Samedi 26 Mai 2012
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Une française expulsée du Canada pour vol à l'étalage !!

Vidéo de: Houda Rais. Ajoutée le: 05 Février 2012.

Description

Bienvenu au Canada !!

Jeannine Poloni, une femme de 67 ans d'origine française est menacée d'expulsion pour avoir volé pour 80$ de nourriture dans une épicerie et parce qu'on la considère maintenant comme une «grande criminelle».

Mme Poloni est arrivée au Canada en 1964. Elle a son statut de résidente permanente, mais n'a jamais fait de demande de citoyenneté canadienne. Elle a travaillé toute sa vie et a fondé une famille au Québec.

C'est en 2009 qu'elle a été arrêtée pour avoir volé pour 80 $ de nourriture dans une épicerie et condamnée à une peine de 9 mois de prison avec sursis.

Et c'est ici que ça se gâte : lorsqu'une personne qui n'est pas citoyenne canadienne est condamnée à une peine criminelle de plus de six mois, les autorités peuvent demander son expulsion pour cause de «grande criminalité». C'est ce qui arrive à madame Poloni.

Cleptomanie

Derrière la condamnation de Jeannine Poloni, il y a un problème de cleptomanie, plaide sa fille. Mme Poloni a été arrêtée à plusieurs reprises, dans le passé, pour des vols à l'étalage. Depuis sa condamnation on a finalement diagnostiqué qu'elle était cleptomane, elle a suivi une thérapie et elle n'a pas récidivé.

«Ma mère est présentement encore suivie par un psychiatre, par un travailleur social qui vient régulièrement à la maison et par son agent de probation. Donc ma mère fait l'impossible pour tenter de s'en sortir. Toutefois, la cleptomanie est un problème de santé mentale très complexe.»

Le ministre de l'Immigration n'étant pas intervenu, Jeannine Poloni a donc comparu devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié. Or, dit Patricia Llop, l'avocat de la Commission ne connaissait pas le dossier de sa mère.

«Il arrivait, le matin, il avait six dossiers qui étaient déposés devant lui. Donc, ça a été une formalité. Il n'y avait rien à dire, ma mère était expulsée. point final.»

Manque d'humanité ?

La décision a donc été portée en appel et, entretemps, l'avocat de Mme Poloni a demandé qu'on traite le dossier dans le cadre du mode alternatif de règlement de litiges, ce qui lui a été refusé puisque le dossier est en appel.

«C'est comme si on n'entendait pas les motifs humanitaires qu'il y a derrière la situation de ma mère», dit Patricia Llop. «Je le répète : elle est atteinte d'un problème de santé mentale. Elle ne commet pas des vols à l'étalage par plaisir. C'est une pulsion,. C'est un trouble obsessif compulsif.»

Madame Llop demande maintenant au ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, d'utiliser son pouvoir discrétionnaire pour permettre à sa mère de demeurer au pays.
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