Les sectes
Dans tous les pays du monde entier on trouve des diverses sectes qui se présentent sous diverses formes :
I-Définitions du mot secte :
11 - Par la rousse :
111 - Ensemble de personnes professant une même doctrine (philosophique, religieuse, etc.) : La secte d'Épicure.
112-Groupement religieux, clos sur lui-même et créé en opposition à des idées et à des pratiques religieuses dominantes.
113-Clan constitué par des personnes ayant la même idéologie : Ce petit groupe constituait une secte à l'intérieur du parti.
12- Par la pratique :
121-Le mot a d'abord désigné « un groupe plus ou moins important de fidèles qui se sont détachés de l'enseignement officiel d'une Église et qui ont créé leur propre doctrine ».
122-Mais on trouve aussi d'autres définitions, comme « groupe organisé et minoritaire de personnes qui ont la même doctrine et souvent réuni autour d'un "maître à penser" » ou « groupe religieux ou autre dont la visée est d'exploiter ses adeptes au profit d'un ou de plusieurs gourous ». Dans ce cas, les sectes peuvent êtres détachées du christianisme du judaïsme ou bien de l’Islam.
II-Généralités sur les sectes :
21- Vue par la justice
Mais prise entre la liberté de culte et la défense des victimes, la justice se heurte souvent à l'ambiguïté de ces définitions.
22- Un des victimes des sectes :
Je vous propose de lire un entretien effectué par Maroc-Hebdo avec Monsieur Ben Rochd Er Rachid qui avait été un jour victime des sectes.
« • Maroc-Hebdo International: Existe-t-il des sectes au Maroc?
- Ben Rochd Er Rachid : Oui. Mais elles sont plutôt liées aux communautés occidentales vivant ici, si bien que pour nous, afin de différencier les sectes des jamâat islamistes locales, on peut estimer que les sectes sont des groupes plus ou moins religieux importés. On peut les classer en deux familles : les sectes d’obédience judéo-chrétiennes (Franc-maçonnerie, Rose-croix, les Témoins de Jéhovah...) et les groupes extrême-orientaux tels que La Méditation transcendantale ou le groupe japonais Soka Gakkaï.
• Maroc-Hebdo International : Les sectes n’ont pas pignon sur rue et ne font apparemment pas d’actions promotionnelles. Comment sont-elles organisées et surtout comment font-elles pour recruter?
- Ben Rochd Er Rachid : En dehors du groupe d’origine hindoue La Méditation transcendentale qui organisait dans les années 80 des conférences en public, les sectes restent très discrètes. Cette discrétion est avant tout inhérente à une certaine culture du secret. Il faut préciser qu’il s’agit de groupes ne rassemblant généralement pas plus d’une vingtaine de personnes dont au moins la moitié n’est pas marocaine. Ce sont les relations qu’entretiennent ces sectes avec leurs bases en Europe, en Amérique ou en Asie qui font leur raison d’être. Les adeptes font donc partie de la classe aisée, occidentalisée et intellectuelle, soit une minorité très restreinte où tout le monde se côtoie dans les mêmes endroits et fréquente les mêmes lieux (salles de yoga, de danse, de gymnastique, clubs ou associations culturelles). C’est justement à cause de leur ouverture et de la permissivité de leur clientèle à la mystique que les sectes y trouvent un terrain idéal pour leur recrutement. La plupart du temps le contact direct suffit amplement pour le recrutement.
Les réunions se déroulent souvent dans des villas avec des pratiques, un cérémonial, des conventions et des discours propres à chaque groupe, bien que les traits communs entre sectes sont plus nombreux que les différences. Pour les sectes de modeste importance, ces réunions auxquelles il faut ajouter les contacts avec les membres d’outre mer, suffisent en attendant “l’ère du triomphe de l’intégrale mystique". Quant aux sectes plus significatives comme la Soka Gakkaï, elles se présentent à l’extérieur sous forme d’associations culturelles, ce qui constitue une bonne façade légale. La puissante secte américaine les Témoins de Jéhovah utilise plutôt les publications (livres, brochures, revue... ) gratuites et à grande diffusion pour s’implanter dans tous les pays du monde.
