Le site officiel France.fr qui devait servir de vitrine au pays, n’a fonctionné que quelques heures, le jour de son lancement, le 14 juillet. En cause, « un problème technique ». Les internautes se déchaînent.
« Site momentanément indisponible. » Circulez, il n’y a rien à voir (encore). A peine 24 heures après son ouverture, le 14 juillet, le site France.fr, ouvert pour promouvoir l'image du pays, est fermé.
« Nous sommes actuellement confrontés à un problème de configuration de nos serveurs » dit le site, promettant une mise en service prochaine.
En réalité, l’indisponibilité pourrait être plus que momentanée. Pour Bruno Desnoyelle, l’un des responsables du projet au sein du service d'information du gouvernement (SIG) « nous sommes confrontés à un problème technique », affirme ce responsable cité par L'Express, ajoutant que « tant qu'on n'a pas la garantie que le système est fiable, qu'il n'y a plus de faille, on ne relancera pas le site ».
Lancé par le gouvernement, France.fr était censé devenir une véritable vitrine pour la France, première destination touristique dans le monde. Les médias l’attendaient car Matignon s’en était vanté durant des semaines, fier d’avoir mis en place un site clair, et très riche en contenu. Disponible en italien, espagnol, anglais, allemand, et une version arabe, chinoise et russe à venir dès 2011, il devait comporter plus de 12 000 liens vers différents sites.
« C'est déjà la crise sur France.fr »
Las, quelques heures après son lancement, plus rien de tout ça. Sur internet, le mal est déjà fait. Les internautes ont sauté sur l’occasion d’un couac si bienvenu en période de crise au sommet de l’Etat, depuis plusieurs semaines. Ils se déchaînent. Sur le réseau social Twitter, on ne compte plus les commentaires acides. « Le site de la France à l'image du pays ? En rade», « C'est déjà la crise sur France.fr ». Salvadordiaz se questionne : « Est-ce que france.fr accepte des volontaires pour aider à réparer le machin qui nous fout la honte ? ». Ou encore le très moqueur « La France championne du Monde finalement ». GCsabai ironise « En fait c'est un site event (événement NDLR) pour le 14 juillet ? C'est quand même plus couteux qu'une garden party... » .
Le site devait en effet coûter 1,6 millions d’euros. Même si la facture se monterait en réalité à 800 000 euros, c’est toujours cher payé pour quelques minutes de fonctionnement. A l’étranger, on n’a pas manqué de le souligner.
Sur le blog de reference américain TechCrunch, et après s’être affranchi d’un « loin de moi l’idée de me moquer des Français », Michael Arrington se dit qu’il « n’est pas sûr que quiconque travaille beaucoup à sa remise en service rapide ». Pas sûr de toute façon qu’elle suffise à éteindre le feu de la critique.
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