Beaucoup de grandes entreprises utilisent désormais dans leurs salles de réunions des équipements high-tech. Dernier exemple en date: des tableaux interactifs permettant de récupérer ce qui est écrit lors des réunions.

Depuis quelques mois, les salles de réunions de la RATP sont progressivement équipées de tableaux d'un genre nouveau, reléguant au placard les bons vieux paperboards. Leur principale originalité: tout ce qui est écrit est capté, puis enregistré sous forme d'image sur un ordinateur, ce qui permet ensuite aux participants de récupérer ces informations. «L'utilisation de ce type de tableau se révèle particulièrement intéressante lors d'une séance de brainstorming», note Patrice Bernard, gérant de la société Comil, qui est l importateur exclusif des modèles Walk and Talk fabriqués par Polyvision. Grâce à un vidéoprojecteur spécifique, il est également possible de projeter des présentations, de les annoter directement sur la surface du tableau avec un stylet ou bien des feutres avant de les récupérer tels quels. «Tout le monde voit ainsi ce qui a été sur ligné, modifié ou commenté sur le document d'origine», poursuit Patrice Bernard, dont la RATP est aujourd'hui l'un des clients les plus importants, à l'instar de Dassault, Henkel, Mazars ou encore Syngenta.
Tous droits venus des Etats-Unis, ces tableaux dits interactifs se développent de plus en plus dans les entreprises même si, historiquement, ils ont d'abord séduit les établissements scolaires portés sur les nouvelles technologies. «Les entreprises représentent encore un marché de niche par rapport à l'éducation, reconnaît Patrice Bernard. Mais le potentiel est important.» Les principaux fabricants du marché (Polyvision, Hitachi, Interwrite Learning, Mimio, Promethean, Smart, Wilkhahn, etc.) visent également les organismes de formation, ainsi que les hôtels souhaitant proposer des salles de réunion high-tech pour leur clientèle affaires. «Ces tableaux apportent un service supplémentaire aux entreprises lors de l'organisation d'un séminaire interne», indique Patrick Lelorieux, p-dg de Smart Europe.
PATRICK LELORIEUX, SMART EUROPE