• Maroc-Hebdo international : Les sectes au Maroc sont-elles dangereuses ?
- Ben Rochd Er Rachid : Au niveau de chaque individu, je pense que oui. Je connais plusieurs jeunes hommes qui, cédant au discours “new age" de la secte La Méditation transcendantale, ont été irrémédiablement déséquilibrés psychologiquement et socialement. Cela dit, il ne faut pas exagérer le danger des sectes au Maroc, d’abord parce que leur présence est négligeable et que le Maroc n’est pas un terrain fertile pour elles: la pauvreté et l’impact de l’Islam ne leur laissent qu’une marge d’influence minimale ».
III-Les sectes christianismes au Maroc :
Depuis 1970 que les “missionnaires” évangélistes parcourent le pays du nord au sud et de lest à l’ouest pour recruter des candidats à la conversion au Christianisme. Et c’est justement qu’en 2005 que ces groupes ont été finalement répertoriés, identités et adresses à l’appui, dans tous les coins du pays.
Une enquête approfondie a été menée par les autorités marocaines pour définir leurs objectifs, recenser leurs moyens, et chiffrer les membres des réseaux actifs. A Casablanca, comme à Rabat ou à Salé, ils n’hésitent pas à prendre des risques pour “faire un grand nombre de Chrétiens” dans le cadre d’une stratégie mondiale d’évangélisation des peuples musulmans.
IV- Les sectes Islamistes au Maroc :
A Titre d’exemple, uniquement en janvier 2007, les membres de la secte marocaine Al Adl Wa AlIhsane (Justice et Bienfaisance) qui a pour guide spirituel le cheikh Abdeslam Yassine , n'ont pas répondu présents dans l'ensemble des mosquées et aires de prières du Maroc pour accomplir vendredi matin dernier des prières rogatoires afin d'implorer le Créateur pour qu'il fasse tomber la pluie sur un Royaume qui en tant besoin par ces temps de sécheresse.
La raison de cette défection des « adlistes », comme on les appelle au Maroc, est toute simple et double : d'un côté, ces derniers qui ne reconnaissent pas la Commanderie des croyants, ne s'estiment point concernés par un appel lancé par le Roi, en tant que Commandeur des Croyants (Amir Al Mouminine). De l'autre, cette confrérie de tarés qui avait déclaré l'année 2006 comme l'année de la Qawma au Maroc (le grand soulèvement) aura cru qu'en ne participant pas à ces prières rogatoires, elle ferait en sorte que cette prophétie puisse se réaliser dans les jours qui viennent non plus en tant qu'insurrection spontanée contre le régime mais en tant que conséquence à une grande disette qui sera justement causée par l'absence des pluies bienfaitrices. Croyance d'autant plus crédible pour cette secte que, comme l'avait si bien démontré Feu Rémy Leveau, la pluie et le travail de la terre demeurent la clef de voûte d'un régime qui toute fois essaye tant bien que mal de réduire la part de l'agriculture dans l'économie nationale.
Rappelons que ni les adlistes encore moins les autres cinglés terroristes du la salafia jihadia ne pratiquent pas l'islam selon la méthode malékite, le rite officiel du Maroc. Dernier exemple en date :ils ont célébré la fête du Sacrifice le samedi 30 décembre, soit 24heures avant que le Roi ait procédé à l'accomplissement de ce rite ancestral abrahamique.
Enfin ce qui est curieux dans cette histoire c'est que la Communauté juive marocaine, contrairement aux toqués de Abdeslam Yassine, a répondu présent à l'appel du Souverain : des prières rogatoires ont été dites à la synagogue Beth El de Casablanca.
V- Conclusion :
L’essentiel pour nous c’est que de différentes sectes existent partout dans le monde, et aussi le Maroc parmi ces payas , et que leur présence parmi nous est réelle, donc alerte à tout les membres sur ce sujet.