme, un vrai citoyen marocain, un vrai musulman, un homme qui respecte la femme quelque soit sa situation. Et jusqu’à ce jour, Jamila qui mère de 4 enfants est considérée comme ma sœur, en plus ses enfant me nomment toujours par mon oncle »
Par cette histoire je croie que tu vas comprendre que le monde est très petit, et avec un petit geste et peu de moyens on peut créer l’impossible, merci soeur